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Je vais publier dans les prochains jours une série d'articles pour informer l'opinion publique du traitement inhumain dont sont victimes certains réfugiés africains dans ces centres d'accueil et en particulier dans un centre situé dans la ville de Cori, au sud de Rome, déjà mis en cause en 2016 dans le scandale Mafia Capitale, et dont certains dirigeants ont déjà condamnés par la justice.

Ce sur quoi j'enquête avec l'aide d'un confrère journaliste italien qui avait déjà publié plusieurs articles sur ce centre tristement célèbre, est révulsant, et je compte sur vous tous pour faire connaître et diffuser la vérité sur ces centres mafieux qui sont une tâche pour l'Etat italien et l'image de l'Italie.

Il est important que ce que je vais publier, remonte jusqu'au sommet du gouvernement italien et notamment le Ministre de la Justice Bonafede, et jusqu'à l'Union européenne pour que des mesures soient prises pour mettre un terme à l'agissement de ces associations de malfaiteurs qui vivent et prospèrent d'une manière indigne, sur le dos des réfugiés africains.

Cette affaire est un véritable scandale et si ce collectif de réfugiés a sollicité mon aide, c'est parce que leur parole compte peu face à la parole des carabinieri et aux mensonges des responsables de ces centres d'accueil, décrits comme mafieux par beaucoup de ces jeunes africains.

Quand vous en connaîtrez les détails, je pense que vous serez aussi révoltés que je le suis car ce collectif de réfugiés s'apprête à déposer une plainte contre le centre d'accueil de Cori, mais aussi contre des carabiniers complices dont la violence et la malhonnêteté méritent d'être lourdement sanctionnées par la justice.

Dans ma vie de journaliste j'en ai vu beaucoup mais cette affaire est si grave que j'ai promis à ces jeunes africains de faire tout mon possible pour que la vérité éclate et pour qu'ils ne soient plus les victimes impuissantes des agissements de ces associations faussement humanitaires.

Ensemble, et pour eux, nous obtiendrons justice !

Investigations
Voici un témoignage parmi d'autres de ce que subissent les réfugiés africains dans le tristement célèbre centre d'accueil de Cori dans le Latium. Ce centre d'accueil qui perçoit des sommes énormes pour accomplir la mission fixée par ses propres statuts, se situe à l'extérieur de la ville, isolé de tout, loin des habitants et inaccessible par les transports en commun. Le lieu idéal pour tous les excès.

Selon de nombreux témoignages, les réfugiés ne bénéficient d'aucune assistance, aucune démarche n'est effectuée pour qu'ils puissent au moins posséder un document officiel qui prouve leur existence alors que l'association s'est engagée à leur garantir leurs droits, un toit, de la nourriture, l'hygiène, une assistance médicale et juridique et un traitement humain et digne.

Photos à l'appui, la nourriture est immonde, livrée dans des sacs poubelles, avariée, souvent mélangée à des insectes.

Quand un réfugié a l'audace de demander que l'on respecte la loi, qu'on reconnaisse ses droits, il est harcelé, mal traité, marginalisé, exclu et souvent transféré de force dans un centre encore plus isolé pour que sa voix ne soit jamais entendue. Après avoir constitué un collectif pour protester contre les conditions inhumaines dans lesquelles vivent de nombreux réfugiés, leur porte parole Mohamed B., un Malien intelligent et cultivé, m'a confirmé tous les témoignages de ses frères africains

Mon confrère italien auteur de l'article publié ci-dessous, a pu constater en enquêtant sur ce centre qui appartient à un énorme réseau sur le territoire, les ramifications de cette association liée à certains partis politiques, au Vatican propriétaire et bailleur des lieux, et... à la Mafia. Son dernier article a fait l'objet d'un droit de réponse accordé à cette association, qui évidemment dément les accusations portées contre elle, malgré la condamnation de plusieurs de ses responsables par la justice.

De nombreux réfugiés témoignent des mauvais traitements subis au sein du centre d'accueil de Cori. Il y a à peine 20 jours, les 80 réfugiés qui y résidaient ont été transférés de force dans des centres encore plus isolés et certains ont été dispatchés ailleurs dans la région pour éviter qu'ils ne se regroupent et s'organisent pour réclamer leurs droits.

Mohamed T. a eu droit à un traitement spécial car il demandait à ne pas être transféré et enregistrait discrètement avec son téléphone, les événements pour pouvoir prouver ensuite à d'éventuelles autorités, la manière dont les réfugiés sont traités.

Après avoir fait partir tous les réfugiés du centre de Cori, le responsable prénommé Luca, a fait venir des carabiniers en civil et Mohamed T. resté seul et sans témoins, a été arrêté, menotté et massacré de coups dans la voiture et au poste de police, au point qu'ils ont du faire appel à une ambulance pour venir le soigner, après l'avoir changé - car ses vêtements étaient plein de sang - et après avoir nettoyé la marée de sang dans laquelle Mohamed baignait à terre, pour que les infirmiers ne comprennent pas ce qui s'était passé.

Réalisant que ce réfugié ivoirien avait enregistré les événements, ils ont saisi son téléphone, tenté d'effacer les enregistrements, volé l'argent liquide qu'il possédait et mis aux arrêts pour "violence contre un représentant des forces publiques" !

Deux jours passés en cellule à Anzio avant d'être présenté au tribunal. Mais le juge qui connaît la réputation sulfureuse de ce centre n'a pas été convaincu par les fausses accusations formulées contre Mohamed T. et a ordonné sa mise en liberté et la restitution de ses affaires personnelles, de son téléphone et de son argent. Mais à ce jour la police nie avoir saisi son téléphone et son argent et le centre d'accueil prétend qu'elle n'est pas en possession de ses bagages, de ses papiers et de ses effets personnels.

La violence dont ont fait preuve certains policiers est indigne d'un pays qui se prétend un Etat de droit. Leurs faux témoignages et leurs accusations mensongères face à un être sans défense, est indigne et hautement condamnable. Ce Luca qui prétend être intouchable car protégé par des amitiés politiques, se comporte comme un esclavagiste sans foi ni loi car il considère les Africains (selon certains témoignages) comme "des animaux" !

Cette affaire doit être révélée à l'opinion publique ! Une enquête indépendante doit être menée car depuis quelques mois, on découvre que des forces de police organisent le trafic de drogue, sont impliquées dans des affaires de racket, de corruption et de pots de vin et aujourd'hui, on apprend qu'elles servent de nervis contre les réfugiés africains qui ne réclament que leurs droits à être traités comme des êtres humains !

Dans certains lieux, l'Italie ressemble à la Colombie des cartels de la drogue et il est du devoir du Mouvement 5 Etoiles présent au gouvernement, à Luigi Di Maio, au Ministre de la Justice Bonafede d'agir pour que ces excès criminels cessent et que les responsables soient mis sous enquête, arrêtés et jugés !


Éric Montana
Journaliste

Témoignage

Toure Mohamed 
J'ai été victime de violences policières de la part des carabinieri de Cori dans leurs bureaux. Les violences qui m'ont été infligées ont nécessité l'intervention d'une ambulance appelée par les carabinieri après m'avoir tabassé et torturé. Les carabinieri ont effacé ensuite le sang pour faire disparaître les traces sur le sol pour éviter que je ne puisse porter plainte contre eux.

Je suis réfugié dans ce centre d'accueil depuis 1 an. Je souffre de diverses pathologies médicales mais le centre ne s'occupe pas de mes problèmes de santé, des problèmes administratifs et tous les réfugiés sont traités avec négligence. La nourriture qui nous est donnée est à la limite du supportable avec des aliments avariés avec souvent des insectes dont même les animaux ne voudraient pas. Ils nous rendent malades et ne se préoccupent que de l'argent qu'ils peuvent obtenir pour accomplir leur mission.

Je témoigne que d'autres réfugiés ont été victimes de violences et de maltraitements et ceci sans raison. Le responsable de ce centre prétend qu'il peut "faire du mal à qui il veut, comme il veut pour son propre plaisir personnel". Il se prétend au-dessus des lois et ne respecte ni les règles de son association ni même les règles minimales d'humanité car il affirme que les "Africains ne sont pas des êtres humains mais des animaux" et que nous ne pouvons rien contre lui.

Avec d'autres réfugiés victimes de ces traitements inhumains, nous avons décidé d'alerter la presse et en particulier un grand journaliste français qui enquête sur les violences subies par les réfugiés dans certains centres d'accueil italiens et notamment à Cori, au sud de Rome, déjà bien connu pour être un lieu où la loi n'existe pas. Ce centre d'accueil est devenu célèbre lors de l'enquête de Mafia Capitale, suspecté d'agissements que la loi réprouve.

Pour que mes frères africains n'aient plus à subir la violence, les traitements dégradants et l'inhumanité de certains centres d'accueil, j'ai décidé de témoigner publiquement pour que la justice nous vienne en aide et fasse son devoir pour protéger notre droit à être traités comme des êtres humains et non comme des animaux.

La violence dont j'ai été victime est due à mon refus d'être relocalisé dans un autre centre encore plus isolé. La police m'a saisi mon téléphone parce que j'enregistrais leur comportement pendant l'évacuation des réfugiés ainsi que 256 euros d'argent liquide. Elle affirme maintenant qu'elle n'a pas pris mon téléphone ni mon argent et c'est leur parole contre la mienne. Le pot de terre contre le pot de fer. Mon téléphone contient beaucoup d'informations et de preuves audio et vidéo de la manière dont se comportent certaines forces de police complices des responsables des centres d'accueil.

Après 2 jours de garde à vue, j'ai été déféré au tribunal accusé d'avoir agressé les forces de police mais le juge n'a pas été convaincu par les accusations formulées contre moi et m'a remis en liberté immédiatement.

L'impunité de certaines forces de police et de certains responsables de centres d'accueil de réfugiés doit cesser et je vais tout faire pour que justice me soit rendue à moi et à tous les autres qui ont été victimes de fausses accusations, de violences policières, de racket, de maltraitements et de racisme.

A titre d'information un des nombreux articles publiés sur le centre d'accueil de la Cas Cori situé via dei padri trinitari et géré par un certain Luca.

Vous pourrez constater par vous mêmes que ce centre est déjà tristement célèbre pour ses méthodes dignes du banditisme.
Titre : TRE FONTANE SMENTISCE OGNI ACCUSA SUL CAS DI CORI



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