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Demander aux clients de laisser leurs coordonnées lorsqu’ils boivent un coup dans un bar ou mangent dans un restaurant : la mairie de Paris est favorable à la mesure.

Les cafetiers et restaurateurs pourraient donc être invités dans les jours qui viennent à tenir un registre des personnes qui passent par leur établissement, sur la base du volontariat. 

L’objectif est de retrouver plus facilement les clients en cas de contamination au coronavirus. Le (très) célèbre café Sénéquier de Saint-Tropez fournit une triste illustration de cette hypothèse ce vendredi matin : il ferme ses portes pour quinze jours après que deux membres de son personnel aient été testés positifs à la Covid-19. 

A Paris, la mairie est donc favorable à la tenue d’une liste des clients avec coordonnées par les professionnels de la restauration, liste qui serait transmise aux autorités sanitaires en cas de problème et vouée à être détruite après « quelques semaines ».

Adjointe en charge de la Santé publique, Anne Souyris s’appuie sur l’échec de l’application StopCovid pour défendre cette idée :
« C’est totalement insuffisant, il faut trouver d’autres solutions qui responsabilisent les gens »
Une idée qui divise
Mais les gens en question sont-ils prêts à jouer le jeu ? Le traçage dans les bars et les restaurants, d’ailleurs déjà obligatoire en Allemagne et en Belgique, sera-t-il interprété comme une protection supplémentaire ou comme une atteinte à la liberté individuelle ? 

Les professionnels, eux, sont sceptiques. En plus du temps réclamé par la mesure, le président de la branche cafés, brasseries et établissements de nuit de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) pense que les clients ne se plieront pas forcément à la règle. 

Pour Laurent Lutse,
« Si le client refuse de remplir les fiches, ce n’est pas au gérant de faire la police »
Affaire à suivre, donc, tant sur la mise en œuvre de cette xième mesure que sur la réaction des Parisiens. 




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