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Obscène intervention le 14 juillet de la chancelière fédérale à la télévision allemande, rapportée par The Guardian ; elle "réconforte" une réfugiée palestinienne de 12 ans après lui avoir expliqué pourquoi elle va être expulsée.

Voilà qui risque de ne pas améliorer l'image de la chancelière allemande. Réputée pour être une femme à poigne, Angela Merkel s'est retrouvée dans une situation bien embarrassante mercredi. Alors qu'elle intervenait à Rostock devant une trentaine de lycéens, une jeune Palestinienne l'a interpellé sur sa situation de réfugiée.

Arrivée du Liban il y a quatre ans, Reem explique qu'elle sera expulsée du pays contre sa volonté, alors qu'elle rêve d'une seule chose : étudier en Allemagne. «Je veux étudier, c'est vraiment mon souhait», explique l'adolescente et d'ajouter «c'est très difficile de ne pas pouvoir partager les plaisirs de la vie que mes camarades connaissent, tout ça à cause de l'incertitude dans laquelle je suis plongée».

«La politique est dure»
Une intervention émouvante qui ne fait pas plier la chancelière. «Je comprends. Mais que la politique est parfois dure. Tu as l'air d'être une gentille fille, mais tu sais, dans les camps de réfugiés Palestiniens, il y a des centaines et des centaines de personnes comme toi. Mais on ne peut pas décider d'accueillir tout le monde, ce n'est pas gérable.»

L'émission continue quelques instants avant que la chancelière ne s'interrompe devant la jeune fille en pleurs. «Tu as fait très bien», lui glisse t-elle en guise de consolation. L'animateur explique alors à la chancelière que les larmes de Reem concernent son avenir et pas son intervention. «J'ai envie de la réconforter» lui rétorque Angela avant de lui tapoter sur l'épaule.


Expulsion peu probable
Face au déluge médiatique, la ministre de l'intégration, Aydan Özoguz est intervenue pour expliquer qu'une expulsion paraissait peu probable. «Je ne connais pas la situation personnelle de cette jeune fille, mais elle parle parfaitement allemand et vit visiblement ici depuis longtemps» a remarqué la ministre. «C'est justement pour ces cas que nous avons changé la loi, pour que des jeunes bien intégrés aient des perspectives chez nous.» Une information appuyée par le porte-parole du maire de Rostock, où réside l'adolescente, qui a expliqué à la presse locale que la municipalité n'avait aucune intention de renvoyer la famille au Liban.



 
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