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Après Arianne Chemin du Monde, après Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, fondateurs de Disclose, après Michel Despratx journaliste à Disclose, après le journaliste de Radio France Benoît Collombat et enfin après Valentine Oberti de Quotidien, c’est au tour d’Audrey Crespo-Mara, de Nagui, de Patrick Sébastien et de Michel Drucker d’être entendus par la DGSI. 

Rien ni personne ne peut échapper à la vigilance des services de renseignements français, il n’y a pas de petits secrets, l’affaire Benalla en est la preuve : puisque d’après l’Élysée et le gouvernement il n’y a pas eu « d’affaire Benalla », il est tout à fait logique qu’un procureur saisisse la DGSI pour connaître les sources de la journaliste Ariane Chemin qui avait révélé les agissements et les turpitudes de l’ancien garde du corps d'Emmanuel Macron ; évident aussi d’interroger dans la foulée le président du directoire du Monde. S’il y avait eu violation du secret national défense, ou si les intérêts de la France avaient été piétinés par ces journalistes peu scrupuleux à la solde de Poutine, de Trump et de Bolsonaro, nous n’aurions pas entendu parler d’Alexandre Benalla, c’est évident. 

Connaissant les liens intimes qui unissent le couple Macron à la famille Halliday, il faut s’attendre à voir débarquer nos meilleurs limiers dans le procès qui oppose Laetitia à Laura et David. Oui, mais dans quel camp ? Dans celui de la veuve éplorée ou dans celui des enfants spoliés ? That is the big, the enormous question. Ariane Chemin et Valentine Oberti ne disent rien sur cette délicate affaire d’État, par peur des représailles sans doute. 

Si le droit de manifester n’est pas remis fondamentalement en cause, il faut quand même se méfier, la probabilité de se prendre une grenade en pleine tronche est assez élevée, un éclat de grenade dans l’œil ou un tir de LBD qui t’arrache un pied ou une main est vite arrivé ; les manifestants victimes, de dangereux délinquants, seront transférés manu militari dans les locaux de la DGSI pour « interrogatoire ». 

Le fichage des manifestants blessés commence à l'hôpital, aux urgences, très efficace, c'est bien pensé. 

Brrr… 

Nous ne sommes pas à l’abri, nous non plus, de perquisitions, d’interrogatoires musclés et de fichages par les services secrets français, le seul fait de tenir un blog sur Médiapart est attentatoire à la sécurité de l’État, c’est un délit pénalement répréhensible. 

Nous avons dépassé le délit de « sale gueule », nous sommes coupables de penser autrement, c'est beaucoup plus grave. D'ailleurs l'un n'empêche pas l'autre, on peut très bien penser différemment et avoir une sale gueule. 

Si, en plus de t’opposer à la politique ultra libérale de Macron, tu ajoutes de l’ironie, du rire, des moqueries et des sarcasmes (un peu potache, c’est vrai) à ta démonstration, tu risques gros, très gros, on ne plaisante pas avec cela, monsieur ! 

Personnellement j’ai pris contact avec Éric Dupont-Moretti afin qu’il me représente au cas où…j’attends sa réponse, je ne suis pas très optimiste, son assistante m’a expliqué que son agenda était bouclé jusqu’à fin 2020…d’ici là je risque de pourrir dans une prison non répertoriée par les services pénitentiaires de Belloubet. Adieu, mes ami(e)s. 

C’est tout l’appareil d’État qui est mobilisé autour du président de la République pour défendre le régime, son idéal de société, la police, les chars, l’armée, les services secrets, les barbouzes…aidés par certains journalistes dont la fibre patriotique fait de l’ombre à Ariane Chemin et à tous ces « ennemis de l’intérieur ». 

Merde ! On frappe à ma porte…il est 6h30… 
Maman, j’ai peur ! 



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