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Saloua Karkri-Belkeziz, la Présidente de l’Apebi (Fédération marocaine des technologies de l’information, de la communication et de l’offshoring), dénonce la fuite en masse d’ingénieurs en informatique. La cause, l’Agence Sintegra Consulting opèrerait, dans de grands hôtels casablancais, pour recruter des candidats marocains.

Depuis le début de l’année, le cabinet de recrutement mène une campagne d’embauche à l’attention des ingénieurs en informatique marocains. «Environ 200 informaticiens sont ainsi embauchés toutes les deux semaines au profit d’entreprises essentiellement françaises et canadiennes depuis bientôt deux ans», s’exclame, la présidente de l’Apebi. 

Le phénomène a suscité également une vive polémique après la réaction sur Twitter du DG d’Attijariwafa Bank, Ismail Douiri, à la suite d’une campagne semblable de recrutement du français Atos. En cause, le débauchage et l’«attitude prédatrice». L’entreprise de services technologiques Atos se défend d’organiser la fuite des cerveaux marocains après qu’une annonce pour des CDI en France a été publiée sur un site d’offres d’emploi.

La société Atos compte embaucher, entre 400 et 500 ingénieurs marocains en 2019. Parmi eux : « 70 à 80 % de jeunes diplômés pour des postes en cybersécurité, dans le digital, en intelligence artificielle, en big data et pour du conseil en solution Microsoft ou SAP ». Ces recrutements rentrent dans le cadre du programme «Visa French Tech» lancé en juin 2017 par la France et qui accorde sous conditions des visas de quatre ans aux talents étrangers ainsi qu’à leur conjoints et enfants.

Le groupe Atos emploie près de 100.000 collaborateurs à travers le monde, parmi eux, il y'a des marocains. En Afrique, Atos compte plus de 2500 personnes dans 11 implantations et pratique une politique de mobilité professionnelle qui amène ses collaborateurs à partir travailler en dehors de leur pays d’origine.

Arlette Colin


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