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La grande chaleur d'aujourd'hui et des jours prochains va-t-elle se transformer en épisode caniculaire comparable à celui de 2003 ? Possible. Mais pas certain, comme toute prévision météo à plus de 10 jours.

Météo France a placé vingt-six départements en vigilance orange à partir de mardi 30 juin, 14 heures, en raison d’un « épisode caniculaire précoce et durable ». Le thermomètre promet de flirter avec les 40 °C dans le Sud-Ouest, d’où partira cette canicule (terme utilisé lorsque des températures très élevées, jour et nuit, durent pendant trois jours d’affilée), qui s’étendra progressivement à l’ensemble du pays.

Les départements concernés sont ceux des régions Bourgogne, Ile-de-France et Limousin, ainsi que l’Ain, l’Allier, le Cher, la Dordogne, l’Indre, la Loire, le Loiret, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Puy-de-Dôme et le Rhône.

Les températures maximales seront souvent au-delà de 35 degrés : 37 °C à Lyon, plus de 38 °C à Paris, tandis que les 40 °C seront atteints et parfois dépassés dans le Sud-Ouest.

Depuis les années 1950, la France a connu trois étés caniculaires en plus de celui de 2003. En 1976, de la fin de juin à la mi-juillet, tous les records de chaleur sont battus. Il faut alors remonter à 1921 pour trouver trace de telles conditions climatiques. Une majoration de l’impôt sur le revenu, appelée « impôt sécheresse », est même mise en place pour indemniser, à hauteur de 6 milliards de francs (près de 1 milliard d’euros), les victimes de la sécheresse.

La France ne sera pas le seul pays touché en Europe : en Espagne et au Portugal, des températures allant jusqu’à 44 °C sont attendues dans le Sud, où les régions ont été placées en état d’alerte pour « risque extrême » ou « important ». En Suisse, où les températures pourront monter jusqu’à 39 °C d’ici samedi, Genève a déclenché l’alerte canicule mardi. La Belgique et l’Angleterre seront également affectées, tandis que les autres pays européens prévoient des températures plus élevées, mais pas caniculaires

Les canicules de même intensité que celle de 2003, où la colonne de mercure avait globalement grimpé de 2,3 °C et d'environ 4 °C sur la France, elles sont désormais susceptibles de se produire presque une fois par siècle pour être précis tous les cent vingt-sept ans au lieu d'une fois par millénaire.

Avec presse





 
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