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En 1945, l'arme nucléaire est utilisée pour la première fois de l'histoire. D'abord à Hiroshima le 6 août, puis à Nagasaki trois jours plus tard. Plus de 200 000 personnes ont été touchées par ces deux attaques.

Certaines d'entre elles, les «hibakusha», ont été des «doubles survivants» : ils sont restés en vie malgré les deux bombes. Tsutomu Yamaguchi fait partie de ces rescapés. A l'époque, il a 29 ans et travaille comme ingénieur sur des chantiers navals. Le 6 août, il est en déplacement professionnel à Hiroshima. Malgré ses blessures, il rentre chez lui le lendemain et est victime de la seconde attaque nucléaire. Soixante ans plus tard, il raconte son histoire hors du commun.



Était-il nécessaire de lancer des bombes atomiques sur le Japon ?
Il n’y a pas beaucoup de sujets dans l’histoire des Etats-Unis - à part, peut-être, l’esclavagisme - aussi chargés que celui des bombes atomiques sur le Japon. Était-ce nécessaire ? Le simple fait de poser la question provoque indignation et même colère. Prenez l’exemple des cris d’hystérie qui ont provoqué la fermeture de l’exhibition au (musée) Smithsonian en 1995 qui avait simplement osé poser la question, cinquante ans après les faits. Aujourd’hui, onze ans plus tard, les états-uniens ont encore des problèmes pour faire face à la réalité.

Mais la colère n’est pas un argument. L’hystérie ne se substitue pas à l’Histoire. La décision de lancer la bombe a été passée au filtre de l’appareil à fabriquer des mythes états-unien et a été transformée en tout et n’importe quoi, y compris en une sorte d’acte de préservation des Japonais de la part des Etats-Unis, comme si l’incinération de 200 000 êtres humains en une fraction de seconde pouvait constituer en quelque sorte un acte de bonté.

Et pourtant la question revient sans cesse, et c’est une bonne chose : le lancement des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki était-il une nécessité militaire ? La décision était-elle justifiée par l’urgence de sauver des vies ou y avait-il d’autres motivations en jeu ?

La question de la nécessité militaire peut être rapidement écartée. « le Japon était déjà vaincu et les bombes n’étaient absolument pas nécessaires. » Ces paroles ne sont pas celles d’un révisionniste ou d’un écrivain gauchiste. Ce ne sont certainement pas les paroles d’un anti-américain primaire. Ces sont les paroles de Dwight D. Eisenhower, Commandant suprême des forces alliées en Europe et futur président des Etats-Unis. Eisenhower savait, comme toute la hiérarchie militaire des Etats-Unis, qu’au milieu de l’année 1945 le Japon était sans défense. Robert FREEMAN




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