News

Le 19 mars 2018, l’École de guerre économique (EGE) de Paris a organisé une conférence sur « les enjeux stratégiques représentés par le Maroc pour l’Europe et l’Afrique ». 

Cette conférence qui a réuni un vaste public d’étudiants et de spécialistes, a été animée par Charles Saint-Prot, Directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG), et l’économiste Michel Ruimy, professeur affilié à l’ESCP-Europe et à Sciences Po Paris et membre du conseil scientifique de l’OEG. 

Charles Saint-Prot a rappelé qu’une 
« bonne partie du sud de la Méditerranée est soit en feu (Libye, Syrie), soit dans une situation précaire et explosive (c’est le cas de l’Algérie, de la Tunisie). Cette situation a bien entendu des répercussions sur la rive nord, les pays européens, et sur les régions avoisinantes, notamment l’Afrique pour ce qui concerne le Maghreb. Seul le royaume du Maroc n’est pas entré dans la spirale périlleuse de la contestation, de la révolte et de l’anarchie. Depuis quelques années tout le monde a pu constater ce que nous appelé l’exception marocaine ». 
L’exception marocaine s’exprime non seulement sur le plan intérieur et économique, mais également sur le plan sécuritaire, diplomatique, et religieux puisque grâce au Roi Commandeur des Croyants, le Maroc est en pointe de la lutte contre l’extrémisme.. Charles Saint-Prot a noté que le Maroc est une puissance d’équilibre et une puissance visionnaire « Grâce à son Sahara, jusqu’à la frontière mauritanienne, le Maroc est en situation de jouer un rôle primordial pour la stabilité de cette vaste région du monde ». 

Charles Saint-Prot a conclu en soulignant que 
« la France mesure l’importance de disposer de partenaires fiables devant les dangers sécuritaires qui menacent le Maghreb, le Sahel, le Proche-Orient et l’Europe. Pour ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, le Maroc et la France ont tout intérêt à conjuguer leurs efforts pour conduire une nouvelle politique dynamique et imaginative. Dans ces conditions, la France ne peut que se féliciter d’être l’amie du Maroc. Un Maroc qui a toujours su être un partenaire stable et loyal. Sans doute le seul. » 
Pour sa part, le professeur Michel Ruimy a mis en exergue le développement du Maroc. Selon lui 
« Le Maroc poursuit son ouverture sur l’extérieur dont il a fait un choix stratégique incontournable. Pour cela, il s’appuie sur ses atouts au rang desquels figurent notamment son positionnement géographique, une stabilité politique et surtout une volonté de réformes. Déjà, son dynamisme économique s'appuie en particulier sur des infrastructures performantes (eau, électricité, routes...) au bénéfice de l'ensemble de la population, notamment dans les provinces du sud au Sahara marocain, une main d'œuvre qualifiée et un rôle de leader en matière d'innovations dans de nombreux domaines dont les énergies renouvelables. » 
Selon Michel Ruimy « Toujours à la "recherche de l'optimum", la politique économique du Royaume vise à saisir toutes les opportunités offertes par la mondialisation, à renforcer une vision africaine dont le Roi s’est fait le champion et à consolider ses liens avec l'Union européenne, en particulier avec la France. De fait le Maroc est bien le pays clé, trait d’union entre le monde européen et le monde africain».


Les deux orateurs ont ensuite répondu aux questions de la salle et signé le livre publié en quatre langues par l’OEG, Mémento de la question du Sahara marocain aux éditions du Cerf. 



0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top