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Une équipe internationale de l’Institut Alfred Wegener spécialisée dans la recherche polaire et marine a découvert une énorme quantité de gaz carbonique accumulée dans l’océan Pacifique.

Certains parlent de « monstre marin endormi ». C’est en fait une importante accumulation de gaz carbonique, formée durant la période glaciaire, qui commence à refaire surface dans la partie sud de l’océan pacifique. Un gaz à effet de serre qui s’est accumulé depuis 800 000 ans, suite à la chute de la température ambiante.

Les scientifiques ont en fait récemment localisé un important réservoir de dioxyde de carbone à une profondeur de 2000 à 4300 mètres dans le sud du Pacifique. La raison pour laquelle les échantillons ont été prélevés dans cette région marine est la suivante : la courbe d’analyse du dioxyde de carbone a montré qu’à la fin de la dernière ère glaciaire, de grandes quantités de ce gaz ont été libérées dans l’atmosphère. Leurs derniers résultats d’expérience sont d’ailleurs en libre accès dans une revue anglaise scientifique, Nature Communications. Ce réservoir inquiète cette équipe de chercheurs car il semblerait qu’il remonte petit à petit et qu’il constitue donc une « bombe à retardement ».

En effet, une fois que le gaz est remonté à la surface, il s’échappe progressivement dans l’atmosphère et contribue donc au réchauffement climatique. Si le gaz remonte à la surface, c’est parce que le sud de l’océan Pacifique est considéré comme une des plus grandes fenêtres de ventilation des océans du monde. C’est un endroit où les courants océaniques permettent à l’eau des grandes profondeurs de remonter à la surface pendant une courte période. Période durant laquelle les masses d’eau riches en carbone libèrent le dioxyde de carbone qu’elles avaient stocké, contribuant ainsi à l’effet de serre et au réchauffement de la planète. Il est donc question d’une menace climatique à l’échelle mondiale car le réservoir contiendrait selon les scientifiques de l’institut, 60 fois plus de carbone que l’atmosphère pré-industrielle.

Régulièrement les signes du réchauffement climatique sont d’ailleurs visibles dans l’océan Pacifique. Aux Salomon, la disparition de cinq îles à cause de la montée des eaux et de l’érosion côtière a alerté la communauté internationale.

Il y a quelques jours, sur les côtes du Chili, une « marée rouge » a causé la mort de millions de poissons. Dans ce pays, le mois d’avril a été le mois d’avril le plus chaud jamais enregistré. En plein phénomène El Niño (invasion d’eau chaude qui se produit chaque année près des côtes de l’Amérique du Sud), des millions de poissons ont donc été retrouvés morts suite à une pollution aux algues qui a des conséquences sur toute l’économie locale.

Sources : Reportingclimatescience, Nature












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