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La résolution 2440 adoptée, le 31 octobre 20018, par le Conseil de sécurité des Nations unies à propos du conflit sur le Sahara marocain comporte plusieurs volets ; la reconduction du mandat de la Minurso, l’exigence que les milices séparatistes pro-algériennes ne retournent pas dans la zone tampon de Guergarate et ne transfèrent aucune structure dans le territoire du Sahara Marocain, et l’annonce de la réunion à Genève de négociateurs du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du groupe Polisario. 

Bien sûr ce dernier point est historique dans la mesure où la communauté internationale demande, pour la première fois, que l’Algérie prenne part à la réunion qui aura lieu sur la question, les 5 et 6 décembre à Genève. 

Ainsi le Conseil de sécurité admet-il enfin la responsabilité d’Alger dans ce conflit. Il faut être clair, le groupuscule séparatiste du Polisario n’est qu’une marionnette du régime algérien et la Mauritanie n’a été ajoutée au processus qu’à titre de faire-valoir. C’est bien l’Algérie qui est en cause dans la poursuite d’un confit artificiel qui n’est qu’un reliquat de la guerre froide. 

Désormais, Alger est au pied du mur et ne peut plus se dérober. Sachant qu’un référendum d’autodétermination n’est pas à l’ordre du jour car ce projet irréaliste est mort et enterré depuis longtemps, des pourparlers sérieux ne peuvent que s’inscrire dans le cadre du Plan d’autonomie proposé par le Maroc qui est la seule solution crédible et réaliste, comme l’a rappelé l’ambassadeur de France à l’ONU, et comme le sait l’immense majorité de la communauté internationale. 

Analyse du Dr Charles Saint-Prot, 
Directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris 
1er novembre 2018



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