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Un cas suspect d'ESB, la maladie de la vache folle, est de retour dans un élevage dans les Ardennes, a indiqué mardi le ministère de l'Agriculture, précisant qu'une éventuelle confirmation interviendra dans une dizaine de jours.

Le prélèvement sur l'animal décédé a été envoyé un laboratoire, en Grande-Bretagne, qui devrait confirmer ou non la présence d'ESB. Le troupeau est mis sous surveillance à titre préventif par arrêté préfectoral, ce qui interdit tout mouvement des animaux concernés en dehors de l'exploitation.

Depuis octobre 2014, seuls les bovins âgés de plus de 12 ans susceptibles d'avoir ingéré des farines animales sont soumis au test de dépistage, ainsi que ceux morts hors abattoir, envoyés à l'équarrissage et âgés de plus de 4 ans, ce qui est apparemment le cas du bovin suspect. La suspicion a été établie le 17 mars grâce à des prélèvements réalisés sur l'animal à l'équarrissage, selon un communiqué du ministère.

La France a été requalifiée pays à « risque négligeable » pour l'ESB par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le dernier cas d'ESB remontant à 2011 dans l'Hexagone. Cette décision devait permettre de rouvrir les exportations vers de grands marchés internationaux. Ces derniers mois, l'Arabie saoudite, le Canada, Singapour, le Vietnam et l'Afrique du Sud ont rouvert leurs portes aux importations françaises de viande bovine. Mais plusieurs marchés majeurs restent fermés, notamment le Brésil et la Chine.

Apparue au Royaume-Uni dans les années 1980, l'ESB s'était étendue à de nombreux pays en Europe et dans le monde à cause de l'utilisation de farines animales contaminées. Suspectée d'être à l'origine du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme, elle avait suscité l'inquiétude des consommateurs et entraîné une grave crise dans la filière bovine.






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