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Le Centre d’études des droits du monde arabe (CEDROMA) de l’Université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth et l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris ont organisé le 28 février 2018 à l’amphithéâtre Gulbenkian de l’USJ un colloque sur le thème « Les risques de désintégration de l’État et de séparatisme dans le monde arabe ».

Présidée par le professeur Marie-Claude Najm, directrice du CEDROMA, cette conférence a permis d’entendre plusieurs experts sur la question de la menace séparatiste contre l’unité nationale et l’État-nation dans le monde arabe. Mme Najm a souligné l’importance du sujet de cette conférence qui traite d’une question cruciale pour l’avenir des pays arabes. 


Dr Charles Saint-Prot, directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris, a souligné que le monde arabe a besoin d’Etats forts et souverains pour faire prévaloir l’intérêt général sur les communautarismes ethniques, religieux ou autres. Il a affirmé que le mouvement national arabe depuis le début du XIXe siècle a refusé toutes les divisions sectaires, ethniques et confessionnelles. Or aujourd’hui les menaces séparatistes se multiplient aussi bien en Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen que dans certains Etat du Maghreb comme l’Algérie et la Libye. Face à ses menaces, orchestrées par le jeu de l’étranger, Charles Saint-Prot a conclu qu’il faut réaffirmer le principe de l’unité nationale et refuser les divisions stériles. 

Dr Zeina el Tibi, présidente déléguée de l’Observatoire d’études géopolitiques, a exposé que le confessionnalisme est instrumentalisé contre le monde arabe. Prenant l’exemple du Liban, elle a indiqué que le système confessionnel n’aura fait que servir les manœuvres de l’étranger. Selon Mme el Tibi, il faut renforcer l’Etat-nation pour dépasser le confessionnalisme et permettre au Liban de retrouver sa vocation de jouer un rôle actif au service du dialogue des cultures. 

Dr Nabil el Khoury, enseignant à Beyrouth, a analysé le jeu des puissances, notant que les Etats-Unis ont pour principal objectif de protéger leur allié israélien, ce qui les conduit à encourager des séparatismes destinés affaiblir le monde arabe. Quant à la Russie elle poursuit l’ambition historique d’être présente en Méditerranée, employant pour cela tous les moyens. 

Le professeur Jean-Yves de Cara, avocat et expert en droit international, a pris l’exemple du conflit artificiel créé par l’Algérie contre le Sahara marocain pour démontrer que le séparatisme est un véritable danger. Le montage politico-juridique inspiré par l’Algérie, via le séparatisme, vise à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc. Pour le professeur de Cara c’est une menace grave sur la stabilité d’une région déjà ébranlée par de nombreux conflits et par l’activisme des groupes terroristes. 

Un cocktail offert par l’ambassadeur du Maroc au Liban a permis aux nombreux assistants et personnalités présentes de dialoguer avec les intervenants qui ont dédicacé les dernières publications de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris






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