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Un homme qui a été roué de coups, samedi 1er décembre à Paris, par les Forces de l'Ordre ou plutôt par les Milices du Pouvoir, a porté plainte pour violences aggravées.

Une plainte contre X a été déposée lundi après-midi auprès du procureur de Paris par Mehdi K. pour «violences aggravées en réunion avec usage d’une arme par des dépositaires de l’autorité publique dans l’exercice de leurs fonctions». L’assignation vise huit fonctionnaires qui, selon celle-ci, «semblent être des gendarmes mobiles». Mehdi K. était, selon ses déclarations, un simple badaud qui passait par là.

Dans la plainte, Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la victime, assure que les faits ont eu lieu le 1er décembre, aux alentours de 19h30, rue de Berri à Paris (VIIIe arrondissement). La plainte affirme que plusieurs vidéos auraient été prises par des passants et diffusées sur les réseaux sociaux.

L’une d’elles, plus particulièrement, tourne depuis samedi sur les réseaux sociaux. Elle montre en effet un jeune homme sans gilet jaune frappé à terre très violemment, à coups de pied et de matraques, par des forces de l’ordre casquées. Ils sont d’abord trois fonctionnaires à entourer l’individu à terre et à le frapper, puis cinq, puis sept, puis finalement huit.

De graves blessures à l’œil
Impossible de savoir ce qui a entraîné un tel déchaînement injustifiable de violence de la part des forces de l’ordre dont on ne peut dire avec certitude s’il s’agit de policiers ou de gendarmes compte tenu de la qualité des images. Il pourrait s’agir de policiers d’une compagnie de sécurisation et d’intervention de la préfecture de police (PP).

Il n’en reste pas moins qu’une vingtaine de coups aurait été portée au plaignant. Le conseil du jeune homme indique aussi que Mehdi K., âgé de 21 ans, a été hospitalisé à la suite de ces violences et présente notamment de graves blessures à l’œil gauche. Opéré lundi, il n’est pas certain, selon la plainte, qu’il retrouve l’usage de son œil.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique et saisi l’IGPN, la police des polices.





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