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Impunité, surveillance de masse, ces mots ont du sens. Ils veulent dire que nos vies vont changer, que les règles qui nous encadrent ne seront plus jamais les mêmes, et qu'il sera trop tard pour revenir en arrière. 

Salomé Saqué :
  • Ce soir, je ne suis pas une journaliste engagée, je ne suis plus qu'une citoyenne profondément inquiète.
  • Ce soir, la foule de manifestants opposés à la loi de sécurité globale a tout enduré de la part des forces de l'ordre. Gazage, matraquage, canon à eau.
  • Ce soir sur les réseaux sociaux les vidéos abondent. Cette photographe trainée au sol par les cheveux avant d'être arrêtée, ce journaliste repoussé à coup de matraques, ou encore ces manifestants genoux à terre qui se font déloger au canon à eau.
Quand nous sommes nous habitués à ces images dignes des régimes autoritaires ? Quand avons nous commencé à céder des bouts de démocratie, au prétexte qu'on pourrait bien se passer de nos libertés tant qu'on avait "rien à se reprocher" ?


Le gouvernement est en train de faire passer une des lois les plus liberticides de ces dernières décennies. Une loi que tous les observateurs, les institutions de défense des droits fondamentaux, et même l'ONU qualifient de violation des libertés et des droits de l'Homme.

Impunité, surveillance de masse, ces mots ont du sens. Ils veulent dire que nos vies vont changer, que les règles qui nous encadrent ne seront plus jamais les mêmes, et qu'il sera trop tard pour revenir en arrière.

Cette proposition de loi est sur le point d'être votée, et les jours qui arrivent sont cruciaux. C'est à ce moment que nous allons décider ou non de consentir à cette attaque à l'encontre de nos droits et de nos libertés. Peu importe vos opinions politiques, ce n'est pas de cela dont il s'agit, mais bien de savoir si vous pourrez encore les exprimer librement.


Ne nous laissons pas anesthésier par ce deuxième confinement. Parlez-en à vos proches, partagez, manifestez, appelez des députés si vous le pouvez, tout sauf la paralysie, car nous ne pouvons pas accepter que cette proposition de loi fasse un jour partie du droit français.





 
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