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Dans le monde entier, la plupart des gens ne font plus confiance aux politiciens. Les scandales politiques, les complots et la corruption sont monnaie courante dans tous les pays et dans tous les partis : d’où la méfiance envers la majorité des politiciens de la part même de leurs partisans.

Beaucoup de gens pensent que la politique engendre nécessairement la corruption (un dicton bien connu dit " Le pouvoir corrompt "). Alors il n’est pas étonnant que les gens se méfient non seulement des politiciens mais aussi de la politique elle-même. Beaucoup ne vont même pas voter. Ils ne pensent pas que les élections changent quoi que ce soit d’important. L’absence de vote pour les élus est en fait une " motion de censure " contre le règne des élus.

Les gens qui sont dégoûtés de la duplicité des politiciens recherchent des politiciens dignes de confiance. Lorsqu’ils en trouvent, ceux-là aussi les déçoivent tôt ou tard. Pas étonnant que certains préfèreraient avoir un dictateur à un parlement. D’autres ne veulent pas de dictateur mais ne voient pas d’alternative : ils abandonnent et laissent la politique aux politiciens. Ce qui aggrave les choses car ce sont les politiciens recherchant plus leur pouvoir personnel que l’intérêt public qui gèrent la société.

Comment peut-on gérer la société sans représentants élus ? Lorsque tous les citoyens décideront de toutes les politiques, les politiciens seront superflus car leur travail est de décider pour les autres. Ils représentent les autres, et l’autorité de représenter les autres confère le " Pouvoir ". C’est le pouvoir et non la politique qui engendre la corruption. L’abolition du pouvoir signifie l’abolition de la corruption. Elle purge la politique de l’hypocrisie, de la duplicité et des conspirations.

Lorsque tous les citoyens décideront de toutes les politiques, nous aurons une Démocratie Directe (DD). Dans un tel système, personne ne représente les autres, personne n’est payé pour décider des politiques. Donc les coûts de la gestion publique diminuent énormément, mais l’intérêt des citoyens dans les affaires publiques augmente.

Aucun système politique ne peut résoudre tous les problèmes politiques. La croyance dans ce genre de remède miracle est une illusion. Il n’existe pas de remède de ce type. L’abolition du pouvoir résoudra un bon nombre de problèmes politiques, mais sûrement pas tous. Lorsque tout citoyen peut proposer, débattre et voter sur n’importe quelle politique, alors personne n’a autorité de décider pour les autres, et donc le pouvoir politique est aboli.

Le pouvoir, c’est comme une drogue. Ceux qui le prennent une fois, que ce soit au sein de l’Etat, d’une église, d’une municipalité, d’une école ou de la famille, ne peuvent plus s’en passer. De nombreux politiciens ont soif de pouvoir comme une fin en soi, et même ceux qui l’utilisent vraiment pour améliorer la société feront n’importe quoi pour l’obtenir.

DD abolit le pouvoir politique en interdisant à quiconque de décider de la politique pour les autres. Chaque citoyen possède une voix pour chaque politique, et ne représente que lui- ou elle-même. Personne ne représente personne d’autre.

Si une politique a des conséquences indésirables, alors ceux et celles qui ont voté pour en sont responsables. Pour éviter que de telles choses ne se reproduisent, les citoyens doivent découvrir ce qui les a conduits à cette mauvaise décision et réfléchir sur leurs motivations. Ceci permet aux gens de chercher les causes des problèmes politiques en eux-mêmes (et non chez les autres ou ailleurs), de les trouver et de les résoudre.

La Démocratie Directe peut se résumer ainsi : Tous les citoyens décident de toutes les politiques. Ceci abolit tout pouvoir politique car le pouvoir vient de l’autorité de décider des politiques pour les autres. Tous les citoyens ont le droit de proposer, débattre et voter sur toutes les politiques. La manière dont ils utilisent – ou non – ce droit ne dépend que d’eux-mêmes.

Les termes " politique ", " politicien ", " police " viennent tous de la même racine " polis " qui désignait les villes-états de la Grèce antique. Ces villes décidaient de leurs propres lois, justice, monnaie, armée et politique étrangère. Il existait de nombreuses " poleis ", chacune dotée de son propre système pour gouverner la cité, légiférer, développer ses politiques et son armée. Certaines villes furent nommées d’après le nom de leur fondateur : l’Empereur Constantin fonda Contantino-polis (Constantinople). Adriano-polis fut nommée d’après Adrien. Akropolis signifie " la cité haute ", bâtie sur les collines d’Athènes. Ce qu’une " polis " fait, c’est la " poli(s)tique ". Ceux qui décident de la politique sont les " poli(s)ticiens ". Les gens qu’on désigne pour faire appliquer les lois de la " polis ", c’est la police. On pourrait aujourd’hui remplacer le terme " polis " par " société ".






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