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L’Histoire, avec un H majuscule, a de tout temps marquée les peuples du continent africain, Sahara marocain inclut puisqu’il a, depuis la nuit des temps, constitué une impressionnante zone de passage pour de nombreux négoces, algériens exclus puisqu’enfants illégitimes des Janissaires sous l’Empire Ottoman et que cette région était une province otthomane jusqu’à la colonisation française en 1830 où elle fût appelée pour la première fois Algérie par les colons français. Quelle honte !

Mais, les indépendances africaines acquises, tous les produits de première nécessité furent détournés et écoulés au noir par des trafiquants venus des états nouvellement indépendants tels l’Algérie et la Libye.

A ces détournements, il fut constaté que les routes de la contrebande servaient de plus aux transports d’armes et de cigarettes par l’entremise de l’algérien Mokhtar Belmokhtar, connu sous le sobriquet de « Mr.Marlboro » et au service des renseignement algériens. N’est-ce pas Ahmed Gaïd Salah !

Ces mêmes pistes ancestrales sont empruntées, force est de le reconnaître, par les trafiquants de stupéfiants car ce commerce de drogues, douces ou dures, constitue un formidable palliatif pour une économie en faillite pour cette région semi-désertique de plus de 08 millions de kilomètres carrés.

Il est établi que près d’un tiers de la cocaïne mondiale transite par le Sahel pour aboutir sur le territoire algérien où sillonnent de nombreuses cargaisons de stupéfiants, en raison de contrôles sécuritaires extrêmement complices et une répression rare.

C’est pourquoi, il n’est pas rare de voir des trafiquants s’approvisionner en carburant peu cher en traversant la frontière séparant le Mali et la Mauritanie de l’Algérie, sous l’œil complice de militaires algériens. Une complicité qui permet à ces militaires algériens d’arrondir grassement leurs fins de mois.

Ce trafic de cocaïne a atteint son plus haut niveau en 2018, selon le « Rapport sur les drogues dans le monde » en raison de nouvelles routes passant par l’Algérie, pays où les cartels de drogues disposent de complicités au sein des plus hautes autorités algériennes, avant d’inonder l’Europe et le Moyen-Orient. Un trafic juteux auquel le polisario y participe activement avec la bénédiction des hauts responsables algériens.

Un trafic juteux de drogue dure qui a abouti, le 18 septembre 2019, à un violent affrontement entre deux groupes de narcotrafiquants polisariens qui se disputaient un lot de drogue dure (cocaïne) d’une valeur de 350 OOO milles Euros dans la localité de Bir Tighissit, près de la zone tampon de M’hiriz frontalière avec la Mauritanie.

Les deux groupes de trafiquants, issus des fractions Souaad et Labouihat de la même tribu des Rguibat, sont établis dans les camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf que contrôle le polisario.

Les révélations en provenance de ce théâtre d’affrontement ont le mérite de démontrer, à qui veut l’entendre, quel genre de « république » le polisario, avec le soutien multiforme que lui apporte le régime mafieux algérien, veut installer à l’autre bout de la frontière Sud-Est du Maroc.

Cet affrontement dévoile le visage hideux du régime algérien et son pion séparatiste et permet de mesurer l’ampleur de la menace qui pèse sur la seule région restée stable dans tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Selon des dernières révélations, le régime algérien aurait également projeté de se débarrasser, dans cette région, de sa population Touareg, de crainte que celle-ci, établie à proximité des gisements pétroliers et gaziers algériens, ne revendiquent, sinon l’indépendance, du moins son autonomie par rapport à Alger. 

Ce développement survient sur fond de révélations sur le plan machiavélique ourdi dans les couloirs feutrés du renseignement militaire algérien, soit la délocalisation de la population sahraouie de Tindouf vers les soi-disant « territoires libérés » ; un projet déjà mis en échec par l’intervention ferme du Maroc en 2015, lors de la crise de Guerguerat.

Aussi, face à l’affrontement tribale sanglant, en date du 18 septembre 2019 dans la zone extra-muros du Sahara marocain, le polisario, relayé à hue et à dia par ses ouailles médiatiques pro-polisarienes, n’a pas trouvé mieux à présenter que cette inénarrable théorie, au demeurant fumeuse, du complot prétendument ourdi par le Maroc !

Or, voilà que des voix s’élèvent au coeur même des camps de Tindouf pour dénoncer ce déni de la réalité, voire la compromission de hauts dirigeants séparatistes dans le trafic de drogue. Mieux, un sahraoui originaire des camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf cite nommément trois gros calibres de la direction polisarienne en pointant du doigt leur compromission avérée dans le trafic de drogue :
  1. au premier plan, figure le chef de la sécurité militaire du polisario, Brahim Mahmoud Biyadillahalias Grigaou,
  2. vient ensuite l’ex-chef de la soi-disant armée populaire de libération sahraouie, dite APLS, Mohamed Lamine Bouhali, fondateur du site de propagande séparatiste dénommé « Futuro sahara »,
  3. et en dernier lieu, Bachir Mustapha Sayed, soi-disant ministre des Territoires occupés et des communautés sahraouies à l’étranger.
Ce trio d’enfer est cité dans plusieurs affaires liées au trafic de cocaïne, convoyée depuis l’Amérique Latine à travers l’Atlantique, jusqu’aux côtes mauritaniennes, voire maliennes. Pour s’en apercevoir, il n’est qu’à rappeler la tristement célèbre affaire « Air cocaïne » quand les autorités maliennes avaient découvert, en 2009, un avion calciné dans le désert malien, avant d’interpeller deux suspects, dont un sahraoui des camps contrôlés par le polisario à Tindouf. Les deux complices faisaient partie d’une filière qui avait fait atterrir un petit avion chargé de cocaïne pour une valeur de plus de 300 millions d’euros !

Et ce n’est pas tout ! Ces trois dirigeants séparatistes sont également connus pour leur parrainage du très juteux trafic d’armes dans la zone sahélo-saharienne, au profit des différents groupes jihadistes qui essaiment cette région à très haut risque, affiliés aussi bien à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) qu’à l’État Islamique du pseudo-calife Abou Bakr Al-Baghdadi.

Quoi qu’il en soit, l’ONU ne peut rester silencieuse. La compromission de dirigeants séparatistes dans les trafics de tous genres, drogue, armes, voitures volées et humains, tout cela, et bien d'autre, se déroule dans la zone extra-muros du Sahara marocain, au nez et à la barbe des casques bleus de la MINURSO qui ne s'est toujours pas manifestée pour réagir à ces développements extrêmement dangereux.

Aussi, face à ce développement dans une zone tampon censée être stable en vertu de l’accord de cessez-le-feu a été transformée, du faite du laxisme de certains pays membres de l’ONU et du Conseil de Sécurité envers Alger et le polisario, en terreau propice à tous genres de trafics (armes, drogue, cigarettes et voitures volées), en théâtre d’affrontements tribaux et en base de repli pour des groupes jihadistes de tous poils, dont « L’État Islamique dans le Grand Sahara » dont le chef n’est autre que cet ancien soldat de la soi-disant « armée populaire de libération sahraouie » du polisario, en l’occurrence Adnan Abou Walid al-Sahraoui, de son vrai nom Lehbib Ould Ali Ould Saïd Ould Joumani.

Il y va de la stabilité d'une région sur laquelle pèse déjà le péril terroriste et que le polisario, avec la complicité du régime vert-kaki algérien, risque de transformer en poudrière susceptible d'exploser à tout moment. Un dérapage qui ne doit en rien rester sans riposte, tellement il menace la stabilité et la paix dans une région qui a déjà fort à faire avec le péril terroriste.

Farid Mnebhi

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