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Face à la résurgence un peu partout en Europe des courants vitalistes, identitaires et nationalistes, le Système base son action et sa propagande sur les notions de Droit et de Justice universels, les fameux "Droits de l'Homme". 

Ceux qui luttent pour la survie de leurs peuples se doivent donc d'appuyer le combat conceptuel et idéologique sur les principes des civilisations dont ils sont les héritiers. 

Thucydide l'Athénien, cet historien philosophe de l'Antiquité grecque, mort vers -396 de la peste noire venue d'Ethiopie, nous conte dans le livre V de "La Guerre du Peloponnèse" , la "cause la plus vraie" d'une implacable nécessité de relever la tête face à l'adversité. 

416 av Jésus-Christ, la petite ile de Melos refuse de faire partie de l'Empire thalassocratique athénien appelé a Confédération de Délos. Une négociation va s'engager entre athénien et mélosiens. Ces derniers basent leurs arguments sur le principe de Justice. En revanche, dans l'excercice de leur KRATOS ( puissance ), les athéniens agissent selon la "nécessité de la nature". Pour eux, l'idée de Justice n'est pas quelque chose d'absolu. L'évolution des cités grecques était comprise comme liée à un inéluctable enchainement de causes à effets déterministes qui pousse à dominer les autres dès lors que l'on est le plus fort. 

Celui qui provisoirement dispose du KRATOS est dans l'univers de la PRAXIS (action) soumis à la même nécessité que le faible. Ils sont tous deux "victimes" de cette force de la Nature. La seule véritable liberté est d'accepter ou non cette "nécessité de la Nature". 

La Justice, respect d'une norme établie par les hommes, ces animaux politiques, n'est finalement possible que dans les relations entre puissances de même niveau. Elle ne se fonde pas sur une loi de la Nature. La loi est d'ordre politique. A contrario, la "Loi de la Nature" est comprise celle de l'être qui veut préserver sa vie, fut-ce au détriment d'autres êtres, qu'il y ait ou non convention ou traité avec ces derniers, jusqu'à la Guerre, phénomène purement politique et non seulement "continuation de la politique par d'autres moyens". Il n'existe pas, dans le domaine politique, de Justice en soi, universelle. Le pseudo-Tribunal Pénal International actuel n'est que l'organe légitimant la puissance du bloc occidental et de fait, ne juge et condamne que ses ennemis. 

Selon Thucydide, fils d'Oloros, la posture victimaire et la référence à la Justice sont néfastes à notre survie collective. Car le Juste ne se confond pas avec l'avantageux. 

Le seul discours réaliste est celui des intérêts de notre peuple, de l'avantage que peut tirer notre Nation. Ce qui est Juste est ce qui est avantageux pour les siens. Il est donc vital de revendiquer d'être INJUSTES. Injustes envers ceux qui sont hors des murs de la Cité, ceux dont l'action ou l'existence même mettent en péril notre survie. Et si nous ne le faisons pas, nos efforts, nos espoirs collectifs, s'évanouiront et la lance sera ramassée par d'autres... 

C'est cette dynamique, projetée jusqu'à nos jours depuis l'Antiquité, qui a soulevé le peuple Corse des années 1970. C'est de l'avoir fait passer de position offensive révolutionnaire à celle d'une justification d’autodéfense conservatrice qui l'a brisée. Les évènements d'Aléria furent la résultante d'une "nécessité de la Nature" par le peuple Corse contre les colons français. Ils furent éreintés politiquement par leur justification victimaire et l'invocation de la "Justice". Il n'est pas rare de nos jours encore d'entendre certains discours à prétention nationaliste se référer aux principes de la justice française voire aux "droits de l'Homme", enfermant le combat émancipateur dans une impasse idéologique et politique constituée de victimisation ( pour les Corses ) et d'appel à la repentance ( pour les Français ). 

Un discours et une PRAXIS authentiquement nationalistes seront donc ceux qui, comme Thucydide il y a 2500 ans, proclameront : n'est Juste que ce qui est bon pour mon peuple. 






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