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Quarante et un ans après, les oubliés de la marche noire se sont rassemblés devant le consulat d’Algérie à Oujda pour réclamer justice. Ils n’ont toujours pas eu gain de cause pour le préjudice matériel et humain subi. Des biens spoliés par l’État Algérien et des familles entières déchirées des deux côtés de la frontière algéro-marocaine.

En signe de protestation, un des rescapés de cette tragédie inhumaine, Abdellatif Mellouli, a entamé une grève de la faim devant le consulat pour alerter l’opinion publique et rappeler aux autorités algériennes que de l’autre côté de la frontière, ils sont plusieurs milliers de personnes à souffrir et à attendre que justice soit faite.

En effet, ce sont des dizaines de milliers de familles marocaines et maroco-algériennes qui ont été expulsées manu militari par le pouvoir Algérien juste après la récupération du Sahara marocain en 1975. Le gouvernement algérien refusant toujours de reconnaître les faits, il ne reste qu’un recours, celui de porter l’affaire devant les Instances internationales pour obtenir une résolution obligeant l’Algérie la réparation des préjudices. Un autre sit-in est programmé, cette fois-ci, devant le siège de l’ONU à New York pour faire valoir le droit de ces milliers de familles, ou de ce qu’il en reste, tombées dans un désespoir absolu !

Il faut énormément de courage pour continuer à se battre durant toutes ces années, il en faut encore beaucoup pour consacrer sa vie à faire valoir ses droits et ceux des dizaines de milliers de personnes vivant toujours dans la détresse.

Abdellatif El Mellouli, Président de la Coopération et de coordination de l'Association pour la Défense des marocains expulsés d'Algérie, en a certainement à revendre comme en atteste son combat ininterrompu en faveur des victimes de la marche noire.
« Issu d'une mère algérienne décédée en Algérie et d'un père marocain décédé au Maroc » il représente, comme il le dit si bien : « la douleur » des 45.000 familles qui ont été « maltraitées », « fouillées », « dévêtues », « dispersées » et dépossédées de leurs biens avant d'être expulsées d'Algérie pour le simple motif d'être marocaines.
« Ces événements dramatiques doivent faire partie intégrante de l'Histoire de l'Algérie tout comme la date d'indépendance l'est », écrit-il au chef de l'État algérien, lui dont la mémoire est à jamais torturée par ce déni de justice infondé, immérité et terriblement inique.

De fait, Abdellatif El Mellouli n'a jamais pu comprendre pareille ingratitude, ni un tel retournement de situation, puisqu'il a toujours considéré l'Algérie comme sa seconde patrie et les Algériens comme ses frères de sang. 40 ans après son propre drame, l'Algérie continue de commettre les pires injustices à l'endroit du Maroc et des Marocains ainsi qu'envers toutes les personnes qui les aiment ou les soutiennent

Arlette Colin
Wakeupinfo








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