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Faisant partie du clan et lobby des antiparticipationnistes, ceux qui au Maroc , parmi les responsables institutionnels du dossier de la communauté marocaine résidant à l’étranger, s’opposent viscéralement depuis des années et avec excès de zèle à la concrétisation des décisions royales progressistes du 6 novembre 2005 en faveur de la participation politique et de la représentation parlementaire au Maroc des citoyens marocains établis à l’étranger, sous prétexte de l’impossibilité matérielle et technique d’organiser des élections législatives à l’étranger, sont de plus en plus confrontés à des contre exemples à travers le monde qui battent en brèche leurs pseudos arguments et montrent leur inconsistance. 

L’actualité immédiate nous renvoie au cas de la Tunisie qui, dans l’attente du deuxième tour des élections présidentielles auxquelles participent également les citoyens tunisiens de l’extérieur, renouvelle du 4 au 6 octobre 2019 en l’améliorant et en l’affinant, son expérience d’inclusion de ses ressortissants établis à l’étranger dans le processus démocratique institutionnel national en organisant des élections législatives dans des circonscriptions électorales législatives de l’étranger, permettant à la diaspora tunisienne d’avoir voix au chapitre en étant représentée à l’Assemblée des représentants du peuple par le biais de 18 députés de l’étranger sur un total de 217 sièges à l’Assemblée, qui renvoient à plus de 1500 listes portées par des partis politiques, des indépendants et des coalitions. 

Épousant et s’adaptant à la répartition géographique et au poids démographique de la diaspora tunisienne, six circonscriptions électorales législatives de l’étranger sont affectées aux Tunisiens de l’extérieur, se décomposant en deux circonscriptions de cinq sièges en France, une circonscription de trois sièges en Italie, une circonscription d’un siège en Allemagne, une de deux sièges pour le reste de l’Europe et le continent américain, et une autre de deux sièges également pour les pays arabes et le reste du monde pour un total global de 18 sièges. 

Au niveau logistique, les Tunisiens résidant à l’étranger disposent de quelques 300 bureaux de vote répartis sur 44 États, accueillant 386053 électeurs à l’étranger sur un total de plus de 7 millions 500 mille électeurs que comporte le corps électoral tunisien selon l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE). 

Les responsables politiques et techniques du dossier électoral au Maroc et ceux d’institutions nationales consultatives comme le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, du moins la précédente présidence) qui les confortent dans leur politique d’exclusion des citoyen(ne)s marocain(e)s à l’étranger, auront-ils la modestie de se mettre à l’école des bonnes pratiques tunisiennes pour tirer les enseignements pratiques adéquats en matière d’organisation des élections législatives à l’étranger , permettant notamment la concrétisation de l’article 17 de la Constitution avancée de 2011 !? 

Rabat, le 22 septembre 2019 


Abdelkrim Belguendouz 
Universitaire à Rabat, chercheur en migration


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