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Le nouveau président colombien, entré en fonction depuis hier (lundi 8 octobre 2018), ne veut pas céder à la tentation d’une fermeture de la frontière avec le Venezuela. 

La Colombie ne cédera pas à la tentation d’une fermeture de ses 2400 kilomètres de frontière avec le Venezuela malgré l’arrivée massive de migrants qui fuient la situation économique désastreuse de leur pays. C’est ce qu’a déclaré hier (lundi 8 octobre 2018), Yvan Duque, le nouveau président colombien élu en juin dernier et entré en fonction hier.

© R/S Yvan Duque, 
le nouveau président colombien élu en juin dernier et entré en fonction lundi 8 octobre 2018.

Yvan Duque a expliqué que face à cette vague de migrants, son pays continuera à agir en conformité avec les droits de l’homme. Depuis son élection le nouveau président de Colombie, exerce une forte pression sur la "dictature" de Nicolas Maduro, le président du pays voisin. Mais affirme que son pays devra résister à toute forme de rejet des migrants : "ni xénophobie, ni fermeture des frontières", dit-il.

© Maurice Nagou La ville frontalière de Cucuta en Colombie.
Une vague exceptionnelle de migrants

Yvan Duque a reçu lundi 8 octobre 2018, Filippo Grandi le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés. Ce dernier a estimé que "l’attitude actuelle de la Colombie est "un exemple pour toute la région" et que les Nations-Unis continueront à apporter leur soutien. Dimanche (7 octobre 2018), Filippo Grandi avait visité le pont Simon Bolivar à Cucuta ville frontalière avec le Venezuela. Il a constaté ainsi personnellement le flux important et complexe de réfugiés vénézuéliens.

L'ONU affirme que selon ses statistiques, quelques 1,9 million de personnes ont laissé le Venezuela depuis 2015. 800 00 sont restés en Colombie. Les autres ont continué leur route vers l'Équateur le Pérou le Chili ou encore le Brésil.





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