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Ils ont traversé les océans au péril de leur vie avec femmes et enfants et un faible espoir, abandonnant maison, emploi et famille dans leur pays en guerre.

Journaliste ému du sort des migrants

Ils ont naïvement crû à l’hospitalité des européens, comment pourrait-il en être autrement alors qu’ils ont été chassés par les bombardements et les exactions, ils ont naturellement pensé qu’ils trouveraient un refuge sûr parmi des populations à l’abri des conflits.

Mais les portes de l’Europe s’avèrent être un piège mortel où une grande partie des migrants meurt avant même d’avoir foulé du pied la terre promise.

Les enfants sont malheureusement les premières victimes de ce voyage au cœur de l’enfer, en l’espace de cinq mois ils seront 300 à finir échoués sur les plages grecques et turques. Seuls les garde-côtes seront témoins de ces petits corps allongés sans vie, une vision d’horreur qu’ils n’oublieront jamais.

Et malgré ces périples et ces deuils, les survivants ne seront pas au bout de leur peine car une fois les pieds sur la terre ferme, une autre sorte de calvaire les attend. Celui d’être pointés du doigt, en proie à toutes les polémiques et présentés tels des animaux sans éducation, sans mœurs, sans savoir-vivre.

Ces migrants venus de si loin qui ont payé jusqu’à 10.000 euros la dangereuse traversée, détenteurs de diplômes, parfois BAC +5 ne seront pas moins traités comme des arriérés par une Europe qui tient à les éduquer et en faire de bons petits occidentaux. Plusieurs manuels ont été publiés en Allemagne pour guider les réfugiés dans la vie de tous les jours.

Règles de la vie en communauté simplifiées à l’extrême, défendant d’agresser les femmes, de discriminer les homosexuels ou encore de battre les enfants, rien ne leur sera épargné.
Une Europe arrogante et nombriliste qui voit en tout étranger, une bête sauvage qu’il faut civiliser et qui oublie qu’elle s’est enrichie grâce à l’apport des immigrés.

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