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Pendant que le peuple algérien frère se bat pour la restauration de sa dignité, certains états-majors impérialistes planchent d’ores et déjà sur les pires scénarios géostratégiques. Certaines chancelleries n’arrivent même pas à contenir leur appétence pour la poudre et les dévastations ! 

A croire certaines sources parisiennes, la vieille technique du détournement des passions vers “l’ennemi étranger” n'est pas totalement exclue de nombre de scénarios examinés sérieusement par certaines chancelleries alliées à la soldatesque d’Alger.

Et cela ne m'étonne guère. Il est, en effet, des puissances impérialistes qui s'activent depuis belle lurette à pousser le Maroc et l'Algérie vers un affrontement armé qui ne pourrait être que dévastateur et, par conséquent, générateur de bénéfices en amont (ventes d'armes) comme en aval (reconstruction). Du Yémen à la Libye, on en constate les horreurs.

Il existe même des forces lobbyistes au sein des deux pays qui appartiennent aux mondes médiatique, stratégique, du business, voire politique et qui obéissent à l'agenda de certains impérialismes régionaux et internationaux.

Les derniers échanges de visites entre Alger, les Emirats, la Russie...sans compter les “coups de fil” quotidiens entre le Palais Mouradia et certaines capitales occidentales n’ont rien de banal. Tout comme les consultations soutenues entre le Cabinet marocain et certaines puissances alliées, à commencer par l’Espagne, la France et les USA. Sans être dans le secret des dieux, on peut imaginer que toutes ces "consultations" n'ont sûrement pas la noble ambition de faciliter la transition algérienne vers la démocratie et une meilleure gouvernance. Loin s'en faut.

Mais il y pire : tous ces va-t-en-guerre qui excitent les pulsions moutonnières sous l'alibi d’un "nationalisme”, forcément exclusionniste et, par conséquent, antipatriotique, peuvent, d’un côté comme de l’autre de la frontière, mettre à profit la colère salutaire du peuple algérien pour provoquer l’irréparable. Une façon pour les uns de ressouder une société bloquée par le médiéval Mekhzen, et pour les autres le détournement du vecteur révolutionnaire salvateur au nom d’une fierté bien factice !

Revenons donc à l’histoire pour nous rappeler que personne ne sait quand une guerre peut prendre fin après son déclenchement. Pas même ceux qui l’avaient programmée et décidée !

Les sociétés civiles algérienne et marocaine doivent s’armer de vigilance et de sagesse pour barrer la route aux desseins apocalyptiques fomentés par les impérialismes régionaux et transnationaux dont le pire cauchemar est l'émergence d'une Afrique du nord des peuples, authentiquement démocratique et concrètement solidaire. Qui plus est dans ce monde puissamment marqué par le tragique.

Du côté où trône plus que jamais le ci-devant Makhzen comme du côté où sévit la ventrue Camarilla, la seule guerre qui vaille est celle que l’on se doit de déclarer à l’ignorance, au sous-développement humain, à la pandémie obscurantiste et à la corruption généralisée au sein des deux sociétés !

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste



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