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Trop de sang a été violemment versé sur le parcours des religions. Je ne peux donc y croire. Et cela n'a rien à avoir avec la foi. Je crois donc à la spiritualité.

originellement, le mot "religion" provient du latin "religare" qui signifie "relier". Relier, rassembler les humains est donc vertueux. Mais, au fil des siècles, la violence s'est drapée du burnous religieux pour tuer, dévaster et torturer au nom d'un Dieu que les puissants ont transformé en alibi de l'horreur.
Toutes les religions s'y sont adonnées avec délectation.
J'ai donc opté depuis belle lurette pour la spiritualité. Celle-là même qui participe de la synergie entre l'individu et le cosmos. L'osmose donc.


En arabe, l'étymologie du mot "dine" (religion) n'est pas loin de celle que les Hébreux ont donné au même vocable (din). Dans la sourate de la "Fatiha", le mot est investi pour son sens de "jugement" dans la définition de Dieu "Roi du Jour du jugement" (malik yawm ad dine).
Eh bien, c'est exactement le sens que donne l'hébreu à ce vocable, comme l'atteste l'appellation "Beith Din" qui signifie littéralement "la maison du jugement". Comme l'atteste également le mot "dayan" qui signifie "juge".
Et c'est au milieu de cette "pente que l'âne du cheikh s'arrêta", comme dit l'adage arabe !

Or, mesdames et messieurs,
Mon Dieu, à moi, ne juge pas. Il est bien au-dessus de ce travers anthropomorphique qui confond l' "indescriptibilité" de l'Etre Suprême avec les qualificatifs propres aux hommes.
Mon Dieu, à moi, ne se délecte pas des "méchouis" humains dans les géhennes.
Mon Dieu, à moi, ne saurait faire partie des jeux et des enjeux, souvent bas et moralement misérables, des hommes ici-bas !

La spiritualité élève l'âme; les religions, qu'elles se prétendent célestes ou qu'elles soient terrestres, la corrompent.

Abdessamad Mouhieddine

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