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Dans les conclusions de son enquête menée en novembre 2017 auprès de 772 officines dans lesquelles un patient-mystère venait demander du paracétamol à 1 g et un médicament antirhume, l’UFC-Que Choisir émet des préconisations comme « l’élargissement de la distribution des médicaments sans ordonnance aux parapharmacies et à des espaces dédiés dans les grandes surfaces, sous la surveillance d’un pharmacien diplômé. 

Cette mesure permettrait (…) jusqu’à 250 millions d’euros d’économies pour les consommateurs (…). »

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) réagit le 22 mars dans un bulletin d’information en rappelant qu’une étude autrichienne publiée en décembre 2017 a analysé l’impact économique de la dérégulation de l’OTC dans les pays où la vente de ces médicaments a été libéralisée. Le syndicat livre une analyse de cette étude.
  • Prix des médicaments : aucune réduction de prix de manière durable n’a été observée à la suite des mesures de déréglementation ;
  • Concurrence : la libéralisation du marché a conduit à la constitution d’un oligopole et a fait disparaître les plus « faibles » ;
  • Désertification pharmaceutique : le nombre de points de vente a uniquement augmenté dans les zones urbaines ;
  • Sécurité des patients : peu regardants sur la qualification de leur personnel, les points de vente laissent à désirer en matière de conseil, de contrôle de l’observance, d’informations sur la iatrogénie et autres interactions médicamenteuses. 
Le cas particulier du paracétamol
A propos spécifiquement du paracétamol, la Suède a suspendu en 2015 sa vente en grandes surfaces après avoir constaté une augmentation de 40 % en quatre ans des cas d’intoxications liés à une trop grande consommation de ce médicament, rappelle la FSPF.




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