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L’Algérie est le seul pays au monde où la Gendarmerie Nationale escorte les braconniers qui viennent d'Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes-unis pour exterminer en toute quiétude et sous très haute protection la faune sensée être protégée. 

Déjà en 2016, un lanceur d’alertes saoudien, qui active sur les réseaux sociaux et qui suit de près les frasques de la famille royale saoudienne, affirme que «le gouvernement algérien donne aux princes le droit d’anéantir la faune sauvage dans le désert algérien par ses massacres de l’outarde, de la gazelle et du mouflon». Il précise que plusieurs fois par an avec une escorte de la gendarmerie nationale, les enturbannés du Golfe ont la permission de chasser dans de vastes zones sans aucun contrôle pour protéger l’environnement». Il poursuit, en ajoutant que «le coût de chaque déplacement des nababs est d’environ 500 millions de riyals et comprend le transport, les frais de campement et de subsistance». 


L’internaute fait savoir que le prince Ibn Nayef «habite dans de véritables palais mobiles et roule en 4×4 spécialement fabriqué pour lui». Le lanceur d’alertes rapporte qu’«il arrive à Ibn Nayef de jeter tout un repas qui a coûté des millions après avoir soudainement décidé d’aller déjeuner dans un autre endroit où il a préparé une autre table au même coût».

Ces révélations ont été reprises par de nombreux médias arabes. Ce n’est pas la première fois que les parties de chasse organisées par les princes saoudiens et autres émirs du Golfe dans le Sud algérien, sont dénoncées par les médias, y compris en Algérie, à cause de leurs effets destructeurs sur la faune protégée. Ce braconnage avait cours déjà dans les années 1980, menaçant d’extermination de deux espèces de la faune saharienne, protégées par la loi algérienne, les outardes et les gazelles.

Ces parties de chasse se déroulent aux environs de Laghouat, Aflou et El-Goléa, où les princes des monarchies pétrolières du Golfe séjournent fréquemment, avec leurs fauconniers, transportés par vols spéciaux, dotés de tout un attirail acheminé par des convois de 4×4, avec des camions citernes pour les réserves d’eau et de carburant, la nourriture en quantités astronomiques, des générateurs pour la production d’électricité, des équipements de télécommunications, tout cela pour écumer la faune saharienne et massacrer des centaines d’outardes et de gazelles qui étaient embarquées et expédiées vers les pays du Golfe.


Ce même scénario se poursuit malgré les dénonciations des populations locales et des associations environnementales. Ces massacres se poursuivent avec la complicité de l’Etat algérien qui accordent les autorisations de chasse ou plutôt de braconnage aux émirs du Golfe. Source 


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