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Les Zouj Bghal (2 mulets) est le nom du poste-frontière entre les deux frères ennemis qui sont l’Algérie et le Maroc (un peu d’humour). La jeune sœur  qui est l'Algérie veut s’approprier le Couscous en l’inscrivant comme patrimoine immatériel à l’Unesco, mais son vieux frère qui est le Maroc ne l’entend pas de cette oreille-là. Les deux cousines qui sont la Tunisie et la Libye veulent aussi leur part du gâteau ! 

Une rivalité sur le sol, qui s'exporte accessoirement dans l'espace. Même si, le plus souvent, faute de pouvoir rivaliser sur le plus grand bouton nucléaire, à la façon de Trump et de Kim Jung II, c'est sur «le plus grand couscous» que l'on se Rabat. (Sputnik.fr

Couscous algérien ou marocain ? Derrière la banalité d’une préférence culinaire, se tisse en toile de fond la rivalité régionale entre les deux pays. Un débat observé de loin par les Tunisiens, qui ont leur argument «anthropologique» à avancer pour clore la polémique. 

Pourtant, c'était avec beaucoup d'emphase que les Algériens annonçaient, dès l'été 2016, leur intention de faire accéder ce repère de l'identité nationale à la reconnaissance mondiale, au même titre que le «washoku» japonais, ou «le repas gastronomique des Français». À l'appui de cette annonce, un argument «archéologique», alors avancé par le Centre Algérien de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnographiques à l'occasion de la première édition du Forum socio culturel de la Radio Tizi-Ouzou que des fouilles effectuées dans une grotte du côté d'Akbou (en Kabylie) avaient permis de retrouver des graines de blé datées à plus de 4.200 ans. L'argument «archéologique» a provoqué l'hilarité des Marocains, qui sur les réseaux sociaux et sites Internet, n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère. 



À l'origine de la bataille des graines de semoule, les graines « de sable ». Les deux régimes entretiennent des relations exécrables depuis des décennies, sur fond de conflit militaire, «la guerre des Sables», qui les a opposés en 1963, et de la question du Sahara Sud marocain, plus que jamais d'actualité. Preuve qu'on est loin de faire tout un plat autour d'une question banalement culinaire. 

Dans son article «le couscous, ou l'histoire ancestrale d'un grain magique», qui revient sur les origines historiques du couscous, le journaliste Farid Mokdad rappelle que l'invention du couscous en Afrique du Nord remonte à la fin de la période romaine. 
«Les Amazighs furent les premiers à faire cuire à la vapeur les semoules de blé et d'orge. Ils amélioraient ainsi le traitement des graines, jusque là utilisées seulement pour la confection de bouillie et de pain. Le couscous, dont l'invention remonte vraisemblablement à la fin de la période romaine, n'est mentionné que vers la fin du VIIIe siècle par les auteurs musulmans, qui firent l'éloge de ses qualités nutritives et médicales. Il parvient à sortir des frontières et à être prisé selon Rabelais dès le XVIe siècle sous le nom de Coscoton à la Moresque.» 
Seulement voilà, un couscous peut en cacher un autre. Et en Tunisie, on avance une solution pratique pour mettre fin à cette vieille rivalité algéro-marocaine: soustraire la paternité du mets historique aux deux voisins pour remettre le trophée à… la Tunisie ! Et c'est sans lien avec la «Couscous connection», affaire de trafic international de stupéfiants et de blanchiment d'argent dans les années 1980, impliquant plus de 20 Tunisiens, dont le frère aîné du Président Ben Ali. 
Pendant que les Zouj Bghal se disputent la suprématie du Couscous, la Chine a réussi à faire pousser des graines de coton sur la Lune. La Chine est récemment devenue la première nation à atterrir sur la face cachée de la Lune, elle nous prouve maintenant qu’elle peut avoir la main verte sur n’importe quelle terre potentiellement cultivable. Selon l’administration spatiale nationale chinoise, la Chine a en effet réussi à faire pousser des graines de coton sur la Lune. Un exploit qui fermera la bouche à ceux qui se battent encore pour des grains de blé.




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