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Dans une interview à l’hebdomadaire tunisien L’Expert, le 19 janvier 2017, Charles Saint-Prot, le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris présente le bilan de l’année 2016 et propose une analyse pour 2017.

Tunis, 19/01/2017 (MAP) - Le Maroc, à la faveur d'une « vision globale de l'avenir », fait figure « d'exception » dans le sud de la Méditerranée, dont la plupart des pays « sont affectés par des menaces ou des désordres politiques », assure le chercheur français Charles Saint-Prot dans une interview parue, jeudi, dans l'hebdomadaire tunisien L'Expert .
« A l'exception du Maroc qui a préservé un équilibre institutionnel et social grâce à l'institution monarchique et à une vision globale de l’avenir (énergies renouvelables, développement économique, politique africaine...) les pays du Sud (de la Méditerranée) naviguent à vue », affirme le directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) de Paris dans une analyse prospective pour 2017.
Il stigmatise la persistance « des différends inutiles comme le complot séparatiste orchestré par le régime algérien au Sahara marocain », qui viennent s'ajouter aux conflits anciens, comme la Palestine, et les chaos dramatiques en Irak, en Syrie ou en Libye.

Par ailleurs, il estime que le contexte difficile dans la région « ne facilite pas les efforts de la Tunisie pour se redresser, d'autant que celle-ci doit vivre avec deux voisins difficiles », à savoir la Libye « livrée à l'anarchie » et « l'Algérie qui est une machine qui bouillonne en attendant l'explosion ».

L'Algérie reste « paralysée politiquement et en crise économique du fait de la baisse des cours du pétrole, ce qui a accentué un fort mouvement de mécontentement populaire », renchérit M. Saint-Prot.



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