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A l'occasion de la tenue à Paris du 5 au 9 octobre 2015 de la 23ème session plénière de l'Assemblée des Français de l’Étranger (ATE), qui réunit les 90 conseillères et conseillers représentant les Français hors de France, le ministère français des affaires étrangères et du développement international a édité le "Rapport du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France.

Voici pour information l'avant propos du ministre Laurent Fabius, puis l'intégralité du Rapport, en espérant que dans un proche avenir "Inchaallah", notre CCME tiendra son assemblée plénière annuelle à Rabat (non tenue depuis sept ans !) avec la publication des rapports y afférents. (WakeUpInfo)

Laurent FABIUS :
[ Notre communauté française à l’étranger a poursuivi sa progression en 2014. Elle a doublé en 20 ans, pour atteindre aujourd’hui 1,6 millions d’inscrits et, au total, entre 2 et 2,5 millions de Français.

Contrairement à ce qui est parfois soutenu, cette dynamique constitue une chance pour la France : nous avons besoin de cette nouvelle mobilité internationale, que nous devons accompagner.

Les Français établis hors de France sont un atout : ils participent au rayonnement de notre pays, diffusent notre langue, nos savoirs, nos savoir-faire. Nous avons besoin de Français implantés à l’étranger pour développer l’activité internationale des entreprises françaises, en particulier les petites et les moyennes entreprises.

C’est pourquoi le Quai d’Orsay travaille à simplifie r la vie de nos compatriotes établis à l’étranger. Le projet « MAEDI 21 », résultat d’une large consultation au sein du ministère et avec nos partenaires parmi lesquels les représentants des Français à l’étranger, vise à adapter notre diplomatie globale aux enjeux du 21esiècle.

Un objectif important sera la mise en place de véritables « consulats numériques ». Nous avons pris les mesures pour que dès 2016 nos concitoyens de l’étranger puissent s’inscrire sur internet au registre des Français de l’étranger, cependant que les particuliers et les administrations pourront désormais communiquer avec l’état civil par voie électronique. Le consulat numérique, ce sera aussi la mise en place, dans les deux ans, d’un nouveau système de vote par internet, plus ergonomique pour les électeurs, les candidats et l’administration. En 2020, tous les Français de l’étranger devront pouvoir effectuer l’essentiel de leurs démarches consulaires en ligne, 24h/24.

Dans un monde chaotique et violent, la sécurité constitue une préoccupation majeure. L’État doit assurer aux Français de l’étranger la protection dont ils ont besoin. En 2016, nos plans de sécurité pour les Français de l’étranger seront consolidés. Les mesures de sécurité pour notre réseau culture et éducation bénéficieront de 10 millions d’euros par an à partir de 2016.

Notre réseau d’enseignement à l’étranger, qui est le premier au monde, constitue un atout précieux pour nos compatriotes vivant à l’étranger et pour l’implantation de nos entreprises.

Nous devons le soutenir, comme je l’ai rappelé cette année lors de la célébration des 25 ans de notre opérateur, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Grâce à l’AEFE et au réseau d’établissements, nous garantissons aux Français de l’étranger un enseignement de qualité et nous faisons rayonner notre modèle éducatif, notre langue, notre culture et nos valeurs.

Je prends les mesures pour qu’en 2017, nous mettions en place une « École française numérique » accessible partout dans le monde, qui complétera l’enseignement français à l’étranger : notre objectif est d’atteindre un million d’élèves en ligne d’ici 2025.

Notre pays bénéficie du rayonnement des Français de l’étranger ainsi que de l’expérience acquise par ceux qui rentreront ensuite en France.

Le soutien que nous leur apportons demeurera une priorité de mon action.]


L'intégralité du Rapport ici











 
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