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Le 1er mai dernier, une vidéo montre des débordements en marge d'une manifestation, place de la Contrescarpe à Paris (Ve), on y voit des échauffourées entre des manifestants et des policiers... jusqu'à l'intervention d'un homme coiffé d'un casque de policier, il intervient et se met à frapper violemment un manifestant au sol. 


L'individu casqué est... un proche de Macron 
L'une des vidéos avait circulé sur les réseaux sociaux peu après l'incident. Dans l’une d'elles on entend le jeune homme le supplier de se calmer : "Je vais vous expliquer", lui crie-t-il. En vain : l’homme casqué, hors de lui, le traîne au sol, le saisit violemment au cou par derrière puis le frappe à plusieurs reprises. 


C'est surtout l'identité de l'auteur des coups qui interpelle, ce mercredi soir : selon Le Monde, il s'agit d'un proche conseiller d'Emmanuel Macron... Selon Le Monde, l'auteur de ces violences est l'ancien responsable de la sécurité de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, aujourd'hui chargé de mission pour l'Élysée: Alexandre Benalla. 

Alexandre Benalla n'est ni policier, ni CRS... mais c’est un homme de main. Il a été tour à tour garde du corps de la maire de Lille Martine Aubry, puis de François Hollande en 2012 alors qu'il était en campagne présidentielle. Il secondait alors le chef de cabinet, François-Xavier Lauch. Alexandre Benalla a été embauché par Emmanuel Macro,n l'année suivante pour sa campagne présidentielle, comme chef de la sécurité. Il est toujours en fonction, il est chargé de mission à l'Élysée, où il dispose d'un bureau. Le port illégal d'uniforme est, en droit pénal français, réprimé par l'article 433-15 du code pénal.


"En 28 ans de police, je n'ai jamais vu ça"
Pour Denis Jacob, secrétaire général du syndicat de police Alternative CFDT, le conseiller de l'Élysée impliqué dans une affaire de violences contre un manifestant jette l'opprobre sur la réputation des forces de l'ordre.


Une couverture par l'Elysée
"Vu de l'étranger, cela paraît totalement surréaliste", analyse le professeur de communication politique Philippe Moreau Chevrolet, invité d'Europe Midi, jeudi. "Ils le reprennent en disant qu'il y a eu un 'cover-up', une couverture par l'Elysée d'une violence commise par l'un de ses conseillers", explique-t-il. "L'erreur c'est de ne pas avoir informé la justice sachant que l'information risquait de sortir."



Les nuages s’accumulent au-dessus d’Alexandre Benalla. Après l’ouverture d’une enquête par l’IGPN, la plainte d’un syndicat de police et la polémique judiciaire qui enfle, d’autres accusations de violences ont fait leur apparition ce jeudi. Des photographes de l’AFP et de la chaîne Public Sénat ont notamment témoigné de plusieurs comportements violents et « musclés » d’Alexandre Benalla quand il était chargé de la sécurité de la campagne d’Emmanuel Macron, avant de travailler avec lui à l’Elysée. Des accrocs qui semblent fréquents dans le parcours du « gros bras ».

Benalla, reconnu dans une vidéo en train de frapper un jeune homme le 1er mai, « était un personnage extrêmement désagréable », rapporte le photographe de l’AFP Eric Feferberg, qui a suivi la campagne du candidat d’En Marche avant qu’il n’accède à l’Elysée le 7 mai 2017. L’homme chargé de la sécurité du candidat d’En Marche « ne se présentait pas, il jouait les gros bras. Il ne fallait pas bouger », selon le témoignage du photographe.



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