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Au cours de l’histoire, les refroidissements climatiques furent des périodes d’effondrement de la production agricole, de troubles, guerres, épidémies, effondrement de civilisation, émergence d’empire.

Des scientifiques ont démontré que la théorie du réchauffement climatique était un « hoax » tel le physicien Duran sur son blog www.pensée-unique.fr. Les climatologues étudiant les cycles solaires prédisent un sensible refroidissement en ce début de siècle. Ces périodes fraîches ont jadis provoqué l’effondrement de la production agricole, des famines, épidémies, la migration de peuples entiers, la chute de brillantes civilisations et permis l’émergence de nouveaux empires.

La civilisation la plus puissante de l’histoire peut-elle subir le même sort que l’empire romain d’occident ? Miné par l’effondrement de son agriculture, des épidémies, il s’effondra sous la pression de hordes de migrants fuyant leurs terres devenues moins productives en raison d’un refroidissement climatique.

Qu’est-ce qu’un “refroidissement climatique” ? Conséquences agronomiques et humaines
Nous disposons de trois sources pour étudier le phénomène, des carottages dans des glaciers, les chroniques (ancien monde) et de rares relevés météorologiques.

Au cours de la dernière période « froide », les températures moyennes hivernales et estivales ne furent que respectivement d’environ 0,2°C et 0,4°C plus basses que l’actuel d’après des prélèvements réalisés dans les glaciers alpins.

Cependant, les chroniques relatent des événements terribles anéantissant les récoltes et provoquant des pénuries alimentaires. L’affaiblissement des organismes par la disette permettait le développement d’épidémies décimant les plus pauvres. Les successions d’années marquées par des événements climatiques exceptionnels provoquent de mauvaises récoltes, réduisent petit à petit les réserves alimentaires jusqu’à l’apparition de pénuries.

Les températures moyennes ne sont donc d’aucun secours pour appréhender la réalité des bouleversements climatiques puisqu’ils ne sont pas répartis de façon homogène sur cette période. Ils se concentrent sur des épisodes d’une vingtaine d’années au cours desquelles la modification de la circulation des masses d’air provoque de fortes gelées tardives, des étés froids, anormalement pluvieux, des hivers potentiellement rigoureux et aussi des sécheresses avec de véritables vagues de chaleur mettant en danger la survie de populations [1]. Les phases de refroidissement climatiques en Europe de l’Ouest sont des épisodes d’intense perturbation climatique qui ont permis aux glaciers de descendre dans les vallées. Ce phénomène n’est pas propre aux Alpes et a été constaté dans tous les massifs montagneux de l’hémisphère nord. À la fin de l’optimale climatique du moyen âge, les explorateurs chinois sillonnaient les océans, puis la société chinoise s’est recroquevillée sur elle-même au cours du refroidissement.

État du climat en ce début de XXIème siècle
Le climat s’est réchauffé depuis la sortie du petit âge glaciaire. À la fin du siècle dernier, le réchauffement s’est amplifié en raison de trois phénomènes :
  • Très faible activité volcanique, peu de particules et d’aérosols dans la haute atmosphère faisant écran au rayonnement solaire,
  • Maximum solaire,
  • Cycles océaniques de 65 ans en mode chaud dans le pacifique nord et l’atlantique nord. Aujourd’hui en 2017, les premiers signes du basculement des cycles thermohalins [2] en mode froid sont apparus en 2007 pour le Pacifique et 2012 pour l’Atlantique-Nord.
L’anticyclone des Açores – qui régule le climat ouest européen – est aux Bermudes l’hiver quand les eaux au large sont plus froides, et se rapprochent de nos côtes l’été quand les eaux sont plus chaudes. Le cycle froid implique des eaux plus froides au large de nos côtes modifiant la position de l’anticyclone des Açores ainsi que notre climat.

Après l’hyperactivité solaire du siècle dernier, le soleil a basculé dans des cycles de faible activité. Le cycle actuel (24), est le plus faible jamais enregistré depuis le premier cycle du minimum solaire de Dalton (1795-1830) [3]. Les astrophysiciens prévoient jusqu’à la fin du siècle des cycles solaires plus faibles encore. L’intensité d’un cycle solaire se mesure en comptant les tâches solaires. Ce nombre est une mesure indirecte de l’activité magnétique du soleil qui protège les hautes couches de l’atmosphère contre le rayonnement cosmique, favorisant ainsi la formation de cristaux de glace qui réfléchissent le rayonnement solaire.

L’apparition du minimum solaire a toujours provoqué dans les années suivantes un refroidissement. Comme le soulignait Jacques Henry [4] en 2016, « on se trouve donc très exactement à la charnière entre deux époques : une période d’opulence climatique et peut-être brutalement une période durable de froidure ». En ce début de siècle, nous entrons dans un nouveau cycle climatique laissant derrière nous 70 ans d’optimum climatique qui avait permis un accroissement sans précédent de la population mondiale et de la production agricole. Certains scientifiques mettent en garde contre un refroidissement sensible à partir de 2020. Le prochain hiver décennal est prévu en 2022 ± 2 ans. Il pourrait être rigoureux.

Les « réchauffistes » expliquent parfois la pause du réchauffement climatique par le réveil du volcanisme depuis 2010. Or l’influence d’une irruption n’excède pas 2 ou 3 ans. Toutefois, les particules et aérosols propulsés dans les hautes couches de l’atmosphère font naturellement écran au rayonnement solaire et sont susceptibles d’accentuer ponctuellement le refroidissement.

Si cette approche scientifique de par la longueur du refroidissement annoncé semble contredire l’étude du sujet par les chroniques, il convient de souligner que celles-ci insistent sur des faits marquants aux conséquences graves pour la société de l’époque et qu’un refroidissement n’est pas une glaciation.

Conséquences en matière de production agricole
Lors de l’accélération du réchauffement climatique à la fin du siècle dernier, la rouille brune [5], était devenu une maladie courante dans le Centre et l’Île-de-France. Depuis 2012, elle a été remplacée par la rouille jaune [6], maladie qui se cantonnait jusqu’alors au nord de la Seine.

Le mois d’avril est moins « poussant ». Le développement des cultures est retardé par des épisodes trop froids et un manque de luminosité. 2017 fut marqué par des gels d’épis en avril, de faible à modéré jusqu’à la destruction d’orges d’hiver dans le Barrois et le Plateau de Langres. 80% des parcelles ont été ensilées [7] pour nourrir le bétail en complément de l’herbe qui, elle aussi marquée par ces conditions trop fraîches, a pris du retard dans son développement, laissant présager une récolte de fourrage médiocre. Les terres de l’Est ont été frappées pour la quatrième année consécutive par les aléas climatiques.

Les gels tardifs ont également touché les vergers (de 50 à 100% de pertes), la vigne, le blé, le colza, le maïs, etc. de l’est à l’ouest de la France et du nord au sud. La situation dans le reste de l’Europe de l’Ouest est comparable. Suite à un hiver froid et sec, un déficit hydrique d’une centaine de millimètres par rapport à la moyenne était constaté. Les pluies de mai et juin ne compensant jamais l’évapotranspiration [8], on peut estimer que nous sommes en situation de sécheresse agricole dans de nombreuses régions françaises et ouest-européennes. Les récoltes s’annoncent médiocres après une année 2016 apocalyptique en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues, occasionnant la perte de moitié de la récolte de blé française (20 millions de tonnes à l’échelle européenne), la perte de fourrage aussi, suite d’une canicule affectant les cultures d’été, année faisant suite à 2015 marquée par une canicule précoce qui amoindrit la récolte de céréales d’hiver dans les terres à faible réserve hydrique [9].

Les prévisions du stock de blé français de fin de campagne (juste avant la nouvelle moisson) oscillent entre un et deux mois de consommations (humaines, animales, industrielles). Les prévisions du ministère de l’agriculture sont supérieures mais il semble évident qu’il surestime substantiellement les disponibilités en ferme. Les stocks pléthoriques de la fin des années 80 sont bien loin derrière nous à l’échelle française mais aussi européenne.

Si depuis 2012 les aléas climatiques ont plutôt épargné les autres bassins de production, le Kansas (premier état américain producteur de blé) a été frappé cette année par un gel du blé sur une partie de son territoire, puis, ailleurs par 60 cm de neige sur des céréales à un stade avancé, cassant des tiges. L’Inde a supprimé ses droits de douanes sur le blé, et n’est donc plus auto-suffisante. Outre ces nouvelles significatives, de nombreuses autres de moindre importance laissent supposer que la tension du bilan mondial pourrait bientôt être du niveau 2008/2011.

Pendant cette période, le cours du complexe du blé, maïs et riz, principales céréales utilisées pour l’alimentation humaine, flambèrent en raison d’aléas climatiques dans les principaux bassins de production. La pénurie d’une de ces productions fait flamber les deux autres. Si dans les pays développés, la hausse du blé (donc du prix du pain) ne modifie pas le comportement des consommateurs, dans les pays pauvres, le maïs et le riz se substitueront partiellement au blé devenu inabordable. C’est pourquoi les cours de ces céréales sont liés et que l’on parle de complexe. De 1992 à 2006 son cours moyen fut de 130$/t. Il bondit en juin 2008 à 380$/t, se détendit progressivement pour atteindre environ 200$/t, pour rebondir en 2011 à 280$/t. Depuis lors, son cours n’a cessé de baisser tout en restant à des niveaux anormalement élevés par rapport à la période de référence. L’analyse des marchés laisse supposer que les cours du blé sont à nouveau sur le point de flamber. Le retour des pluies en ce début juin en Europe de l’Ouest détend un peu le bilan sans toutefois écarter le spectre d’une nouvelle crise dès 2017/2018.

Conséquences économiques et sociales de la crise 2008/2011
La crise 2008/2011 a déclenché les Printemps Arabes, des troubles sociaux jusqu’en Asie, l’impressionnante vague migratoire vers l’Europe et fragilisé la trésorerie des éleveurs, contraints d’acheter des céréales très chères tout en ne pouvant répercuter cette hausse de leurs coûts de production à leurs clients.

Prenons l’exemple de l’Égypte, pays de 90 millions d’habitants concentrés sur l’étroite Vallée du Nil et quelques Oasis. Son autonomie alimentaire n’est que de 30%. L’état a mis en place une sorte de carte de rationnement pour 70% de la population permettant d’acheter des produits de base dans des magasins subventionnés. Hors de ces établissements, ces personnes ne peuvent acheter les produits alimentaires importés car trop chers.

2008 fut un double choc pour le pays. Outre la crise économique qui a fait chuter ses recettes, ses dépenses ont explosé pour subventionner l’alimentation des plus pauvres. Les finances publiques étant exsangues, l’état a été contraint d’augmenter le prix de vente de l’alimentation subventionnée. Cette décision a provoqué la chute du régime. En 2011, la nouvelle flambée des cours a fait tomber le nouveau gouvernement.

L’augmentation mondiale du prix de l’alimentation depuis 2008 dégrade le niveau de vie de milliards d’individus de par le monde. Elle explique en partie ces grands mouvements migratoires vers les pays riches. Des millions de personnes ont pris la route de l’exode vers l’Eldorado dans l’espoir d’y travailler et d’aider leur famille au pays.

Comment la « gouvernance mondiale » a-t-elle géré la crise 2008/2011 ?
En 2012, la gouvernance mondiale s’est penché sur le problème. Nos éminences ont pointé presque toutes les raisons possibles, trouvé les idéologies rendant possible ces anomalies, décidé de ne pas engager de guerre idéologique (inutile d’ailleurs puisque les événements les remettent toutes en cause), ont invoqué l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique et décidé d’interdire la spéculation sur les marchés à terme. Puisqu’en situation de pénurie, les cours s’emballent et le feront toujours, ils ont simplement décidé de briser le thermomètre pour masquer la faillite programmée de toutes les idéologies soutenant cette gouvernance mondiale :

La mondialisation ultra-libérale – Privée de la menace des chars soviétiques, celle-ci ne se sent plus obligée de réguler les prix des denrées de base sur les marchés mondiaux ni d’aider au développement de l’économie et des cultures vivrières locales pour éviter que les pays pauvres passent au Bloc de l’Est. Au nom de la loi du plus fort, elle ruine les plus faibles, génère une instabilité politique grandissante, des guerres, des crimes…

L’alter-mondialisme – En voulant obliger les agriculteurs à produire bio pour sauver la planète, il réduit drastiquement la productivité et accélère la survenue de la pénurie mondiale.

L’islam – La montée du fanatisme religieux amène l’ensemble de la société à ne plus réfléchir qu’en terme de licite et illicite, occultant ainsi les vrais problèmes et obligeant les dirigeants à les suivre pour éviter de se faire éjecter. Une des conséquences est l’éviction des femmes de la vie économique, sommées de rester à la maison pour procréer, provoquant la baisse des revenus des ménages et l’augmentation du nombre de bouches à nourrir. La précarité des familles augmente d’autant plus que là où les fanatiques règnent. La femme ne peut même plus participer à l’économie vivrière de la famille réduisant ainsi la production locale. La femme ne peut plus aller à l’école, favorisant ainsi l’émergence d’une jeunesse inculte et docile à l’endoctrinement. Il se crée alors un fort différentiel de situation financière entre les familles fanatisées et leurs voisines qui conduit à des violences contre les apostats ou les mécréants, à des situations de troubles civils voire de guerres civiles. Le fuite des personnes instruites ne fait qu’aggraver la crise en l’installant dans le long terme. Le fanatisme se nourrit de l’aggravation de la crise en exigeant plus de soumission qui génère plus de catastrophes. Le pays s’enfonce dans une spirale infernale de misère et de violence.

Le vrai problème est la trop grande dépendance de certains pays par rapport aux importations de denrées alimentaires. Au second rang, vient une offre mondiale ponctuellement amoindrie par des aléas climatiques.

Perspectives pour la crise à venir
Des états ont réagi pour réduire leur dépendance alimentaire et investi massivement dans l’agriculture tels que l’Arabie Saoudite qui a annoncé courant 2016 son autonomie alimentaire grâce à la délocalisation de sa production en Afrique et en Asie. La Chine aussi externalise sa production agricole. Des multinationales spécialisées dans l’exploitation agricole se disputent les terres d’Afrique Noire et d’Asie.

Il est difficile d’évaluer les conséquences réelles du développement de ces multinationales. Pour l’instant les états y trouvent leur compte en raison de la création d’infrastructures, d’emplois agricoles et industriels dans l’agro-alimentaire ainsi que parfois la fourniture de denrées de première nécessité en guise de loyer. Les altermondialistes s’opposent à ce développement mais puisqu’ils prônent une agriculture durablement sous-productrice dans la dernière région du monde en forte progression démographique. Les ONG occidentales sont en perte de vitesse. Est-ce une bonne chose ? – OUI. Les petits agriculteurs, libérés de la propagande écolo, vont pouvoir accroître leur production et leurs revenus.

La mise en production de nouvelles terres agricoles contrebalance à l’échelle mondiale les pertes de production liées au refroidissement climatique mais ces régions ne produisent guère de blé. Or le pain est un aliment culturel à la symbolique forte dans les cultures européennes et arabo-musulmanes. Alors que toutes les civilisations ont réussi à maîtriser leur démographie vers une révolution verte, les pays islamiques n’ont cessé d’accroître leur dépendance alimentaire en raison d’une forte natalité. Leur conception hors du temps de la place de la femme dans la société, ainsi que les coûts stratosphériques de la lutte contre le fanatisme, bloquent leur développement agricole et industriel. Cette lutte à bien des égards se révèle impossible puisque modérés et fanatiques partagent les mêmes références religieuses. La crise économique mondiale tarit les sources de financement de ces états en raison de la baisse des cours des matières premières exportées. Ces pays en 2017 sont généralement dans des situations bien plus précaires qu’elles ne l’étaient entre 2008 et 2011.

Dans ce contexte d’états en quasi faillite, toute nouvelle flambée des cours du blé provoquerait des émeutes, voire des révolutions si nous revenons sur les niveaux de prix de 2011 ou pire 2008. Les flux migratoires s’intensifieraient.

Du côté de l’Europe de l’Ouest, la situation n’est guère brillante. En France par exemple, près de 100% des éleveurs sont dans une situation financière critique, au moins 70% des céréaliers le sont aussi, les arboriculteurs, les vignerons ont été touchés cette année, les maraîchers dans une moindre mesure en raison du cycle court des légumes permettant de faire plusieurs récoltes sur une saison. Si les cours de céréales venaient à flamber, les éleveurs de volailles et de porcs seraient vite confrontés à une détérioration de leur situation financière faute de pouvoir répercuter cette hausse à leurs acheteurs provoquant des faillites en chaîne chez leurs fournisseurs se propageant des fabricants d’aliments du bétail aux négoces ou coopératives céréalières, pour enfin atteindre les céréaliers, dont les premiers clients sont les éleveurs. Nous nous trouverions alors dans une situation d’effondrement du secteur agricole comparable à ce qui s’est passé lors de la chute du bloc soviétique. Cette situation pointe encore l’échec du libéralisme désireux de tout réguler selon la loi du plus fort. Si l’État n’intervient pas pour obliger la grande distribution à accepter que les éleveurs répercutent la hausse de leurs coûts de production, toute la filière saute, entraînant avec elle l’agro-alimentaire, compétitive parce que localisée au cœur des bassins de production. Si demain, tout doit être importé, ces entreprises disparaîtront ou délocaliseront. Nous sommes à l’aube d’une crise systémique des filières agricoles.

Autre aspect : l’alcool-carburant à partir de céréales a été décidé pour la qualité de l’air et stabiliser les filières céréalières en consommant les excédents de production. En cas de pénurie de blé, il aurait dû être prévu l’incorporation d’alcool-produit par la pétrochimie en remplacement de l’alcool-agricole pour éviter la flambée du marché. Les mondialistes s’y opposent farouchement car il s’agit d’une intervention de l’état sur le marché mondial donc d’une distorsion de concurrence. Les altermondialistes sont contre car il s’agit d’une énergie non renouvelable, générant du CO2, menaçant la terre d’un réchauffement fictif. Pourtant la création d’une filière mixte à incorporation variable d’alcool-agricole aurait eu le mérite d’éviter la flambée des cours mondiaux. La filière Diester [10] est quant à elle neutre puisque les tourteaux de colza réduisent les importations européennes de protéines végétales. En cas de forte pénurie de blé sur les marchés mondiaux et européens, nous serons en pénurie de pain et d’essence puisque monter une filière d’alcool pétrolier ne se fera pas en quelques jours.

De plus, alors que toutes les civilisations cherchent à accroître leur production agricole et industrielle, l’Europe occidentale, converti à l’écologie, inconsciente de la tension grandissante sur les marchés mondiaux des céréales, rêve d’en finir avec l’agriculture productiviste. Les extrémistes veulent la convertir au « bio » ce qui diviserait instantanément sa production par 2. Les modérés veulent interdire les fongicides puisqu’ils ont entendu parler de la révolution des biostimulants. Si un témoin non-traité produit 50q/ha, les phytosanitaires génèrent un gain de 20% soit 60q/ha quand les biostimulants offrent 5 % soit 52,5q/ha soit une réduction de 13% de la production dans un contexte déjà tendu. Il s’agit bel et bien de la voie d’avenir susceptible de remplacer le chimique, toutefois à ce jour, elle n’est pas en mesure de le faire.

Dans les pays islamiques, puisque la préoccupation majeure des habitants est de lutter contre le « haram » (illicite), les politiques organisent sa traque. De même en Europe, puisque l’environnement est l’une des préoccupations majeures des occidentaux, les politiques se surpassent avec lois toujours plus éco-compatibles, augmentant ainsi les surfaces d’intérêt écologique au détriment des surfaces en production, décrétant une réduction de la consommation de phytosanitaire pour 2022 par le Grenelle de l’Environnement sans se soucier de la capacité des acteurs à s’y adapter. Dans le cas présent, sur le terrain, il y a de nombreuses difficultés puisque les matières actives sont sorties uniquement sous la pression écolo sans se soucier des besoins des producteurs tout en ralentissant l’homologation de nouvelles molécules amenant une stagnation de la production bien avant 2015. Nous sommes dans une dynamique de baisse de la production agricole pour des raisons idéologiques. Cette tendance sera aggravée par le climat et les nouvelles lois que Monsieur Hulot et consorts ne manqueront pas de faire passer contre l’agriculture qualifiée de productiviste par ces fanatiques imbéciles.

Alors que les pays importateurs sont dans une situation plus précaire que jamais, que les agricultures ouest-européennes souffrent déjà d’un refroidissement à peine perceptible, que les technocrates redoublent d’imagination et de vice pour parachever la déstabilisation de la production, les scientifiques étudiant les cycles solaires prédisent qu’à partir de 2020, le refroidissement sera sensible. En d’autres termes, les aléas climatiques, dans toutes les régions tempérées et continentales, vont se multiplier, provoquant des pertes de productions au risque de provoquer des pénuries majeures, jetant des dizaines de millions de personnes sur les routes en direction de l’Europe, de la Russie et dans une moindre mesure, du Canada et des USA.

Pendant ce temps-là, au G7, on discute encore de protocoles pour lutter contre le réchauffement climatique et on s’indigne du refus du Président Donald Trump de ratifier le Traité de Paris !

À ce stade, inutile de commenter l’événement. Toutefois, il est nécessaire d’analyser la scène politique française. Sur onze candidats à l’élection présidentielle, aucun opposant sur le sujet. Plus de 4.000 candidats aux Législatives, aucune voix ne se fait entendre. D’où la pénible certitude que nous vivons dans une idiocratie.






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