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L’éléphant s’est approché calmement du tronc de cet acacias. Parvenu quelques décimètres de l’arbre, il a encore ralenti sa progression pour finir par entrer en contact presqu’imperceptiblement avec le végétal.

A cet instant, nous nous attendons à ce qu’il se frotte à l’écorce, à ce qu’il dodeline de la tête pour neutraliser quelque démangeaison mais rien, pas un geste, pas un mouvement, son front s’est comme fixé à l’arbre, ses oreilles qui battaient tranquillement se sont plaquées immobiles contre son cou, ses paupières se sont progressivement abaissées, l’éléphant tout entier s’est figé comme statufié …

Passées quelques secondes, nous anticipons une reprise d’activité du pachyderme mais rien, pas un geste, pas un bruit, nous sommes subjugués par cette scène troublante d’un éléphant de pierre ou plutôt … de bois !

Nous nous approchons silencieusement, interloqués, toujours pas le moindre mouvement, l’éléphant est comme en communion peut-être avec le ciel par le relais des hautes branches, peut-être avec la terre par l’entremise des racines mais, en tout cas, il est comme absent, comme autre part …

Après une longue dizaine de minutes en cet état presque cataleptique, le pachyderme se remet en mouvement, s’écarte paisiblement de l’acacias et reprend son chemin nous laissant pantois, abasourdis, transportés par le moment que nous venons de vivre …

Moses Crucialman Gilisho


 
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