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J’aime poser les questions qui fâchent et titiller les neurones collectifs. Cette année, mon fils a l’âge que j’avais quand j’avais le sien ! Même les pas forts en math devraient réussir à suivre !!

Quand j’avais 10 ans, le gardien de l’équipe de foot c’était Joël Bats. L’attaquant vedette, c’était Platini. Nous étions en 1984 pour l’euro, en 1986 pour la Coupe du monde. Je me prenais pour Joël Bats et mon grand-père, bien brave, jouait mon jeu en me tirant des penaltys que j’arrivais à arrêter.

Le football était déjà le sport fédérateur qu’il est toujours aujourd’hui.

J’étais en CM2, à l’école Jules Ferry (cela ne s’invente pas) à Montreuil, dans le « neuf-trois » comme on dit désormais. École populaire d’un quartier populaire d’une ville populaire.

Je n’étais pas mauvais au foot, loin de là. L’un des « bons » de la cour de récré. Au tournoi des écoles de fin d’année, notre équipe est allée en finale, mais… je n’ai pas joué cette finale. Il fallait laisser sa place à d’autres, pour que tout le monde joue.

Le directeur de l’école, un colosse du nom de Monsieur Petit (ce qui ne s’invente pas non plus), m’a consolé. Il m’a gentiment expliqué que c’était important que je laisse ma place à d’autres, parce que « j’étais bon à l’école », que je « travaillais bien », et « tu sais Charles tu t’en sortiras avec les études dans la vie, les autres, eux, pour pouvoir réussir, ils n’ont que le foot et le sport, c’est pour ça qu’ils jouent plus que toi, il faut que je les encourage, que je leur montre qu’ils peuvent aussi réussir ».

Ce jour-là, j’ai appris plusieurs choses.

Tout d’abord, j’ai reçu une leçon de socialisme appliquée.
Ensuite, une leçon de discrimination scolaire positive à mon détriment.
Également un cours de bienveillance et d’intelligence pédagogique.

Mais aussi la certitude que les enfants de CM2 peuvent comprendre bien plus de choses que beaucoup d’adultes ne prennent même pas le temps d’expliquer.

Sans oublier le fait que l’on doit montrer à nos enfants qu’ils ne sont pas que des « bons à rien et mauvais en tout » ! Qu’ils peuvent réussir, parfois et même souvent très souvent différemment les uns des autres.
Que de temps perdu et richesses humaines gâchées.

Enfin, j’ai compris que l’éducation et l’instruction étaient la base, une base qui, pourtant déjà, vivait ses premières difficultés pour réussir à faire passer les connaissances dans des conditions pas toujours faciles.

Depuis ce jour-là, j’ai la conviction que le foot et le sport sont une chance pour les immigrés. C’est une certitude et c’est une bonne chose. Mais ce n’est évidemment pas suffisant.

L’idéologie c’est donc de dire que « l’immigration est une chance pour la France » et lorsque l’on voit la réalité et l’état de notre propre pays, des violences post-finale, avec un bilan de 3 morts (en rien lié à la couleur mais à la bêtise humaine qui ne connait aucune frontière) tout de même, on sait que cette affirmation sera au mieux clivante, au pire rejetée par un grand nombre.

Peu importe qu’elle soit vraie ou fausse ou partiellement un peu des deux à fois.

L’important c’est que cette affirmation n’est plus perçue comme étant « vraie ».

Les bien-pensants peuvent se rouler par terre en hurlant à la peste brune, notre brave Yann Moix faire un film sur nos gentils migrants de Calais, la réalité c’est qu’ils sont de plus en plus seuls, en France… mais partout dans le monde et en Italie, et aux États-Unis, et en Hongrie, et évidemment en Croatie ! Je peux vous dire que le Croate a une patience toute relative vis-à-vis d’un comportement pénible d’un étranger et que vous n’avez pas intérêt à faire le mariole avec le policier croate. De vous à moi, et pour tout vous dire, je n’ai pas trouvé les Croates particulièrement sympathiques et accueillants, mais c’est un autre sujet. Partout on construit des murs.

Les excès non gérés conduisent fatalement à d’autres excès proportionnellement inverses, ce qui est une constante humaine historique valable depuis la nuit des temps. Ne pas tenir compte de cette quasi-loi est, pour nos dirigeants politiques, absolument consternant. Trop de ponts aujourd’hui préparent les murs de demain, qui engendreront les ponts d’après demain.

Pour éviter l’assimilation de la « diversité » à la « chienlit », il faut simplement faire en sorte de sanctionner les comportements répréhensibles et cesser notre permissivité permanente nuisible à tous. Un voleur est un voleur. Un pilleur un pilleur, un violeur un violeur. Rien de plus et surtout rien de moins.

Le sport, la « chance » pour les immigrés.

Néanmoins, nous pourrons tous nous accorder sur le fait que le sport est une manière de « s’en sortir » pour les immigrés et de façon générale pour nos gamins issus des quartiers « populaires ».

Nous devrions également nous accorder sur le fait que ce n’est pas parce que l’on est un immigré ou fils d’immigré que l’on doit aimer le sport !

Le sport ne doit pas être l’alpha et l’oméga de nos non-politiques volontaristes d’intégration et d’assimilation. Ceux qui veulent discourir sans fin sur les différences entre ces deux termes pourront le faire dans les commentaires en bas de cet article.

La conclusion logique de tout cela est également très simple. Le sport ne peut pas remplacer l’école. 

Si le sport est la façon la plus évidente de tenter de s’en sortir de nos concitoyens les plus « récents », nous ne devons pas laisser au sport le rôle de l’école, ni même celui de la « famille ». Les entraîneurs bénévoles de foot ont souvent un rôle qui se rapproche presque de celui du père-qui-n’est-pas-là.

Au bout du compte, l’immigration ne peut être une chance pour la France qu’à partir du moment où le foot n’est pas la seule chance que nous laissons à nos « immigrés ».

L’immigration ne peut être une chance qu’à la condition que l’école soit une chance pour tous d’exprimer le potentiel maximum de chacun. Elle ne peut-être une chance qu’avec de l’éducation, de l’instruction, du savoir et de la connaissance. C’est d’ailleurs valable pour tous. Encore plus crucial pour nos nouveaux arrivants.

Pour cela, il faut sortir des postures idéologiques stupides qui nous empêchent de penser l’immigration, l’intégration, l’éducation et l’instruction, des postures idéologiques dramatiques collectivement qui ont pour conséquences la chienlit ambiante qui prévaut dans ce pays, et l’abandon de toute ambition réelle pour nos enfants.

Élever nos enfants pour les élever au plus haut n’est pas une option. C’est notre obligation collective. Notre devoir d’adulte.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


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