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Devenir balayeur de rue par vocation. Choisir un métier dévalorisé pour la liberté qu’il procure malgré des études qui auraient permis d’autres issues professionnelles. C’est le choix de Michel Simonet, un homme pétri de culture littéraire qui a pris le parti de garder la tête libre et de pratiquer un métier indéniablement utile. 



Cet homme, revêtu d’orange de la tête aux pieds pour arpenter les rues de Fribourg par tous les temps, invariablement accompagné d’une rose rouge qu’il accroche à son chariot, a écrit un livre, « Une rose et un balai », pour décrire ce qu’il considère comme une aventure quotidienne et apporter, comme il le dit en amoureux des rimes, de la poésie au cœur de la voirie. Si balayer et ramasser occupent une grande partie des journées de Michel Simonet, les livres tiennent une place de choix dans sa vie et le chant est indissociable de ses gestes répétés. 

Dans ses parcours journaliers d’environ 15 km, ce qui l’amène à se comparer à un chasseur cueilleur, à la seule différence que sa quête se nourrit de déchets, un vaste répertoire de chansons lui permet de trouver une certaine intériorité. Des journées qui se ressemblent à accomplir les mêmes gestes toujours recommencés mais qui réservent aussi leur lot de surprises à qui sait les observer : « Ce ne sont jamais les merveilles qui manquent mais plutôt la faculté de s’émerveiller par tous nos sens ». 

Le Prix Farel, festival du film à thématique religieuse, a récompensé Le balayeur à la rose de Nicole Weyer. Le portrait délicat d’un balayeur poète remporte le prix du meilleur moyen métrage et le prix du public. 


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