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Hier soir, j'avais cru bon signaler, d'une manière volontairement provocatrice, mais légère, des fautes d'orthographe sur le synthé du journal en français de Médi1tv.

C'est vrai qu'il n'y avait pas mort d'hommes, mais j'ai toujours eu horreur des fautes d'orthographe, et je n'ai jamais pu m'empêcher de m'en offusquer, même s'il m'arrive, moi aussi, d'en faire pas mal. Et ce n'est pas aujourd'hui, parce que nous serions dans une période "exceptionnelle" que je vais accepter qu'on me dicte- sans jeu de mots - ce que j'ai le droit de critiquer ou pas.

Pourtant, c'est ce que vient de faire, sur sa page Facebook, Omar Dahbi, Directeur des rédactions de Médi1tv et néanmoins ami, qui, non seulement me traite de rigolo - ce dont je me suis toujours targué et dont j'ai toujours été fier, mais pas dans le sens où il l'entend - mais, pis, il m'accuse de manquer de respect "aux femmes et aux hommes qui bravent toutes leurs craintes et prennent des risques etc...".
Non, mon cher Omar, pas avec moi. Ta réaction me paraît corporatiste, et je vais même aller plus loin, elle est limite "makhzenienne".

Même si, aujourd'hui, tout le monde s'est mis, du jour au lendemain, à adorer le makhzen, dans toutes ses composantes, y compris les plus sécuritaires, en fermant les yeux sur certains de leurs dérapages sous prétexte, tiens, que ce sont "des femmes et des hommes qui bravent toutes leurs craintes et prennent des risques etc., et bien, tu vois, moi, je ne suis pas tétanisé comme semblent l'être beaucoup de mes compatriotes qui étaient, auparavant, plus critiques et plus bavards.

Non, ça n'a rien de glorieux, sauf que je suis un démocrate fou furieux, et j'ai horreur des exceptions que certains anti-démocrates pour ne pas dire pire, nous lancent à chaque fois dans la gueule pour nous faire taire.

Tiens ! Un autre exemple : on a décidé le lundi soir que les masques seront obligatoires à partir de mardi sous peine de prison, d'amendes, des deux etc. Et bien, je n'ai pas vu ni entendu grand monde signaler que, à valeur aujourd’hui et maintenant, ces masques sont quasi-introuvables dans de nombreux quartiers non pas parce que, comme on a essayé de nous le faire croire, que les gens en prendraient beaucoup, mais parce que, et je puis te l'attester, la majorité des points de vente n'ont pas encore reçu leurs commandes promises depuis lundi.

Et tu vois, hier, par exemple, j'ai suivi, comme je le fais chaque soir d'ailleurs, l'excellente émission de Salah Eddine El Ghomari, et ça m'a fait mal que cette histoire d'indisponibilité a été à peine effleurée au profit d'un discours qui fait peur ou pour faire peur : "attention, nous ne serons pas indulgents avec les fautifs. Nous en avons même arrêté plusieurs aujourd'hui... ".

Et bien, moi, autant je peux, moi aussi, applaudir les bonnes initiatives et les bonnes attitudes, d'où qu'elles viennent, et je le fais à chaque fois que je le pense nécessaire, autant je continuerai de critiquer celles que je trouve critiquables.

Cela s'appelle la démocratie, et la démocratie ne doit jamais être mise en veilleuse, même période de pandémie.

Voilà, mon cher Omar. Je pense que tu me connais bien, et je pense que tu savais que je n'allais pas laisser passer.

Maintenant, j'ai laissé le meilleur pour la fin.
Malgré tout ce que j'ai dit, je n'ai jamais oublié que j'ai été parmi les premiers arrivants dans cette grande et belle maison de Médi1, bien avant qu'elle ne devienne aussi, télé, et je n'ai jamais oublié la rigueur qui était exigée de nous, à cette époque.

Cela dit, je voudrais quand même exprimer à tous les collaborateurs et à toutes les collaboratrices de médi1 - radio et télé - mon profond respect et en profiter pour saluer les nombreux amis que j'y ai encore.

Sans rancune aucune.
Un #rigolo qui n'en pense pas moins.

PS (pour rigoler encore un peu) : je n'ai pas caché ton nom, parce que, moi, vois-tu, même sans masque - que je n'ai toujours pas trouvé en vente - je n'avance jamais caché.





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