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Un colloque international sur « la promotion des valeurs de paix et de dialogue » s’est tenu, du 18 au 20 avril, à Sousse en Tunisie sous l’égide du gouvernement tunisien, de l’ISESCO et de l’Alecso, en présence du Premier ministre tunisien.

Dr Charles Saint-Prot, directeur général Observatoire d’études géopolitiques (Paris), a présenté une communication sur les aspects géopolitiques de la situation au Maghreb et dans la zone sahélo-saharienne

Il a notamment déclaré
  • La stabilité de la région sahélo-saharienne est menacée non seulement par des groupes terroristes mais aussi par des conflits qu’il faut s’employer à résoudre.
  • L’un de ces conflits les plus désolants est celui qui oppose l’Algérie au Maroc sur le Sahara marocain.
  • Reliquat de la guerre froide, le conflit artificiel sur le Sahara marocain est une source d’instabilité majeure.
  • Il a pour effet de paralyser la coopération intermaghrébine.
On sait que le résultat de ce conflit est le non-Maghreb qui a un coût considérable en matière économique (-2% de PIB annuel) ; social (perte de plusieurs centaines de milliers d’emplois par an) ; sécuritaire car ce conflit nourrit l’instabilité régionale dans la zone sahélo-saharienne.

En outre, de nombreux médias internationaux ont évoqué l’implication de militants du Polisario aux côtés de groupes terroristes comme AQMI et plus récemment DAECH. Par exemple, le récent démantèlement au Maroc d'une cellule terroriste se revendiquant de Daech a encore permis d'établir un lien avec le Polisario.

C’est dire le danger que le groupe séparatiste, entretenu par un régime algérien qui aurait mieux à faire, représente pour la région.

Or, le principal enjeu en matière de développement et de stabilité concerne l’avenir de l’ensemble maghrébin qui a des potentialités extraordinaires et doit être en mesure de s’organiser pour répondre aux défis de la mondialisation.

Un Maghreb apaisé et réconcilié, où l’État de droit serait consolidé, où – comme en Tunisie ou au Maroc – la société civile accompagnerait d’une manière dynamique les efforts d’un développement politique et global, un tel ensemble permettrait de jeter les bases d’une ambitieuse coopération interafricaine, une coopération sud-sud qui serait le préalable à une coopération nord-sud plus équilibrée.

OEG



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