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Le vieux lion zimbabwéen (pas Cécil, l’autre) accuse l’OTAN d’actes de terrorisme. Nous connaissons tous ces actes et nous savons quelle est leur nature. 

Peu d’hommes d’état peuvent se permettre d’exprimer leur opinion à ce sujet. Ceux qui le font, ce sont ceux qui sont qualifiés de dictateurs par les médias porte-parole de l’organisation atlantiste. Robert Mugabe fait partie de ceux qui appellent un chat un chat. Voici quelques-unes de ses sorties :
« Regardez ce qu’ils ont fait en Libye: c’est l’Otan contre le droit international. Voilà pourquoi je dis que l’Otan est devenue aussi une organisation terroriste. Puisqu’elle défie le droit international. »

« Ils ont tué Kadhafi. Ils ont aussi fait délibérément tuer certains de ses enfants ! Alors quand ils le font volontairement, c’est exactement ce que font les talibans et al-Qaida. Quelle est la différence ? »

Ou encore : « Méfiez-vous. Ils peuvent faire la même chose dans n’importe quel autre pays africain que la Libye. Nous devons toujours être prêts »
 

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, n’a jamais mâché ses mots. En retour, il a droit aux foudres de toute la presse atlantiste, gardienne des vertus d’un monde construit sur la prédation. Malheureusement pour cette presse, il n’y a pas la place, dans sa propagande, pour plusieurs dictateurs à la fois. L’impact est forcément divisé. Ils ont assez à faire avec Assad et Poutine pour l’instant. Ça tombait vraiment mal pour eux que le président zimbabwéen choisisse ce moment pour s’attaquer à l’OTAN et, surtout, aux entreprises anglaises présentes dans son pays, en rétorsion aux sanctions qui lui sont imposées. Et puis, que dire de plus qui n’ait déjà été dit sur le Zimbabwe et son président ? Il n’y aurait que des redites, qui n’auraient aucune portée.

N’ayant rien de neuf à se mettre sous la dent, ils se sont rabattus sur le gâteau d’anniversaire de Robert Mugabe. A l’occasion de ses 92 ans, le président zimbabwéen avait organisé une fête qu’ils qualifient de « festin ». A ces âges, on fête un anniversaire comme si c’était le dernier. Pas pour Mugabe. Ces « agapes » sont relatées en faisant appel à la crise alimentaire qui sévit dans le pays, dans lequel on nous décrit une population presque au bord de l’inanition, se sacrifiant encore plus pour le festin de son président. Nous n’en sommes pas encore au slogan « Mugabe affame son peuple », mais pas loin.

Bien entendu, la presse atlantiste ne voit aucun lien entre ce slogan tant de fois entendu, et l’embargo dont ces pays ont été, ou sont encore, victimes.

Réseau International














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