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Face au tollé qu’a suscité l’opinion publique contre le projet de loi 22.20, accusé de museler les réseaux sociaux, le ministre de la justice a demandé le report de l’examen du texte.

Ce projet de loi 22.20, baptisé également « loi fantôme » ou « loi muselière », désignant le masque au Maroc, avait été adopté en pleine crise sanitaire par le gouvernement d’El Othmani, au mois de mars, sans avoir été publié.

Le bruit suscité par le projet adopté en catimini a fini par embarrasser la classe politique. Le 3 mai, le ministre de la justice Mohamed Ben Abdelkader a demandé le report de l’examen du projet de loi après la période de confinement.

Le ministre de l’agriculture et président du parti RNI, Aziz Akhannouch, est accusé par les adversaires de cette nouvelle loi, d’être à l’origine du texte 22.20. Le ministre est un homme d’affaires dont certaines entreprises de son groupe Akwa avaient été touchées par la campagne de boycott de 2018. Les Marocains se souviennent de la vaste et très populaire campagne de boycott contre la cherté des prix visant notamment l’eau minérale, le lait et le carburant, massivement suivie dans le royaume en 2018. 






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