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Durant quelques années, j'ai coexisté en harmonie avec vous au sein de cet espace dit virtuel. Je n'y ai cessé d'interagir avec beaucoup de sérieux et de gourmandise avec vos contributions. 

Ici, j'ai connu certains des plus créatifs d'entre vous, allant jusqu'à publier leurs livres, ce qui constitue pour moi un immense plaisir et, certainement, un honneur. 

Mais aujourd'hui, j'estime qu'il est temps pour moi de me retirer de cet espace afin d'accorder toute ma concentration à la finalisation de mes livres qui ont trop longtemps attendu leur sortie en librairie. Pas moins de trois manuscrits de livres n'attendent plus de ma part qu'une méticuleuse révision avant d'aller vers la lumière éditoriale. 

Pour cela et pour d'autres raisons liées à la refonte de mon existence de grand-père binational, je me retire de cet espace non sans vous exprimer ma gratitude, ma profonde amitié et mes voeux de réussite pour chacune et chacun d'entre vous. Avec ma fraternelle estime. Votre obligé Abdessamad Mouhieddine. 29 mars 2019 


Mes larmes de fou 
26 mars 1979 

Partez et laissez-moi !
Je n’ai guère pour vous 
Que des larmes de fou.
Qui coulent sur mes joues 

Enfin le fqih est bel et bien mort.
Il était fier de ses doux coïts.
De ses fautes qui n’avaient jamais tort 
De ses lâchetés, de ses faillites. 

Et moi, le troubadour des chimères,
J’écris mes soupirs avec mes toux.
Moi, messieurs, je m’invente mes prières.
Ne me dites plus rien, rhabillez-vous ! 

Ne retrouvant ton sein – pardonne-moi !
J’ai enterré tes os – ô maman ! 
En t’enterrant, j’enterrais ma foi.
Je perdis Allah et son Coran ! 

Pourquoi fuir les fous et les poètes ? 
Pourquoi outrager l’Annapurna ?
Pourquoi nuire aux Justes et aux ascètes ?
A l’ivre derviche qui de joie tourna ? 

Là, tout près, les hommes vendaient les hommes
Sans aucun scrupule, sans états d’âme.
Comme des denrées, comme des bêtes de somme,
Dans ce souk où l’amour pèse un gramme 

Gardez pour vous toutes vos célestes supercheries
Gardez vos « demain », vos « hier »
Votre Angélus, votre Cabbale, vos dervicheries.
J’invente moi-même mes prières ! 

Gardez pour vous vos imams,
Vos dieux, vos saints, vos prophètes 
Je sculpte mon dieu par moi-même,
Je suis mon propre prophète !


Abdessamad Mouhieddine
Journaliste, poète, écrivain ... 

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