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Les algériens de la diaspora ont organisé, le 06 octobre 2019, de nombreuses manifestations en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada pour commémorer le 31ème anniversaire des émeutes meurtrières du 05 octobre 1988, demander la libération des détenus du HIRAK mais aussi pour exprimer leur refus absolu de participer à un scrutin présidentiel avant le départ des représentants du régime actuel incarné par le Général Ahmed Gaïd Salah et exiger le respect des libertés et des Droits Humains.

Dans l’Hexagone, pas moins de 13 organisations et collectifs (Action Citoyenne pour l’Algérie, Association des Etudiants Nord-Africains de France, Association Appel-Égalité, Collectif Algériens pour la 2e République, Collectif pour une Algérie Nouvelle, Comité Révolution du Sourire, Comité des Citoyens Algériens de France pour une Constituante Souveraine, Dzayer 2.0, Inter-Collectifs pour la Transition Démocratique, Jil Jadid Europe, Mouvement Ibtykar, Propositions Citoyennes Algérie et le Collectif Libérons l’Algérie) s’étaient joints à cette initiative de même qu’un site internet, Free Algerie.org, avait été, par ailleurs, créé afin de donner plus de visibilité aux manifestations qui ont été transmises en direct sur YouTube.

Ainsi, la manifestation de la diaspora algérienne avait rassemblé près d'un millier d'Algériens et de Français d'origine algérienne à Paris et ce, en écho au mouvement de protestation qui secoue l’Algérie. L'événement avait été placé sous le souvenir des événements du O5 octobre 1988, épisode sanglant de l’histoire de ce pays.

L’imposant cortège, plus d’un millier de participants, s’était élancés, le 06 octobre 2019 vers 15h00, au niveau place de la République pour rejoindre la place Stalingrad en scandant « Algérie libre et démocratique ! Bye bye Gaïd Salah. Il n'y aura pas de vote cette année ! ».

Les manifestants de Paris avaient fermement affiché sans ambiguïté leur opposition à la tenue d'élections Présidentielles le 12 décembre 2019 tout en poussant une énorme cage métallique noire sur roulettes tapissée de photos de prisonniers politiques et dénoncer les nombreuses arrestations perpétrées en Algérie.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que le 05 octobre 2019, un rassemblement avait été organisé devant les locaux de l’Ambassade d’Algérie à Paris pour demander la libération de tous les militants incarcérés. Un rassemblement initié par la section parisienne du réseau pour la Lutte Contre la Répression et la Défense des Libertés Individuelles et Collectives et des pétitions avaient été mises en ligne dont l’une d’elles émane du Collectif Libérons l’Algérie a recueilli plus de 3 000 signatures.

Des manifestations similaires se sont tenus le jour même dans 06 autres villes françaises à savoir Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg, Toulouse, et Montpellier.

D’autres manifestations de la diaspora algérienne avaient été également observées à Bruxelles, Vienne, San Francisco, Ottawa, Genève, Los Angeles, Milan, Montréal, Milwaukee, New York et Houston.

A Montréal des centaines de membres de la diaspora algérienne avaient parcouru les rues du centre-ville de Montréal, le 06 octobre 2019, afin de revendiquer le respect du droit à la liberté d’expression dans leur pays d’origine et de scander des slogans contre le régime des militaires algériens avant de défiler silencieusement jusqu’au Consulat Général d'Algérie, situé à l’intersection des rues Sherbrooke et Saint-Urbain.

Au regard de ces multiples manifestations, il est acquis que les choses sont en train de bouger au sein du sérail algérien. Le Général dictateur Ahmed Gaïd Salah, Chef d’Etat-Major qui a pris le pouvoir réel depuis la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika, serait mis en minorité au sein d’un régime fracturé plus que jamais et négocierait une sortie pour lui et sa famille avec l’argent dilapidé au peuple algérien.

Farid Mnebhi




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