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Créé officiellement le 26 décembre 1945 par la France du général de Gaulle, le franc CFA est aujourd’hui la dernière monnaie coloniale encore en activité. Quinze pays africains l’utilisent toujours et sont tenus de verser 50 % de leurs recettes d’exportations à la banque de France.

Un système monétaire régulièrement critiqué par des hommes politiques ou des économistes qui estiment qu’il freine le développement de l’Afrique.


Monnaie, Servitude et Liberté
Un ouvrage édifiant de Joseph Tchundjang Pouémi, qui décrivait avec grande précision, dès 1979, les modalités techniques de « la répression monétaire de l’Afrique » par les autorités françaises [1]. L’auteur explique ici comment « la garantie illimitée » et le fonctionnement du « compte d’opérations » sensé la mettre en œuvre sont de pures et simples hérésies monétaires destinées à capter les devises des Pays Africains de la Zone Franc au profit de l’économie française [2].

Aujourd’hui, chaque fois que les PAZF réalisent une recette d’exportation en devises, toutes ces devises sont confisquées par le Trésor Public Français, qui inscrit en contrepartie sur un « Compte d’Opérations », tenu dans ses propres livres, un montant d’€uros pour 50% de la contrevaleur de ces recettes d’exportation au crédit du pays pourvoyeur des devises. Ainsi, contre un simple jeu d’écritures bancaires, la France s’approprie des devises sonnantes et trébuchantes qu’elle n’a pas gagnées : un vrai « impôt CFA », dont le professeur Joseph Tchundjang Pouémi a été le premier économiste à mettre en évidence l’iniquité politique, l’aberration théorique, voire la nature d’escroquerie monétaire sans précédent dans les annales de l’histoire de la monnaie [3]. D’aucuns pensent que c’est la publication de cet ouvrage (« Monnaie, servitude et liberté – La répression monétaire de l’Afrique ») qui lui a coûté la vie, en décembre 1984, dans des circonstances « mystérieuses ».






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