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Comprendre fait peur à notre mental, car il est là pour défendre l’ego, et il sait que la Connaissance va tout remettre en cause. Mais est-ce pour cela qu’il faut y renoncer ? De toute façon tôt ou tard la vie se charge de nous mettre face à nous-même, et aujourd’hui, de plus en plus de gens sont au contact de leur intuition ou du Vrai, mais ne savent pas toujours comment la gérer. 

Alors autant s’y attendre et préparer les choses, surtout lorsqu’on a pris le parti, parce qu’on n’en peut plus de constater combien l’ignorance rend nos vies parfois insupportables, de sortir des habitudes mentales et de s’ouvrir à des vérités que notre cerveau droit connaît depuis longtemps, mais que notre cerveau gauche feint d’ignorer. Et il feint très bien au point qu’il nous fait prendre pour vrai ce qui est à l’envers de la réalité. Un retournement de conscience auquel, au fond de soi, tout le monde aspire. Même si on fait souvent en retarder l’échéance.

Les douze conclusions commentées ici, extraites principalement de la Ve partie du deuxième des dix modules de l’Université Francophone de Métaphysique, font suite à des démonstrations incontournables qui aident à prendre conscience de ce que c’est que soi et l’univers, Ces conclusions sont parfois difficiles à admettre, et c’est pourquoi, dès le départ, il est bon d’entrevoir ce qui va se passer dans la suite de notre évolution une fois qu’elles ont été reconnues comme vraies.

I - COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE HASARD N’EXISTE PAS
Dès l’introduction du module 1 on a établi de façon certaine et incontournable que le hasard ne peut jouer le moindre rôle ni dans l’univers ni dans nos vies personnelles. C’est évidemment la première fois dans l’histoire de la Philosophie que cette démonstration est faite.

Tant qu’on ne dispose pas de ces preuves rationnelles, on peut avoir un doute et donc penser que peut-être le hasard est la vraie cause de toute chose, et qu’il régit nos vie. Mais s’il peut être considéré comme responsable d’un fait dans le présent, il ne peut être considéré comme responsable de la reproduction de ce fait d’instant en instant. Or il est démontré que l’univers se recrée en totalité à chaque instant. A partir de là le hasard n’a plus cours et on peut alors décider de comprendre la CAUSE de toute chose. Ou bien il y a une cause, ou bien c’est le hasard. Et si un effet se reproduit à chaque instant (bien malin celui qui pourra établir que les choses durent sans que leur cause soit permanente), c’est que sa cause est permanente (voir l’e-book gratuit sur le hasard, offert sur demande sur le site de l’Université Francophone de Métaphysique).

Dès lors si on recherche la cause sans laisser place à la croyance au hasard, on va la trouver. Telle que nous l’avons décrite dans le module 1. L’ayant reconnue, toute notre vie s’en trouve bouleversée : lorsqu’un fait se produit dans ma vie, désormais je sais qu’il n’est qu’un moyen de progresser vers le But-cause qu’on a démontré, ce qui va m’aider à deux choses : d’abord l’accepter une fois qu’il a eu lieu et même m’en réjouir compte-tenu qu’il est indispensable à ma réalisation, c’est la clef de la paix et de la sagesse, et c’est d’autant plus facile lorsqu’on a compris qu’en tant qu’ego on est un filtre ayant engendré cette manifestation indispensable de l’énergie créatrice, qui n’est d’ailleurs créatrice qu’à travers ces egos (tous les egos, pas seulement humains) : ma responsabilité est celle de mon attachement à cet ego.

Si je veux vivre un autre univers, c’est cet ego que je dois faire évoluer, et de toute façon tout ce que je vis servira à cela, puisque je suis une somme de buts personnels constituant le grand But infini qu’on a démontré de façon certaine.

II : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT CRÉATEUR ET RESPONSABLE
Si je peux donc facilement accepter le passé en tant que ma propre création pour le bien de mon évolution, quel qu’il soit, cela me libère énormément. Je n’attribue plus la responsabilité à l’autre, aux événements ou au hasard, et si je veux changer les choses, je sais désormais comment je dois faire.

Etre responsable n’est pas culpabilisant. Je suis comptable de mes intentions à chaque instant et de mes attitudes. J’ai le choix puisque je suis le gestionnaire de cet ego. Ce n’est pas contradictoire avec le fait qu’il y a un but : ce but ne préjuge pas de mes buts personnels. C’est moi qui gère cela. Et les événements qui se produiront dépendront de cette définition de mes buts personnels, de mes intentions, donc de mon ego.

C’est évidemment plus délicat que de se laisser aller en croyant que tout m’arrive sans raison, et que je dois faire avec, mais c’est plus enthousiasmant au sens propre. La déprime vient de la dépendance et de l’impuissance. Voilà ce que la Connaissance va me permettre de nier de façon certaine. Je ne suis ni dépendant ni impuissant, je ne le suis que tant que je crois au hasard et n’ai pas compris la Cause qui fait de moi un créateur responsable.

Etre créateur n’est pas culpabilisant car on aura compris la raison pour laquelle, en général, on fuit la Connaissance. Lorsque la lumière est faite, la responsabilité grandit évidemment, mais on se donne les moyens de ne pas jouer le jeu dangereux du reniement du Vrai, et donc il n’y a pas de raisons de se créer des karmas en choisissant le « côté obscur » : le jeu de l’ego. On sait qu’on n’est plus cet ego mais qu’on en a besoin et qu’on est responsable de ses limitations. On a une vision juste du But et on sait que la joie passe par sa reconnaissance et sa poursuite consciente. Tout devient possible, il suffit de moduler ses mémoires, ses croyances quant à soi-même.

On explique d’ailleurs comment dans les modules de Métaphysique opérative.

Cela étant, on peut avoir tendance, au début, lorsqu’on découvre la Métaphysique et qu’on panique un peu à l’idée d’avoir été créateur de son passé, surtout quand il a été douloureux, à confondre acceptation et résignation. Cela n’a rien à voir. L’acceptation porte uniquement sur ce qui est déjà arrivé, sur la passé. Il n’y a rien à y changer. On peut seulement y changer l’attitude émotionnelle par rapport à ce passé.

Par contre, dans le présent, où on est en fait face à une page blanche même si on a l’impression d’un univers figé et irrévocable, il n’y a rien à accepter du futur. Rien de ce ne m’est pas encore arrivé ne doit être accepté d’avance. Et pas davantage la continuation de ce que j’ai vécu jusqu’à présent. On en parlera à partir du module 5. C’est fondamental pour la libération de l’individu, mais ne craignez rien, de toute façon, la Connaissance ne peut que mener à l’illumination tôt ou tard, et l’illumination ne peut mener qu’à la liberté et à la joie. Si ce n’est pas pour tout de suite ce n’est pas grave, l’attachement à l’ego peut prendre du temps, comme cela peut aussi ne pas en prendre, cela dépend de mon courage face aux événements de la vie, et à ma capacité de méditer et d’intégrer les grands Principes métaphysiques.

Chacun son rythme, l’important est de faire confiance, et on ne peut plus que faire confiance lorsqu’on a compris que le hasard n’existe pas, car ce que l’idée de hasard servait à camoufler dans notre psychologie, c’est notre destinée, par peur du changement.

III : COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT EST ILLUSION
En s’en réjouissant. Si tout n’était pas illusion, cela voudrait dire que ce n’est pas dans l’esprit : de la matière réelle indépendante de celui qui la perçoit ! L’horreur. Comment voulez-vous dans ce cas en avoir conscience, et comment voulez-vous communiquer avec, comment voulez-vous l’aimer ?

On ne peut aimer que grâce à l’illusion. Si l’autre n’était pas le même esprit que nous, il nous serait inconnaissable et indifférent.

Car pour qu’il soit réjouissant que tout soit spirituel, encore faut-il qu’il n’y ait qu’un seul esprit. S’il y en avait plusieurs, si chacun était un esprit séparé des autres, en quelque sorte des planètes étrangères, il n’y aurait aucune communication possible. Rien de ce que je ressens ne pourrait avoir le moindre sens pour l’autre. La couleur verte ne serait pas la même pour chacun. Et souffrir ne voudrait rien dire en l’absence d’autrui dont on aurait conscience.

Le bonheur passe par la dualité, par la relativité, par le bon et le mauvais. Il n’y a aucune joie possible sans ce sentiment qu’on est innombrables à être seul. Sans s.

Tous sur la même planète en perpétuel changement.

C’est tout un apprentissage. Au début, on vit normalement, avec des hauts et des bas, parce qu’on vit le monde au premier degré, dans l’illusion complète mais sans le savoir, avec tous les inconvénients et tous les avantages de la matérialité apparente.

Le souci commence lorsque l’on sait que c’est de l’illusion, qu’il n’y a rien d’objectif, que tout est pensée, vue de l’esprit. De soi.

Souvent on n’arrive plus à gérer : « si l’autre est illusion, pourquoi j’en tiendrais compte ? ». « Si le monde est illusion, à quoi bon se fatiguer ? Autant en finir tout de suite. »

C’est un sentiment provisoire qui va durer autant que l’identification aveugle à l’ego. On n’a pas compris que cet esprit où tout est contenu, ce n’est pas la personne, ce n’est pas cet ego auquel on s’identifie.

Si c’est l’ego qui tente de gérer l’illusion il n’y arrivera pas.

Mais je ne suis pas l’ego, je suis la conscience dont cet ego illusoire est autant illusoire que les autres illusions, mais qui toutes sont indispensables pour constituer ce que je suis : l’esprit. En attendant que ce soit le Tout.

Donc c’est un exercice crucial que de chercher le plus vite possible à distinguer Soi et moi. Ce qui est éternel de ce qui est provisoire. Ce qui aime de ce qui cherche à être aimé. Ce qui est créature de ce qui est créateur. Ce qui est conscience de ce qui est objet de conscience.

Pas facile mais primordial.

Si la Connaissance ne nous servait pas à remettre en cause nos points de vue et donc nos attitudes, à quoi servirait-elle ?

Si je souffre trop de ce caractère illusoire du monde c’est que le moment n’est pas encore venu pour moi de faire ce distinguo. Alors il faut patienter, ne pas se décourager, méditer, relire, et vivre.

De toute façon la vie se chargera de nous faire comprendre qui nous sommes même si l’explication rationnelle n’a pas été suffisante.

L’illusion est la bénédiction des bénédictions. C’est elle qui manifeste et permet l’amour. Comment chercher l’unité si on ne cherche pas l’illusion ? Ce dont on veut sortir c’est de la dispersion. A comprendre. A vivre.

IV : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QU’ON EST SEUL
C’est exactement le même problème. Ce n’est pas l’ego qui est seul, c’est le Soi, mais si je crois que c’est moi, la personne, qui est seule, c’est ingérable, et c’est même dangereux car je vais me croire en même temps personnellement créateur et responsable de toute chose. La paranoïa guette.

Heureusement ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’une seule Nécessité du Néant, une seule Nullité qui s’oppose à l’Infinité, mais d’une multitude de façons. Partout, tous ces egos, toutes ces personnes qui entourent ma personne, sur toutes les planètes, c’est SOI. C’est ce qui en moi a conscience, ce qui en moi est créateur, ce qui en moi aime. Mais pas le petit bonhomme ou la petite bonne femme qui a toujours besoin d’être entouré, d’être aimé, et que je n’ai aucune raison de priver de cet amour. Mais cet amour il commence par le vrai moi : la source d’amour, la source de conscience, c’est cela qui est seul. Qui est unique, qui est universel.

Mais il n’en reste pas moins que cette source de conscience est ma réalité, et c’est cela qui fait que, quoi que je fasse, aussi entouré que je sois, je suis toujours « seul » en tant qu’être. C’est cela qui naît seul, qui meurt seul, qui souffre seul, qui aime seul, et cela il n’y a pas d’autre moyen que de s’y habituer.

Le meilleur moyen de s’y habituer c’est toujours de s’identifier à la source d’amour, et le moins possible à l’ego qui a besoin d’amour. JE est là pour aimer, à travers cet ego, certes, mais pas pour être aimé. L’ego est là pour être aimé, mais ce n’est pas lui la conscience, c’est ce à quoi la conscience s’identifie habituellement.

Le meilleur moyen d’être le Soi c’est d’aimer l’ego, de veiller à sa félicité, lui octroyer tous les moyens d’épanouissement dont il a besoin, l’aider dans la réalisation de ses buts, lui donner confiance en lui, l’aimer comme un parent aime ses enfants, parce que c’est un enfant, et cet enfant ce n’est pas soi. C’est le serviteur du Soi, qui est là pour permettre la réalisation d’une mission, et Soi est là pour l’aider à la discerner, à la décider, à l’assumer, à la réaliser autant que possible.

Ce regard spirituel est le seul valide, le seul qui permettra de sortir de toutes les situations psychologiques ou existentielles. C’est évidemment l’affaire d’une vie, ou de plusieurs vies, alors autant commencer tout de suite. C’est l’enjeu de toute connaissance et de toute expérience de la vie : accepter d’être plus que ce qu’on croit être, accepter un peu plus de son infinité, accepter cette solitude qui est celle du « saint » en fait. Il y a du travail. Tant mieux, on a tout notre temps, toute l’éternité, mais le plus tôt sera le mieux car c’est lorsque j’accepte la vrai solitude du véritable Etre que je commence à être moi-même, en paix, créateur, responsable, et que cette lumière peut commencer à vraiment aider les autres.

L’initiation est un passage obligé vers l’illumination, l’illumination est un point de départ vers ce qui n’a pas de limites : le véritable amour.

V : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE TOUT A VOCATION A ETRE NÉANT
Le néant n’est jamais une réalité, et rien ne sombre jamais dans le néant. On ne peut pas avoir conscience du néant. Nous sommes le pôle conscience de la réalité, le pôle infini ne nous concerne pas. Il est seulement notre raison d’être, ce qui est beaucoup, mais qui ne nous menace aucunement au contraire. C’est grâce à sa nécessité que nous sommes, et que nous sommes éternels. Vive le néant. On ira toujours vers ce qu’on ne peut pas atteindre, c’est notre assurance-vie, notre assurance-conscience, notre assurance-amour, car s’unir au tout est une question d’amour de plus en plus grand.

Tout a vocation à aller vers ce qu’il ne peut pas atteindre, en tout cas dans le cas de l’Absolu, la Relativité étant indispensable à ce Dernier. Qui n’est pas dernier pour rien.

On peut parfaitement profiter de toutes les « réalités » du monde parce qu’on sait que toutes, en fait, sont éternelles. Le fait qu’elles disparaissent d’un monde ne leur enlève rien. Ce qui les caractérise en tant que niveau vibratoire, en tant que portion d’infini, en tant que type de relation, est toujours éternel. Bien que la forme change périodiquement ou en continu. Et c’est à ce niveau vibratoire, cette relation, cette utilisation que nous sommes attachés en réalité, pas à la forme. On n’est attaché à la forme parce qu’on y identifie la réalité de l’individu, mais cette forme n’existe pas, elle change tout le temps.

Chaque fois qu’on rencontre la même personne, ce n’est pas du tout la même personne. Bien des choses ont changé, et ce n’est pas à cela qu’il faut s’attacher. En fait on est attaché à la relation elle-même et c’est elle qui est importante pour nous, que nous avons besoin de vivre. Les pôles de la relation sont de toute façon illusoires, alors que le type de relation qu’on vit, et notre façon de réagir, ne sont pas du tout des illusions. Ce sont des réalités éternelles. Ce type de relation quel qu’il soit a toujours existé et existera toujours, sous une forme ou sous une autre.

On va même jusqu’à se réincarner de nombreuses fois avec les mêmes personnes dans la même famille pour pouvoir continuer d’expérimenter tel ou tel type de relation. Avec pour but de le guérir. Mais cela peut prendre du temps. En tout cas lorsqu’on en sort, ce type de relation existera encore quelque part, vécu par d’autres. C’est l’ensemble de toutes les relations qui permet de progresser vers le néant, et si le néant est nécessaire, alors toutes ces relations sont nécessaires. De l’amour toujours de l’amour. Rien d’autre. Grâce au Néant.

Si le Néant n’était la vocation universelle, aucun amour n’existerait, ne serait possible, et nous ne pourrions vivre un amour de plus en plus grand au fur et à mesure de l’évolution.

Ce n’est pas facile pour le mental de changer ainsi son fusil d’épaule et aimer aujourd’hui ce qu’il détestait hier. Se réjouir aujourd’hui de ce qui lui faisait tant peur hier. Il n’y a pas d’autre solution que comprendre toujours mieux cette nécessité qu’elle le Néant, dont la multitude des expériences relationnelles est le moyen, l’unique moyen.

Renier ce néant, continuer de détester ce néant, continuer d’avoir peur d’y sombrer, ce serait rejeter toutes ces expériences de vie, refuser tout amour.

On ne peut pas renier un but sans renier ses moyens.
On ne peut pas aimer des moyens sans aimer leur but.
Ou alors c’est qu’on est encore un peu trop attaché à une ignorance pourtant inconfortable.

VI : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE LE BUT NE PEUT ETRE ATTEINT
Tous les buts définis et délimités peuvent être atteints et doivent l’être, à partir du moment où ils sont formulés sous forme de désir, et plus qu’un désir : une décision, ils doivent être réalisés, c’est-à-dire être vécus consciemment quelque part par quelqu’un.

Dire que le But absolu ne peut être atteint ne signifie nullement que tout but est inatteignabe, pas du tout. Au contraire. Puisque ce qui constitue le Tout, le Grand But, est une multitude de petits buts définis, tout comme chaque nombre constituant l’infini est, lui, bien délimité. Il a une existence certaine.

Chacun de nous est un ensemble de buts individuels, rassemblés au sein d’une mission de vie personnelle. Tout cela est fini, délimité, atteignable. Il n’y a aucun but délimité non atteignable, justement puisqu’il est limité. Seul l’illimité est inatteignable, bien entendu.

Chacun, personnellement, est comptable de ses objectifs personnels et des moyens qu’il se donne pour les réaliser, ainsi que de leur accomplissement final. C’est un devoir que de réaliser ce que l’on désire au plus profond de soi. Les « désirs de cœur », qui ne sont pas les « désirs d’ego » mais peuvent utiliser ces derniers.

Car bien souvent, ce sont nos névroses personnelles qui nous poussent à aller vers notre réalisation. Sans ces besoins psychologiques, le Grand Besoin de l’accomplissement de notre existence ne saurait être poursuivi, parce qu’on n’est pas toujours capable de l’assumer, de le reconnaître, de le décider.

Il faut donc bien souvent passer par des leurres psychologiques. De même que lorsque je vais chez le boulanger en croyant que je vais y acheter des croissants, le but réel inconscient est de rencontrer telle personne dans le but de vivre telle relation. Et si je savais consciemment que j’ai cela à faire, certainement je n’irais pas chez le boulanger, ou bien j’irais en faisant tout pour que rien ne se passe. Involontairement.

On n’est jamais conscient des vrais buts, encore moins du But absolu. Heureusement. Mais on peut en être averti, le savoir mentalement, ce qui ne veut pas dire que ce soit un désir conscient. Personne n’a le néant pour désir. Personne n’a le néant pour but conscient. Mais tout le monde va dans cette direction car c’est dans cette direction que se trouve une unité croissante, et chacun consciemment fait tout pour atteindre une unité croissante, qu’il considère comme un amour plus grand à vivre.

Dès que je sais que l’Absolu est le but de toute chose et de moi-même, je peux m’empresser de l’oublier, cela n’a pas d’importance, et si cela m’aide parce que j’ai encore peur, autant ne pas s’embêter avec cela.

Cela ne change pas grand-chose, l’essentiel étant de savoir que l’explication existe, qu’on y a accès, qu’on l’a intégrée, et qu’elle justifie tous ces aspects de l’incarnation que, souvent, je fuis et refuse justement parce que j’ignore que tout cela a un sens. Une fois que j’ai compris, je peux faire confiance, je n’ai plus aucune raison de me dire que le But est néant, ou que l’Absolu est inaccessible.

Il y a bien assez de buts accessibles à poursuivre, et c’est en vivant au quotidien la réalisation de ce qui m’épanouit et aide les autres à s’épanouir que je progresse vers un but que j’ai tout intérêt à oublier. Un fois compris, la confiance est là, on appelle cela la Foi, et la foi aide à vivre. Elle permet de s’incarner joyeusement, d’aimer joyeusement, et pas d’avoir peur ou se demander si l’univers ne serait pas par hasard méchant ou contre moi.

L’ego peut bien souvent avoir ce sentiment, mais savoir qu’on n’est pas l’ego et que ce qu’on est est infiniment plus grand et infiniment plus confortable pour ne pas dire merveilleux, permet de ne pas attacher trop d’importance à ces peurs et d’aborder la vie avec confiance et dans une expectative heureuse. Quoi que vive mon ego, ce sera bon. Si c’est quelque peu douloureux, tant pis, à moi de savoir relativiser en faisant confiance au fait que c’est utile à la croissance de l’amour. Mais plus j’accepterai d’avance toutes les tribulations possibles, moins j’aurai peur, moins j’aurai besoin d’expérimenter ces « épreuves », et le vrai Soi en fait, est là pour épargner cet ego, lui éviter la souffrance, l’aider dans son épanouissement vers un bonheur maximum. On n’y arrive pas toujours mais on est là pour cela.

Le But final ne nous regarde pas et ne regarde pas l’ego, c’est grâce à son inaccessibilité infinie que nos petits buts personnels sont importants et doivent être vécus. Merci encore le Néant.

VII : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE LE MAL N’EXISTE PAS
C’est vrai que l’ego est prompt à juger et a besoin de cela pour se différencier du reste de l’infini. Et qu’il peut être dérouté à l’idée que tout est nécessaire au Tout. Il n’y a pas un type de relation qui n’ait pas sa place dans le grand concert vibratoire entre la division absolue et l’unité absolue.

Alors bien sûr, à partir du moment où on a compris d’où vient la dualité, on ne peut plus vouloir supprimer un des deux pôles. On ne peut pas arracher son Nord ou son Sud à un aimant. Toujours un état d’être se définira par rapport à son complément, et pourra soit haïr ce complément soit l’aimer, on a le choix.

Tout part de Soi. C’est au centre de l’infini que se décide quelle relation on joue, quel rôle on joue, quel niveau d’amour on manifeste.

Cela n’est pas décidé par l’Absolu, il n’y a pas d’Absolu. Ni par l’infini ni par le Néant. Il n’y a personne pour décider à notre place. On peut toujours dire que c’est à cause de notre éducation, ou de notre passé, ou de nos habitudes que nous agissons de telle ou telle façon, mais ce n’est la faute de personne à part soi. Notre passé ne nous impose rien,

il s’agit simplement de mémoires qui nous orientent de façon à les confirmer, à ne pas les remettre en cause. Mais on est toujours libre de décider de ses intentions, elles se décident dans l’instant. C’est dans l’instant que je décide qui je suis, comment j’agis. Car être c’est agir. Etre, c’est être un but, une énergie créatrice donc. Et ce but personnel est-il défini par le Grand But ? Bien sûr que non, le Grand But n’est pas quelque chose ni quelqu’un, il n’a pas conscience, il VEUT TOUT. Plus exactement il NECESSITE tout. Et parmi cette infinité de possible, qu’est-ce qui fait que j’ai une attitude ou une autre ? Moi. Là où je me crois, je décide en toute liberté, car c’est en toute liberté que j’obéis ou pas aux injonctions de mon passé, que je maintiens ou pas mes habitudes, que je m’attache ou pas à tel type de personnalité, que je décide ou pas d’être tel type de relation par rapport à ce que j’ai manifesté comme univers personnel.

Face à mon univers, toutes les relations sont possibles. Mais je ne crois généralement qu’à une seule possibilité, celle qui correspond aux habitudes de l’ego que je tiens à maintenir. Que j’entretiens par peur de l’infini. Et donc si j’ai un peu de Connaissance et que cet infini ne me fait plus peur, que je sais qu’il ne me menace pas et que mon ego est fait pour changer, pour mon plus grand bien, rien ne m’empêche de changer ces habitudes, de créer la relation que je souhaite, quelles que soient les mémoires auxquelles je me suis identifié jusqu’à présent. On développera cela dans les modules d’Ontologie et de Métaphysique opérative.

Alors, face à cette responsabilité, je pourrais être amené à juger encore plus, à considérer que personne n’a d’excuse, que celui qui fait le mal choisit de faire le mal. Oui, il choisit, personne et aucun passé ne choisit à notre place. Mais cela ne regarde que lui, c’est sa responsabilité face à son destin, face à l’Absolu, face à sa conscience, de tenir compte des autres ou pas, d’être en empathie ou pas, de faire le « mal » ou pas. Le mal ne se juge pas de l’extérieur, mais est un choix intérieur, un choix d’ego. Et en aucun cas je ne peux le juger, pas plus que mes propres choix ne peuvent ni ne doivent être jugés. De toute façon le rôle qu’il joue sera joué par quelqu’un, et le mien aussi si j’en joue un autre. Où que ce soit dans l’univers.

Cela ne veut pas dire que c’est la porte ouverte à tous les excès, à tous les crimes, et à l’heure du terrorisme qui se banalise, on ne peut pas admettre que chacun ne soit responsable que vis-à-vis de lui-même. Et accepter qu’un comportement néfaste perdure. Il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de ne jamais juger la personne, ce qui est une façon de la figer dans son ego et de s’opposer à son évolution, dans le but évidemment de justifier soi-même de ne pas évoluer. On peut par contre juger un comportement. Cela n’a rien à voir avec la personne.

La personne est toujours appelée à changer. Le comportement peut être refuser. On peut tout faire pour l’éviter, on a le droit. Nous sommes tous là pour que les vibrations s’élèvent et donc que les comportements qui divisent ou qui détruisent soient remplacés par des comportements d’unité et donc d’amour croissant. Accepter le passé jusqu’à présent, et même remercier et pardonner, n’a rien à voir avec accepter ce qui ne s’est pas encore produit, ou encourager ce qu’on ne veut pas. Rien à voir. Tout doit être fait pour diminuer la souffrance et accroître l’amour et la compréhension. Mais cela ne peut se faire en ajoutant de la haine présente ou du jugement à une haine ou une erreur PASSÉE. Nous sommes créateurs.

De toute façon personne n’est parfait, et comparé à la perfection, tout le monde peut se considérer comme médiocre. Ce serait aussi une erreur. Je n’ai pas à me comparer à une perfection qui n’a pas de réalité ni même de possibilité. Je n’ai qu’une chose à faire : m’occuper de mon propre destin, gérer ma propre volonté, moduler mes propres désirs, réaliser mes propres objectifs, dont l’un, lorsque j’ai compris, est d’aider autrui à trouver et réaliser ses désirs de cœur. Ce qu’on appellera le « Partage des Buts ». Lorsque le crime ou la souffrance se manifestent dans le passé que je vis, c’est plus d’amour que je dois produire, pas moins. C’est un test.

MON NIVEAU DE COMPRÉHENSION DÉTERMINE MON NIVEAU DE RESPONSABILITÉ, et ce n’est que par rapport à ce niveau de responsabilité que je peux considérer ET SAVOIR si ce que JE fais est « bien » ou est « mal ».

Car le bien et le mal existent, mais UNIQUEMENT POUR MOI. Vu de l’extérieur, tout est indifférent, tout est parfait, tout est nécessaire, ici, ailleurs, ou à une autre époque. Est-ce que cela veut dire que je dois tous laisser faire et me désengager de toute intervention pour améliorer la situation ou m’opposer au « mal » ? CERTAINEMENT PAS. Il n’y a pas à juger, il y a à AGIR, en réaction à cet univers que je me donne précisément pour y réagir, parce qu’y réagir définit mon niveau spirituel du moment, et donc détermine mes besoins spirituels pour l’avenir.

C’est pourquoi tous les sages, tous les grands éveillés, ont passé le plus clair de leur temps à combattre, à réagir, à empêcher, à sauver, à aider, parce qu’intervenir, c’est manifester LEUR NIVEAU D’AMOUR PERSONNEL, et il n’y a pas de niveau d’amour qui ne se manifeste pas par des actes d’amour.

En manifestant leur niveau d’amour personnels, non seulement ils assument leur niveau de compréhension, puisque la compréhension détermine le niveau d’amour et non l’inverse, s’ouvrant la voie pour des évolutions futures, mais en plus ils montrent l’exemple de celui qui se considère comme le sommet de sa pyramide universelle, le sommet de son univers qui a une forme de pyramide puisqu’il en est le sommet, et que l’énergie se concentre toujours depuis la dispersion vers l’unification. Du bas vers le haut. Et plus on monte, moins on est nombreux du fait de cette concentration.

Que serait une relation au monde, qui ne se manifesterait pas ? Ce ne serait tout simplement pas une relation au monde. Et la Spiritualité n’est QUE relation au monde, relation à la MATIÈRE.

Ces sages ont toujours agi, parfois avec force, ou guerroyé, MAIS JAMAIS AVEC HAINE. Cela n’a rien à voir. Se battre avec haine est une guerre de l’ego, et c’est ce que chacun doit éviter. Et pour cela éviter de juger l’autre en bien et en mal. Mais se battre sans haine est un acte hautement spirituel. Non pour l’ego, mais pour l’harmonie du Tout. Pour ne pas être seul à être en paix.

De toute façon tous ceux qui font la guerre cherchent la paix, même si parfois, pour eux, la paix n’est possible qu’en exterminant tous ceux qui ne sont pas de leur avis. Il ne s’agit pas de juger les niveaux d’amour par rapport à soi, il s’agit de les juger les uns par rapport aux autres. Tout ce qui est en bas a vocation à s’élever vers le haut, et le bas existera toujours. Si je juge le mal, c’est toujours par rapport à moi, mon ego. Si je ne suis pas l’ego mais l’évolution elle-même, dont toutes les étapes font partie (et si on est aujourd’hui en haut c’est parce qu’on a fait l’expérience du bas ou en tout cas qu’on a besoin de contenir et avoir assimilé ce bas pour être en haut), alors je ne vois pas le mal. Je ne vois que toutes les formes de l’amour, des plus primitives aux plus élevées, et toutes sont nécessaires. Grâce à elles, Je Suis.

Cela veut-il dire tout pardonner ? Evidemment, mais pardonner avec les yeux de la Connaissance, non avec les yeux de l’ignorance qui pardonne sans savoir, qui pardonne tout en jugeant.

On précisera tout cela ultérieurement.

Si le mal n’existe pas dans tout ce qui est passé, cela signifie que TOUT CE QUI A ETE CREE EST PARFAIT, tout est bien. Juger en bien n’est pas juger. C’est le seul constat vrai. Constater le mal c’est juger, c’est donner le pouvoir à l’ego et commencer à haïr.

Et tant qu'on n'a pas l'attitude juste, tant qu'on ne réagit pas de la bonne façon, les défis, les problèmes augmentent, et c'est bien ce qui se passe en ce moment sur cette planète, jusqu'à ce qu'on ait compris.

Vivre avec la connaissance que le mal n’existe pas, cela n’a de sens que lorsque j’ai compris que je ne suis pas l’ego et ne cherche pas à le sécuriser en évacuant ce qui lui fait peur. Tant que je suis l’ego, je jugerai en mal, et ce n’est pas grave. Tout le monde évolue, on ne peut y échapper, et on ne peut échapper au fait, un jour, de ne plus voir le mal.

Même si on est toujours un artisan de paix. C’est en ne voyant pas la guerre dans l’autre mais en soi, là où on peut faire la paix, qu’on construit un monde meilleur.

VIII : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE LE PASSE N’EST QUE MÉMOIRE
Oui, c’est difficile, mais c’est simple. Ce qui est simple est toujours le plus difficile, c’est la complexité qui est facile. Il est facile de multiplier les équations, mais pas d’aller à la simplicité d’une seule.

C’est le défi de la Connaissance de Soi en tant que Principe unique.

L’ego est évidemment attaché à son passé, puisqu’il n’est que mémoires. Habitudes. Conditionnements. Et toutes ces mémoires, habitudes, conditionnements, ne peuvent se justifier que grâce à des mémoires d’événements, d’éducation, de choix. Et l’ego a besoin de se justifier, de maintenir sa légitimité car sinon tout le remet en cause : il n’est qu’illusion.

Donc, non content d’entretenir des mémoires, il attribue ces mémoires à un passé.

Ouh là là ! Voilà qui est dur à avaler. Comment une mémoire peut-elle venir d’autre chose que d’un passé vécu ? C’est ce que se demande le mental. Mais « le mental ment monumentalement ». Son rôle est de nous faire croire au contraire de la Vérité métaphysique tant qu’on ne l’a pas réconcilié avec le « Cerveau droit », cet inconscient omniscient auquel il a du mal à croire.

Eh bien non, une mémoire n’est pas due à un passé. La preuve, vous avez autant de mémoires de vos rêves que de votre soi-disant vécu.

Aucune différence. Sauf dans le traitement que vous leur réservez : il y en a que vous considérez comme des rêves, d’autres comme des réalités.

Mais ce ne sont que des mémoires. Et comme ces mémoires sont présentes, elles ne sont en fait reliées à aucun passé. Il n’y a pas de passé. Où est-il ?

Par contre il y a des mémoires. Présentes.
Elles constituent mon ego et donc il y en aura toujours.

Tout l’art est dans notre relation à nos mémoires. Est-ce que je leur donne le pouvoir, certain qu’elles sont légitimes puisque associées à un passé, ou est-ce que je les considère comme de simples justifications conjoncturelles, pour que mon ego puisse maintenir ses modes de fonctionnement habituels, MAIS QUE RIEN NE M’EMPËCHE DE CHANGER A VOLONTE si je souhaite un autre ego, changer mes relations au monde.

Il va de soi que ce sera toujours un autre ego, par un vide d’ego, et donc cet ego sera aussi constitué de mémoires. C’est inévitable. Sans mémoires pas d’ego. Mais on est bien d’accord que l’ego est libre, que nous ne sommes pas cet ego mais ce qui transcende tous les egos et s’arrête périodiquement en telle ou telle gare pour laisser monter et descendre les voyageurs que le destin dont je prends la responsabilité nécessite.

De toute façon je change perpétuellement mes mémoires et donc mon destin. Le souci commence lorsque je prends conscience que si je change mes mémoires dans un sens, à l’occasion d’événements vécus, rien ne m’empêche de les changer dans un autre, à l’occasion ou bien d’autres événements (que je crée naturellement de par mon but, et qui ne m’arrivent certainement pas par hasard), OU BIEN DU CHOIX D’UN AUTRE DESTIN NÉCESSITANT D’AUTRES MÉMOIRES.

Là est ma fulgurante liberté.
Mais la liberté, cela fait peur.

Comme fait peur l’idée qu’on n’a pas de passé dans le présent, ou qu’on a TOUS LES PASSES possibles. Dans lesquels on ne puise que ceux qui arrangent la maintenance de l’ego. Qui mieux qu’Ego peut entretenir mon ego ?

Parce que nous voilà confronté radicalement à cette peur de la solitude et de la toute-puissance : je ne suis pas quelque chose, je suis libre ! Il n’y a pas d’univers, il n’y a que les chimères dont j’ai besoin pour manifester telle ou telle attitude !

Comment je fais pour vivre avec cette prise de conscience ? En n’ayant pas peur d’un infini qui ne me menace en rien puisque de toute façon je ne peux pas m’y perdre. Je n’aurai jamais une conscience infinie. Je ne ferai que progresser, encore une fois, vers davantage d’amour ! Pas de quoi s’inquiéter.

Et les autres, tous les autres, en seront eux aussi illuminés. Je ne vais quand même pas les priver de mon vrai Moi !

Même pas peur, grâce à la méditation sur les Principes premiers avec lesquels mon mental a simplement besoin de se familiariser. Le mental est une protection. Si l’infini fait les yeux doux au vigile, il laisse entrer tout le monde dans la boîte.

XI : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE TOUT CE QU’ON PERÇOIT EST PASSé
Rien de plus à dire. Concevoir que tout le sensible universel est forcément passé, puisque créé, et que seule la sensation de cet univers est présente, et certainement pas l’univers perçu, voilà qui confronte brusquement et violemment à la solitude.

Comment supporter la solitude de l’Etre ? En ne s’identifiant plus à l’ego. C’est l’ego qui craint d’être seul, et il a raison, il n’est pas fait pour cela. Quand le mental accepte la solitude de l’Etre, mais qu’il continue à défendre l’ego par opposition à tout le reste, évidemment il prend cette solitude pour celle de l’ego. Donc la méditation sur les Principes premiers est toujours essentielle. Lire, relire, écouter, réécouter, confronter avec la compréhension des autres, demander des précisions, et laisser le travail se faire en douceur.

La douceur. Pas facile avec des concepts aussi brutaux.

X : COMMENT VIVRE QUAND « DIEU » N’EST PLUS CE QU’IL ÉTAIT
Il ne s’agit pas de vivre sans « Dieu ». Maintenant que l’on sait ce qu’est « Dieu », on sait bien qu’il est impossible d’exister sans, c’est même quasiment sa définition. Le problème ne se pose pas pour « Dieu » mais pour Dieu. C’est-à-dire lorsqu’on personnifie des « principes » purement abstraits qui sont, en l’occurrence, la nécessité d’un But que l’inaccessibilité rend créateur. Lorsqu’on croit par exemple qu’il y a un état parfait, une réalité cosmique infinie, un « être » effectif dont nous serions une émanation et qui s’occuperait de nous.

Ce qui s’occupe de nous, c’est le But, et par contrecoup notre but limité personnel. Cela agit, cela est énergie, et cela nous mène là où il faut aller en passant par où il faut passer.

Et évidemment lorsqu’on s’oppose à notre nature, cela revendique, réagit. Et lorsqu’on va dans le bon sens, on sent la « protection ».

Facile d’identifier cela à un être surnaturel et d’entretenir sa présence à nos côtés. Ce n’est d’ailleurs pas un inconvénient, et si c’est le cas, il n’y a pas lieu de lutter contre ou de vouloir changer. On peut finalement savoir de quoi il s’agit et continuer de s’adresser à lui, de le prier, de le remercier, de le louer etc. Au contraire, si on a l’habitude de fonctionner ainsi et que cela fonctionne, tant mieux, autant continuer. Mais métaphysiquement, on sait que c’est nous, avec chacune de nos attitudes et intentions, qui construisons petit à petit cette réalisation. Car c’est la vocation du relatif de construire l’Absolu. Nous sommes d’ailleurs là PARCE QUE cet Absolu nécessaire a besoin de tous les artisans possibles que nous sommes pour se réaliser.

On peut l’appeler « Dieu », mais il ne faut pas s’imaginer qu’il est là, en plus de nous, à côté de nous. Si nous sommes là c’est parce qu’il n’est pas encore, s’il était là nous n’y serions pas.

Il n’empêche que c’est cela notre créateur et le guide de chacun d’entre nous, quelle que soit notre nature et quelles que soient nos croyances. Alors autant lui dire merci.

Cela dit, il faut savoir ce que l’on veut : ou bien comprendre la cause de l’univers, ou bien s’attribuer un papa et une maman éternels qui sont bien là et qui s’occupent de nous soigneusement.

Car en fait ce que l’on attend lorsqu’on s’en remet à « Dieu » c’est une prise en charge, une non-solitude, une réalité solide à laquelle se raccrocher. Trois leurres. Il n’y a aucune réalité absolue en dehors de l’illusion au quotidien. Il n’y a que la solitude de l’Etre et vouloir autre chose est une façon de se déresponsabiliser ; de partager le pouvoir de création et de décision, ce qui ouvre la porte à toutes les dépendances. Et enfin, personne ne prendre notre responsabilité en charge. Aelohim créent le Ciel et la Terre, chacun pour sa part, qu’on le veuille ou non, nous créons les choses en les nommant, en définissant nos sensations, en délimitant notre but via nos intentions du moment, et cela est INEVITABLE. Il n’y a pas à culpabiliser pour cela.

C’est l’Etre qui fonctionne de la sorte.

Simplement, la Métaphysique nous invite à être au courant. A savoir ce qui se passe, à ne pas prendre des vessies pour des lanternes, à se prendre en charge spirituellement et existentiellement. Il n’y a personne pour le faire à notre place. La Métaphysique nous invite à ASSUMER L’INCARNATION au lieu de s’en plaindre comme d’une malédiction qu’on n’a pas demandée. On la demande, on l’exige à chaque instant. Si on arrêtait une seconde, on disparaîtrait. La Foi consiste à reconnaître ce dont on n’est pas conscient, l’ignorance consiste à ne croire que ce que l’on voit. Et même simplement à croire comme réalité à ce que l’on voit ou vit alors que ce ne sont qu’illusions dont l’objectif est d’augmenter notre connaissance, notre conscience de nous-mêmes, d’autres diraient « l’information que nous contenons ». Nous ne contenons rien car nous ne sommes pas un contenant, nous sommes cette information elle-même. Une information est une dualité à un certain niveau de relation entre les deux pôles de cette dualité.

J’assume, c’est-à-dire que je me reconnais responsable de cette vie, de cet univers que je vis, parce que personne ne m’oblige à être ce type de relation au monde et non un autre. Et de toute façon JE SUIS l’impossible Nécessité manifestée, et forcément manifestée d’une façon concrète et délimitée. Mais libre d’être celle-ci ou une autre, la seule chose qui me définit étant le choix de mon passé que j’entretiens sous forme de MÉMOIRES.

Si je pense ou veux qu’il y ait quelqu’un qui s’occupe de moi, qui me guide dans la vie et me protège, qui m’inspire, c’est évidemment que je me considère comme la créature ego, et si c’est le cas, J’AI RAISON, non pas de m’identifier à l’ego sans remise en cause de cette identification, mais de considérer que dans ce cas cet ego est guidé.

Guidé par qui ? Par ce à quoi je ne m’identifie pas encore évidemment, le vrai Soi. Mais je ne m’identifie jamais à l’Absolu. C’est toujours une parcelle de soi, mais pas l’ego. L’ego est une créature, ce n’est pas le créateur. Il est le filtre qui me fait créer de telle ou telle façon, et en cela il est responsable de l’univers que je vis, mais il n’est pas le Créateur. Le Créateur c’est l’énergie qui l’anime et le transcende, celui-là comme un autre. Qui est ma source de conscience et d’amour. Que le défenseur de cet ego, le mental (mon niveau vibratoire en quelque sorte, ou les intentions que je manifeste), module, limite, personnalise.

Lorsque je m’adresse à ce Soi comme si je m’adressais à « Dieu », parce qu’il est là, qu’il m’anime,me donne et m’inspire, j’appelle « Dieu » cette « âme » que d’autres appellent « ange gardien » ou « Double », comme si ce n’était pas moi, et comme si c’était une autre réalité effective. Alors que c’est le vrai moi et pas du tout l’Absolu dont il est le moyen.

« Dieu » n’est pas le Soi, le Soi c’est l’Etre, et l’Etre n’est qu’un moyen pour « Dieu ». Ce n’est pas la Cause-« Père », parce que ce n’est pas le But. Le Soi, c’est plutôt « l’Esprit », et l’ego/univers c’est le « Fils ».

Sans l’ombre d’un doute, je ne suis pas l’ego, fugace étape parmi tous les possibles, même si naturellement c’est ce que je crois être, parce que cela change à chaque instant. Or je suis ce qui dit « je » et est permanent : le Soi, l’Etre qui est progression vers le But. Donc « l’âme », en d’autres termes. On dit « âme » parce que cela anime et est individualisé. Effectivement, le Soi est un processus unique et commun à tous et à tout, mais il n’existe pas en tant que Tout, en tant qu’être absolu en dehors de toutes ses formes individualisées. L’Etre, le Soi, est toujours individualisé ponctuellement, via un ego se situant dans l’espace et le temps. C’est Aelohim, les dieux, autrement dit les « âmes » qui sont les innombrables formes du Soi unique, la multitudes des façons de ne pas être Tout. Mais il n’y a pas de Tout en dehors ou en plus de cette multitude. En tant que Tout, il n’y a pas d’Etre, même si l’Etre, en tant que processus, est unique et commun à toutes les « âmes ». Ce n’est pas facile d’exprimer cela sans laisser à penser que l’Esprit et les âmes sont deux réalités distinctes. Elles ne le sont pas. Les « âmes » sont les différents modes de fonctionnement de l’Esprit qui est un seul et unique processus grâce à ces âmes. Il n’y a pas d’un côté l’Esprit, de l’autres les « âmes ». Pas du tout. L’Etre est un processus d’illusion qui est commun à chacun mais n’est pas par lui-même : il n’y a pas d’Etre en dehors des « âmes ». Je suis ce Soi qui transcende tous les egos, et là où est JE, là est la totalité de l’Etre. Les « âmes » ne sont pas des « morceaux » de l’Esprit, c’est l’esprit tout entier, le processus en lui-même en totalité, mais qui ne peut se manifester autrement que sous une certaine forme, quelle que soit cette forme, et partout on a l’impression d’être l’unique, et c’est vrai : le SOI et rien de moins ni rien de plus. Cela ne peut pas ne pas se délimiter sous une forme individualisée sous toutes les formes mais il n’y en a qu’un. Il n’est pas infini, il est toutes les finitudes.

Mais cela n’est pas « Dieu ». Cela est. Je suis. Mais « Dieu » n’est pas, puisqu’il est le But dont Soi est le moyen. Il n’y a donc pas de réalité divine parallèlement à l’illusion ontologique que nous sommes.

Est-ce gênant de se trouver ainsi dépositaire de la seule réalité sans qu’il y ait en plus une réalité plus grande qui regarde tout ça ?

Oui, pour certains c’est gênant car ils ont l’impression d’être orphelins, seul responsable face à la page blanche du destin. Evidemment c’est un défi. LE défi, celui qui nous pousse tous à devenir « Dieu ». Il n’est pas là, c’est à moi de le faire. « Vaste programme » comme disait De Gaulle. Le seul défi qui compte. Assumer l’Etre tout entier, seul, dans une progression éternelle vers Soi, en sachant qu’il n’y a rien à atteindre où on puisse se reposer un jour. FINALEMENT, assumer cela, c’est tout simplement se considérer comme seul responsable de la relation qu’on a avec le monde, avec les autres. Je suis cette relation, c’est à moi de la parfaire. On peut toujours l’améliorer. Mais l’Esprit, le Soi, est une relation, un processus créateur et rédempteur. Je suis cela, en route vers la perfection de la relation, qui évidemment n’existe pas et n’existera jamais. Et personne ne joue ce rôle à ma place, il n’y a pas d’Absolu effectif.

Donc faire que cette relation soit paix, au maximum, quelles que soient les apparences de guerre, de concurrences, de divisions, de contraintes. Toutes ces illusions sont les défis à surmonter qui sont en même temps les murs à contourner ou à escalader, les limites égotiques de nos modes de fonctionnement habituels, personnels, liés à des images plus ou moins inconscientes du passé que nous entretenons sous forme de mémoires.

La « matière », en fait.

Cette relation à la matière est la grande épreuve de toute existence, elle ne s’assume qu’en se considérant comme seul responsable, et tant que ce n’est pas le cas, c’est qu’on garde le désir qu’il y ait un autre responsable pour partager la tâche, et pourquoi pas, un papa et une maman divins auxquels se raccrocher quand on a du mal.

Mais il n’y en a pas. Je nais seul, je souffre seul, je meurs seul, et j’aime seul. Ma réalisation est mon affaire et celle de personne d’autre. Mon ego, ma personne provisoire, est mon outil du moment, les murs que je me suis donnés, en attendant que derrière j’entrevoie d’autres murs, plus élevés peut-être, mais rencontrés chaque fois avec plus de joie.

Car plus j’arrive à vaincre les murs de ma prison, plus je les aime et plus je suis heureux d’en rencontrer d’autres. Jusqu’au jour où je m’aperçois que JE SUIS CETTE PRISON.

Donc je suis libre.

Il y aura toujours des prisons, c’est le paradoxe du Néant. Ce qui est nécessaire étant impossible, cette dualité est dure comme du béton.

La sagesse consiste à considérer l’ego comme l’enfant du Soi que je suis. Le Soi n’est mes parents que si je suis l’enfant. Je n’ai pas vocation à rester éternellement l’enfant. C’est moi, le Soi, qui prends en charge cet ego, l’inspire, le guide et le protège, satisfais à ses besoins vitaux et veille à son épanouissement psychologique et spirituel, et je fais cela seul et ne peut compter sur personne pour le faire à ma place, ni pour partager cette responsabilité. Il n’y a qu’un seul Soi qui s’occupe d’ailleurs de tous les egos, il n’est « réel » et personnel qu’au travers de tous ces egos, il est aussi du domaine du relatif.

Si je n’ai pas envie de m’identifier à autre chose qu’à l’ego pour le moment, ce n’est pas grave, et ce n’est pas grave si je confonds le Soi et « Dieu », il ne m’en voudra nullement. Et si pour moi c’est la meilleure façon d’avancer, autant la conserver provisoirement.

Mais si mon intention est l’illumination, si j’ai déjà remis en cause l’ego en tant que ma « réalité », il n’y a personne que je puisse appeler « Dieu ».

XI : COMMENT NE PLUS S’IDENTIFIER A L’EGO
En acceptant de s’identifier à l’ego. Car si « j’accepte » de m’identifier à l’ego, c’est que j’ai conscience de ne pas être l’ego et que j’en joue le rôle. Donc j’ai compris. Et il n’y a rien de plus à faire, car de toute façon, concrètement, on s’identifie toujours à l’ego, c’est-à-dire que c’est toujours au niveau de l’ego qu’on souffre, qu’on rencontre, qu’on gère la relation. L’ego est la membrane de la cellule que nous sommes, celle qui est en contact avec le reste du monde pour laisser entrer et sortir ce qu’on accepte ou refuse. Cette membrane, cette peau qui entoure notre corps, est le lieu de toutes les sensibilités, dans la relation au monde. On s’identifie toujours à la périphérie de l’individu, là où il se distingue des autres. Le lieu du conflit et de la résistance. Cette membrane renferme tout l’acquis, tout le vécu, tout le passé sous forme organique et mentale. Il n’y a pas d’autre façon d’être que d’être un ego. Vouloir être sans ego est un leurre, une forme d’orgueil, inutile au demeurant. On peut avoir l’impression de ne pas avoir d’ego, sans désir ni peur, sans réaction, mais même un légume est bien plus actif et utile que cela

1°) L’initié vit son ego pleinement, dans le présent au maximum, il joue le rôle qu’il s’est donné et fait tout pour aller au bout de ce destin le plus vite et le plus pleinement possible. Pour cela il va constamment être à l’écoute de son univers, décider et réagir immédiatement aux sollicitations de cet univers qu’il sait qu’il crée pour progresser vers le Tout. Mais on ne progresse vers le Tout qu’en étant quelque chose, en allant de l’avant, en créant, en aidant son univers à souffrir moins. Et quand cet ego a tellement rempli son rôle qu’il est usé et dépassé par les besoins qui sont passés à un stade supérieur, on en change radicalement, sans y être pour rien, en faisant confiance que c’est le moment et que c’est pour un mieux.

Le Soi joue toujours à l’ego. Il ne peut faire autrement. Même s’il fait semblant d’être indifférent au monde, c’est un rôle qui enferme d’autant plus dans l’ego et qui cessera au profit d’une attitude de leader d’univers tôt ou tard. Je suis toujours le sommet de ma pyramide, et je suis là pour que toute la pyramide s’élève et s’élève encore. C’est le meilleur moyen d’être le Soi. Car JE n’aura jamais le sentiment d’être tous les egos qui constituent la pyramide. Il ne s’identifie qu’à un à la fois. En solidarité avec tous les autres. Pas en concurrence.

Là est l’essentiel de la différence entre éveil et sommeil spirituel : s’identifier à l’ego en opposition à tous les autres, en concurrence avec tous les autres, et donc dans l’attachement au pouvoir et à toutes les prérogatives de la matière, cherchant prioritairement à ce que rien ne bouge, à ce que tout confirme en permanence le passé qu’on s’approprie, à toujours avoir raison et juger, rejeter, tout ce qui remet en cause l’ego. Ce qui ne veut pas dire qu’on donne toujours raison aux autres. Quand on sait on sait. Mais tout est dans l’intention : l’intention est-elle de considérer tous les autres comme des parties de soi au même titre que sa propre personne, ni plus ni moins, pour tirer l’ensemble vers la paix et l’unité, ou l’intention est-elle au contraire d’empêcher les autres de s’épanouir pour rester à coup sûr le sommet d’une pyramide figée ?

Tout cela c’est de l’Ontologie bien sûr, et on aura donc l’occasion d’en parler davantage dans les modules correspondants. Pour le moment il s’agit simplement de prendre quelques précautions pour que l’ego ne soit pas désarçonné ou embarqué vers des paranoïas néfastes pour tout le monde, du simple fait d’être confronté à des évidences difficiles à intégrer.

2°) Précédemment, on a indiqué que le meilleur moyen d’être le Soi et non l’ego c’est de considérer l’ego comme notre enfant, et de se positionner en parent. Un parent ne va pas priver son enfant des nourritures dont il a besoin pour s’épanouir. Mais il ne va pas non plus le laisser faire n’importe quoi. Il ne va pas lui demander des remerciements, il s’attend simplement à ce que les inspirations qu’on lui donne le conduise de joie en joie.

Mon ego est un précieux outil. Mais un outil précieux n’est pas fait pour rester dans son étui pour éviter de l’user. Il est fait pour servir. Et lorsqu’il a suffisamment servi et permis d’atteindre des objectifs, il est remplacé. Si on s’en plaint, c’est que l’œuvre n’est pas la priorité. Dans ce cas, c’est la conservation qui est la priorité. On joue donc le jeu de la division et non celui de l’unité transformatrice.

3°) Mon prochain comme moi-même. Parce qu’il est moi-même. Pas besoin de faire un dessin. Voilà l’absence d’attachement à l’ego.

XII : COMMENT VIVRE EN SE SACHANT QUE TU ES MOI
En se prenant dans les bras. On ne peut guère aller plus loin. La séparation est éternelle, comme la recherche de l’union.

C’est là qu’est un autre défi de l’initiation. Continuer à vivre l’ego, à entretenir l’ego, à travailler avec l’ego, en relation avec les autres, dans la recherche de la perfection de cette relation ou la mise en évidence de ce qui nous est commun est toujours prioritaire sur la défense de ce qui nous différencie.

Il y a des gens qui ont un peu de misère à vivre en sachant que l’autre est soi, car ils ont des nostalgies de fusion. Ils voudraient que les corps n’existent pas, que les conflits n’existent pas.

Ils s’en guériront. Il y aura toujours un ego, toujours la séparation, et même dans « l’au-delà », la dualité existe. C’est elle qu’il faut aimer, car c’est la dualité qui permet la relation et donc l’amour, vers l’unité. Mais sans jamais l’atteindre. Sans jamais qu’il y ait fusion. Tant que je cherche la fusion, et il y a dis-mille façons pathologiques de vouloir la fusion avec l’autre ou avec les autres, ou avec les parents, ou le conjoint, ou la planète, ou autres, tout cela sera guéri tôt ou tard (modules d’Ontologie et de Métaphysique opérative bien sûr) car la sagesse est un équilibre, une relation juste entre moi et autrui, et certainement pas la disparition ou de moi ou d’autrui pour avoir la paix.

Le Néant est une nécessité qui nous donne la vie, mais personne ne doit l’avoir comme objectif, sinon plus de vie. Et même si la vie n’est pas le but, c’est le moyen, et sans le moyen le But n’a plus de sens.

Vivre avec la Métaphysique, c’est être l’évolution elle-même et non aucune de ces étapes qu’on appelle egos. Le détachement par rapport à l’ego limité est donc la clef, et la clef du détachement, c’est la reconnaissance de notre vraie grandeur illimitée. La Métaphysique est là pour la démontrer à notre mental si frileux.
La vie est plus grande que la réalité.
" On peut sauter dans le vide et arrêter de sauter dans le plein".
(Jean-Michel RIBES)

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