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Une piqûre très opportune de rappel politique et citoyen entreprise par l'émission hebdomadaire consacrée aux MRE "Faites entrer l'invité" de Radio 2M (en partenariat avec Yabiladi) concernant la nécessaire participation et représentation politiques par rapport au Maroc des citoyens marocains établis à l'étranger.

Un an après la nouvelle éviction des citoyens MRE du scrutin législatif du 7 octobre 2016 sous des prétextes fallacieux, et à quelques jours de l'ouverture solennelle de la nouvelle année parlementaire, espérons que le message citoyen livré par les participants au débat, parvienne à toutes les instances et milieux concernés pour que cette injustice flagrante qui touche les citoyens MRE, soit enfin supprimée.

Ci-après, la couverture du débat par « yabiladi », précédé de l’audio 2M « Faites entrer l'invité » en espérant que tous les responsables du secteur MRE, en particulier son volet politique, l'écoutent. (Abdelkrim Belguendouz)

« Faites entrer l'invité » Radio 2M

Emission spéciale MRE : Loin du Maroc, loin des urnes ? (Yabiladi)
L’émission «Faites entrer l’invité», diffusée sur Radio 2M, s’est interrogée sur la participation des MRE à la vie politique du royaume, notamment lors des dernières élections législatives. Les invités regrettent un «problème de volonté politique évident».
Près d’un an après les élections législatives au Maroc, l’émission de Radio 2M «Faites entrer l’invité», présentée par Fathia El Aouni et Mohamed Ezzouak, directeur de publication de Yabiladi, est revenue sur la participation des Marocains résidant à l’étranger à la vie politique du royaume.
L’occasion pour Fathia El Aouni de rappeler que l’article 17 de la Constitution de 2011 consacre le droit des MRE à être électeurs et éligibles : «Les Marocains résidant à l’étranger jouissent des droits de pleine citoyenneté, y compris le droit d’être électeurs et éligibles. Ils peuvent se porter candidats aux élections au niveau des listes et des circonscriptions électorales locales, régionales et nationales. La loi fixe les critères spécifiques d’éligibilité et d’incompatibilité. Elle détermine de même les conditions et les modalités de l’exercice effectif du droit de vote et de candidature à partir des pays de résidence.»
Soulignant un «débat qui perdure depuis des années» et un «symbole de la citoyenneté, un lien fort qui va au-delà de l’attachement au pays», Fathia El Aouni a insisté sur la déception des membres de la diaspora marocaine de ne pas avoir participé aux dernières élections législatives.
Une communauté «exclue»Président du Centre euro-méditerranéen migration et développement (EMCEMO), basé à Amsterdam et représenté à Tanger et Bruxelles, Abdou Menebhi abonde dans le même sens : «C’est un combat pour la citoyenneté que nous avons toujours revendiqué, depuis des années, surtout lorsque certaines conclusions ont appelé le Maroc à changer sa politique d’immigration.» Il déplore toutefois l’absence d’une «volonté politique», un «combat pour le droit à la citoyenneté aujourd’hui dépassé». Pour Abdou Menebhi, «les intérêts portent seulement sur les investissements [des MRE], pas sur les citoyens, pas sur les personnes en tant que telles».
Salem Fkire, président de l’association Cap Sud MRE, basée en France, confirme : «Il y a un problème de volonté politique au Maroc, c’est évident. Il y a une volonté claire de la non-participation des MRE [à la vie politique]. (…) La problématique, c’est que nous en sommes aujourd’hui à la troisième, quatrième génération de Marocains résidant à l’étranger. Les Marocains qui sont nés ici (en Europe, ndlr) n’ont pas l’obligation et la nécessité viscérale de se sentir attachés à la nation.»
Le président de Cap Sud MRE soulève également un paradoxe relatif à la politique continentale du Maroc : «Nous sommes l’une des seules nations africaines à exclure sa communauté à l’étranger. Les Marocains d’ici se sentent incroyablement exclus de leur nation d’origine.»
Abdou Menebhi table lui sur la manifestation d’une volonté royale : «Je pense qu’il n’y aura pas de participation politique de la diaspora s’il n’y a pas de discours royal», croit savoir le président de l’EMCEMO. Il n’y aura pas non plus de participation politique de la diaspora si ceux qui la représentent n’en font pas partie, estime Salem Fkire. «Comment peut-on parler de quelque chose qu’on ne connaît pas, même lorsqu’on a fait ses études à l’étranger ? Les Marocains qui étudient en France ou ailleurs ne sont pas considérés comme des MRE en tant que tels. Si le Maroc fait seulement appel à eux pour investir, ils ne viendront plus», redoute-t-il. Par Solène Paillard / Yabiladi. 





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