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A l'ère de Donald Trump, la Maison Blanche offre au monde l'exemple d'une immunité-impunité absolue. Jamais arrogance de président d'une grande puissance n'a atteint un tel degré de violence depuis l'extinction d'Hitler, de Mussolini et de Staline !


Via son compte Twiter, ce Donald-là vocifère, aboie, humilie, injurie, menace tous azimuts. Il se permet le luxe d'écraser les doigts de ses hôtes, et même d'insulter certains d'entre eux, comme le premier ministre canadien qui a été traité de sale menteur...chez lui !

Sous son premier mandat, Trump a d'ores et déjà tourbillonné la diplomatie mondiale. Jugez-en :

Le 12 octobre dernier, l'Amérique de Trump s'est purement et simplement retirée de l'une des plus prestigieuses organisations onusiennes, l'UNESCO.

Le 1er juin dernier, Trump annonce lui-même -avec quel fracas !- le retrait des USA de l'Accord de Paris (conclu par 195 pays en 2015 !)

Défiant frontalement ses cosignataires que sont la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et, bien évidemment, l'Iran, Trump mit en péril l'accord sur le nucléaire iranien en le "déchirant" comme il s'y était engagé lors de sa campagne électorale.

Plus récemment, l'Amérique trumpienne s'est retirée pompeusement du Pacte sur les migrants. Rappelons qu'en septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants qui vise à améliorer à l’avenir leur gestion internationale (accueil, aide aux retours…).

L'arrogance de celui que nombre de chancelleries nomment le "Voyou de la Maison Blanche" a atteint des cimes lorsque Donald Trump avait qualifié le "parapluie stratégique de l'Occident" qu'est l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) d’« obsolète », avant de revenir sur ses déclarations, non sans exiger des pays de l’Alliance d’augmenter leurs budgets militaires. C'est d'ailleurs la même semaine qu'il exigea et obtint une "rançon" de près de 400 milliards de $ US auprès des Al Saoud !

Dès sa prise de fonctions le 20 janvier, Donald Trump a retiré Washington du partenariat transpacifique (TPP), signé en 2015 avec onze pays de la région Asie-Pacifique (mais pas la Chine) représentant 40 % de l’économie mondiale. Il a enchaîné sur la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec le Canada et le Mexique.

L'ONU, elle-même, a été vertement critiquée pour sa "bureaucratie" et sa "mauvaise gestion" par Trump. Le staff de Trump va plus loin en menaçant l'Organisation de retrait de contribution financière (la plus importante au monde), voire de retrait pur et simple des USA.

Les mêmes attaques trumpiennes ont visé l'Organisation mondiale du commerce (OMC), accusée de désavantager le commerce américain.

Le bouquet fut le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, ce qui constitue un défi tonitruant au droit international et un précédant que nombre de nations, y compris occidentales, n'ont pas manqué de dénoncer.

Chaque jour, le monde s'attend à une remontrance, une injure, une injonction ou une décision arbitraire de la part de celui qui voue une "haine sincère" à toute l'humanité extra-américaine. Une épée de Damoclès sur la tête du reste du monde, en somme !

Jusqu'où ira-t-il ?

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste


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