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L’avion de type Gulfstream IV du président Abdelaziz Bouteflika, a atterri hier soir à 20h14, annonce GVA Dictature Alert, le compte Twitter automatique qui enregistre les allées et venues à l’aéroport de Genève des avions officiels utilisés par les gouvernements estampillés autoritaires.

Comme annoncé jeudi dernier, le 21 février, par un communiqué de la présidence algérienne, Abdelaziz Bouteflika est arrivé, dimanche à 20h14, à l’aéroport de Genève, où il compte effectuer des «contrôles médicaux périodiques» selon l'agence algérienne APS.

Selon GVA Dictature Alert, le compte Twitter automatique qui enregistre les allées et venues à l’aéroport de Genève des avions officiels utilisés par les gouvernements estampillés autoritaires par «l’indice de démocratie» établi par The Economist, Abdelaziz Bouteflika est arrivé à Genève à bord du luxueux Gulfstream VI.

Au pouvoir depuis 1999, le président Bouteflika, se rend régulièrement à l'étranger pour des «contrôles médicaux périodiques», depuis un AVC dont il a été victime en 2013 et qui l'a cloué dans un fauteuil roulant. Le dernier séjour médical de Bouteflika en Suisse remonte à fin août dernier. Il y avait passé cinq jours. Aucun détail n'avait été communiqué sur le type d'examens subis ni sur l'hôpital dans lequel il s'était rendu.

Cette fois, le déplacement de Bouteflika à l’étranger intervient alors que l’Algérie connaît des manifestations monstres en protestation contre la candidature de ce dernier à un cinquième mandat à la tête d’un Etat algérien en déliquescence continue.

Face à cette flambée contestataire, les autorités ont à nouveau eu recours à la méthode radicale pour tenter de mater les manifestations. Les arrestations, voire les bastonnades, n’ont épargné ni les simples citoyens pacifiques, ni les leaders de mouvements politiques, à l’instar du mouvement Mouwatana de Soufiane Jilali, interpellé hier dimanche 24 février, pas plus d’ailleurs que l’ex-leader du Front islamique du salut (FIS), Ali Belhadj, violemment agressé par des policiers en civil, samedi dernier, à proximité de son domicile familial, situé en banclieue algéroise. 

En panne de mobilité et de toute capacité d'élocution, Abdelaziz Bouteflika ne "se rappelle" à l'opinion publique algérienne qu'à travers ses "examens médicaux périodiques" effectués à l'étranger. L'annonce de sa énième candidature à la présidentielle prévue le 18 avril prochain, malgré ses vingt ans au pouvoir et son triste bilan (1000 milliards dilapidés!), exaspère davantage un peuple algérien frère appauvri, qui continue d'être dirigé d'une poigne de fer. 



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