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Nos philosophies sur la servitude volontaire des femmes manquent la réalité concrète de la violence. Il faudrait pourtant dire non seulement les stéréotypes de genre, mais aussi la brutalité et la peur qui conditionnent ladite « servitude volontaire » et auxquelles on n’échappe que par privilège. Certes, la réalité la plus brute n’est pas pensable. Mais l’on peut s’efforcer de la penser un peu plus loin. 


Dans ce podcast de Simone et les philosophes, il nous est proposé de regarder autrement ce que nous appelons la servitude volontaire des femmes. L’auteur nous invite à la rapporter non pas à un désir de se soumettre, mais à la peur de mourir.

Nous nous représentons souvent la pensée comme un chemin linéaire, une « chaîne de raisons » pour reprendre la formule de Descartes. Nous y avancerions d'idée en idée, en ayant une vue de plus en plus précise et juste du sujet qui nous préoccupe. Plus nous creusons, mieux nous comprenons. Cette idée d'un progrès de l'esprit vers la vérité continue d'habiter nos imaginaires philosophiques.

Mais il semble que penser, c'est percevoir l'écart irréductible entre les idées que nous produisons et la réalité qui, par elle-même, reste fondamentalement impensable. Et de mon point de vue, c'est cela qui rend la philosophie passionnante : aucune doctrine ne nous dispense de la confronter à des aspects du réel qui lui échappent.



 
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