News

Je dirais plutôt que l’effet domino est déclenché en sourdine et que le problème de l'enseignement se corse constamment. Il est, toutefois, vain de rappeler que c'est aux (vrais) acteurs du domaine qu'il incombe la responsabilité face aux inégalités grandissantes. 

Les Marocains n'ont plus besoin de rester dans l'expectative, et dire qu'ils peuvent continuer à vivre les pires « annus horribilis » d'un secteur stratégique. Cependant, j’ai bien peur de confirmer, sous astreinte de devoir de réserve, que rien n'est laissé au hasard et que le problème est si alarmant qu'il est difficile d'imaginer l'ampleur du désastre. Je ne suis pas nihiliste à ce point comme je n'ai aucune intention de donner du fil à retordre à qui que ce soit, toutefois il convient de confirmer que la situation de l'enseignement, aujourd'hui, est sur le fil du rasoir et le problème tel qu'il est présenté n'est que la partie visible de l'iceberg. 

Pourtant en matière de politique, nul ne peut nier la présence d'un grand nombre d'individus prosaïques et pusillanimes qui occupent malheureusement des postes de responsabilité, par on ne sait quel destin hors normes, ou du moins par une mystérieuse ironie du sort, bien que le Maroc dispose initialement d'un potentiel humain de qualité, des compétences politiques sans ego à savoir des notables dignes de ce nom, des responsables et des dignitaires capables de mettre le train sur les rails, toujours prêts à défendre les principes et les valeurs sublimes de ce beau pays. 

Toujours est-il que la conjoncture actuelle enjoint pour le meilleur de l'écosystème de l'ensemble de l'enseignement de trouver les moyens d'arrêter l'hémorragie tout en cherchant à substituer sans ambages ce qui est requis sur le pan des priorités pour répondre à des exigences de conjoncture à la démagogie devenue la vocation de la grande majorité des quidams qui siègent au Conseil supérieur de l’Éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), devenu aujourd'hui une officine dont la tâche consiste à phagocyter le système et à perdurer un processus bidon qui vise à lobotomiser les générations futures. Un conseil à l'image de l'Arche de Noé, composé de 100 membres toutes Tendances confondues, dont on compte 20 Experts et spécialistes. Une vraie tour de Babel ! Et un open-bar qui ne peut être que synonyme d'une pure gabegie. 

Justement, l'enjeu est de taille et la situation requiert une mobilisation collective avec beaucoup de courage pour pouvoir ouvrir un vrai débat d'idées en vue de mettre en exergue les raisons de la déconfiture de l'ensemble du système éducatif à savoir des raisons qui ont forcé la classe moyenne à pousser la sortie de secours vers le privé ! Et qui a fait sauter à l'origine le couvercle de cette marmite ! Et pourquoi? Qui choisit aujourd'hui les manuels scolaires? Qui voudrait en faire une vache intarissable ? et qu'en est-il de la Charte de la formation continue entérinée pour l'optimisation de l'outil pédagogique? 

Et Puis quid du cadre de l'inspecteur et de ses limites? Et finalement, à qui profite le crime ? 


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top