News

Un deuxième malade est mort du choléra en Algérie, a annoncé le ministère de la Santé algérien samedi 25 août. Depuis début août, 46 personnes ont été contaminées par cette maladie, qui s'est propagée à une nouvelle région. Ces 46 malades ne sont que les cas de choléra confirmés, "parmi les 139 cas hospitalisés depuis le 7 août", a précisé le ministère. 


La maladie s'est étendue à des régions qui n'étaient pas touchées jusque-là. Un cas a été confirmé dans la wilaya (l'équivalent d'une préfecture) de Médéa et un cas suspect recensé dans celle d'Aïn Defla. Ces deux régions du sud-ouest d'Alger sont limitrophes de celles de Blida et Tipaza, où la grande majorité des malades sont recensés. Le deuxième patient décédé est mort dans la wilaya de Blida. Le premier décès avait été annoncé vendredi, et s'était produit à Blida.
L'eau soupçonnée, les autorités critiquées

Selon le ministère, un contrôle "a révélé la présence du vibrion cholérique"dans une source de la wilaya côtière de Tipaza, où 12 cas ont été confirmés. La source "a été condamnée" et son eau "interdite à la consommation". Les autorités sanitaires excluaient jusqu'ici une contamination par l'eau, indiquant privilégier la piste d'aliments mal lavés, puis une propagation par contacts au sein des familles. L'Algérienne des Eaux, établissement public, assure que l'eau du robinet peut-être consommée "sans crainte".

Plusieurs médias algériens ont critiqué le délai pris par les autorités pour annoncer l'apparition du choléra. Le 20 août, le ministère de la Santé avait exclu que le choléra soit à l'origine de l'hospitalisation de plusieurs personnes pour des diarrhées aiguës.

Aucun cas de choléra n'avait été détecté en Algérie depuis 1996, tandis que la dernière épidémie d'ampleur remonte à 1986.

Accusations
Du côté des autorités, le ton se veut rassurant. Djamel Fourar, directeur de la prévention au ministère, a indiqué que ces cas étaient « isolés et limités à des familles », ajoutant que la situation était « maîtrisée ». Elle « n’est pas inquiétante et ne nécessite pas l’instauration d’un état d’urgence », a-t-il assuré, appelant les citoyens au respect des règles d’hygiène, à savoir « bien se laver les mains, rincer les fruits et les légumes avant leur consommation et s’abstenir de rendre visite aux malades atteints de choléra dans les hôpitaux ».

Un discours qui ne semble pas convaincre. De nombreuses voix se sont élevées pour critiquer le manque de réactivité du gouvernement.






0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top