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Beauvais, Biarritz, Le Mans, Lyon, Bordeaux ou encore Paris... Une large partie du pays a connu une baisse de son ensoleillement depuis le début de l'année. Pascal Scaviner, responsable du service prévisions à La chaîne météo revient sur ce phénomène météorologique. 

Depuis le début du mois de janvier, le soleil pointe aux abonnés absents. Sur une large partie de la France, que ce soit à Lille ou en Corse, la durée d'ensoleillement se situe largement sous les normales saisonnières, souvent de l'ordre de 20 à 30%. 

Un phénomène de plus en plus commenté sur les réseaux sociaux et qui fait même la une de plusieurs médias locaux. «Disparition, toujours pas de preuve de vie du soleil», a ainsi titré, non sans une certaine pointe d'humour La Voix du Nord , précisant qu'avec à peine 1h40 de soleil comptabilisées dans le mois, «il ne fallait pas les rater, être sous la douche ou au cinéma!». Le spécialiste Pascal Scaviner, météorologue à La chaîne météo nous explique ce phénomène climatique. 

Quelles sont les régions françaises les plus touchées par ce déficit de soleil ? 

En premier, il s'agit de la région bordelaise avec - 73% par rapport à la moyenne. Sur Bordeaux, on a enregistré seulement 11h de soleil contre 41h normalement à cette période de l'année. Ensuite, vient la région Lilloise avec - 52%. En troisième position, on retrouve l'Ile-de-France qui note une baisse de 32% d'ensoleillement. Globalement en France, du 1er au 14 janvier, il y a eu seize heures de soleil en moins par rapport à la moyenne de référence, soit environ une heure de soleil en moins chaque jour. 

Cette baisse d'ensoleillement va-elle perdurer durant les semaines à venir ? 

Oui, malheureusement jusqu'à la fin du mois de janvier, en raison de la persistance dans l'ensemble d'un temps perturbé sur le nord et l'ouest, lié aux successions plus ou moins rapides des perturbations qui traverseront la France d'ouest en est. Néanmoins, ces déficits actuels parfois très forts devraient se résorber partiellement. Pour Paris par exemple, La chaîne météo prévoit un déficit sur le mois autour de 25 % contre - 32% enregistré du 1 au 15 janvier 2018. Cela devrait en revanche s'améliorer pour le mois de février. La circulation des dépressions et des perturbations plus au nord qu'actuellement devrait favoriser le développement de périodes ensoleillées moins rares qu'en janvier. Dans ce contexte, le déficit moyen d'ensoleillement sur la France devrait être moins élevé mais avec toujours un fort contraste entre le nord, l'ouest et le sud-est. 

Est-ce un phénomène exceptionnel en France? 

Non pour les régions du nord. Il suffit par exemple pour Paris de remonter à 2014 pour trouver en janvier des déficits comparable avec 42 heures de soleil. En 2013 et 2012, les chiffres sont encore plus éloquents avec seulement 32h en moyenne. Néanmoins, cela pourrait être le cas pour la région bordelaise où le record de janvier 2001 avec 52,4 heures serait battu. 



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