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La chancelière allemande estime avoir été honnête avec la Palestinienne privée de droit d'asile qui avait pleuré devant elle lors d'un débat télévisé (AFP).

La chancelière allemande Angela Merkel a défendu dimanche son attitude face à la jeune Palestinienne privée de droit d'asile qui avait fondu en larmes devant elle lors d'un débat télévisé, suscitant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. « Je pense que l'attitude était correcte », a estimé lors d'une interview à la chaîne publique ARD Angela Merkel, jugeant qu'elle avait été honnête avec la jeune fille. La séquence, tournée mercredi soir à Rostock par une chaîne régionale, avait suscité une avalanche de commentaires sur l'attitude de la chancelière. L'adolescente de 14 ans, Reem, avait expliqué dans un allemand parfait que sa famille était en passe de devoir retourner au Liban, pays qu'elle avait quitté pour venir en Allemagne il y a quatre ans.

« La politique, c'est parfois dur », avait répondu la chancelière. « Tu sais aussi que dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban, ils sont des milliers et des milliers ». « Si nous disons maintenant : Vous pouvez tous venir [...], nous ne pouvons y arriver, nous sommes face à un dilemme », avait affirmé Angela Merkel, avant de s'interrompre en voyant la jeune fille pleurer. La dirigeante avait alors tenté de la consoler, sans lâcher son micro. Certains médias et internautes ont jugé l'attitude d'Angela Merkel maladroite, alors que d'autres ont salué la franchise de la chancelière allemande.

« Je ne peux pas changer la situation juridique »
Un dirigeant, lorsqu'il rencontre des personnes dont il ne connaît pas précisément la situation personnelle, ne peut pas leur dire que, « puisque tu as rencontré la chancelière, ton histoire va se résoudre plus rapidement que pour beaucoup, beaucoup d'autres. Nous sommes dans un État de droit », s'est défendue la chancelière lors de l'interview accordée à ARD. « Malgré tout, on a envie de réconforter une jeune fille. Mais je ne peux pas changer la situation juridique », a-t-elle ajouté. La jeune fille a elle-même reconnu dans l'édition dominicale de Bild qu'elle avait apprécié l'honnêteté de la chancelière.

Plusieurs responsables politiques ont également estimé qu'il était peu probable que Reem et sa famille aient à quitter l'Allemagne. La ministre de l'Intégration, Aydan Özoguz, a ainsi indiqué que « c'est justement pour » des cas comme ceux de Reem « que nous avons changé la loi », « pour que des jeunes bien intégrés aient des perspectives chez nous », en bénéficiant du nouveau permis de séjour prévu par une loi sur l'immigration qui entre en vigueur en août.

Source : Lepoint













 
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